Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

340 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, une partie transférée vivante vers un autre site pour expérimentation. Le projet déclare la création et l’élevage d’une lignée à phénotype dommageable qui développe spontanément des polypes intestinaux, pour étudier le cancer colorectal. Le porteur indique que les individus présentent après cinq mois des signes d’anémie, une perte de poids et des prolapsus, et qu’ils sont utilisés avant cet âge. Sur les 340 souris, 220 sont dédiées à l’élevage et à la maintenance de la lignée et 120 forment des cohortes transférées vers un autre site dans le cadre d’une « utilisation continue », le porteur affirmant qu’il n’existe « aucun modèle de substitution ».

NTS-FR-794381v1
Types de recherche
· Oncologie · Recherche fondamentale ·
Mots-clés
Intestin, Tumorigenèse, Interaction hôte microbiote
Souris : 340

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Nous souhaitons comprendre la séquence des événements impliqués dans les premières phases de l’initiation tumorale, impliquant l’utilisation de souris développant des lésions adénomateuses précoces de l’intestin. Cette saisine vise uniquement à déclarer la création et l’élevage de cette lignée. Cette lignée de souris combinera 3 modifications génétiques, permettant de comprendre comment l’inactivation d’un gène requis pour l’activation du système immunitaire peut diminuer le développement de polypes intestinaux.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Nous attendons de ce projet la génération de modèles d’études inédits, permettant de comprendre comment certaines cellules épithéliales peuvent participer à la mise en place d’un environnement propice à la tumorigenèse intestinale, ouvrant ainsi la voie à de nouvelles pistes thérapeutiques.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Aucune intervention invasive hors des actes à des fins d’élevages ainsi que dans le cadre de la prise en charge d’un phénotype dommageable.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les animaux possédant l’un des 3 gènes modifiés vont développer, au cours de leur vie, des polypes intestinaux de manière spontanée. L’expérience acquise sur cette lignée montre que les individus ne présentent que peu ou pas de d’effets indésirables durant les 4 premiers mois de leur vie. A termes, à partir de 5 mois d’âge, les nuisances peuvent être les suivantes: signe d’anémie, perte de poids, et, de manière plus tardive, apparition de prolapsus.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les individus seront utilisés uniquement à des fins d’élevages avant 5 mois (220 au total), afin de générer des cohortes qui seront utilisées sur un autre site (120). Les animaux générés dans le cadre de cet élévage seront par la suite transférés sur un autre site pour expérimentation (cadre d’une utilisation continue).

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Les questions posées dans le cadre de ce projet (séquence des événements impliqués dans les premières phases de l’initiation tumorale) impliquent l’utilisation de modèles murins reflétant au mieux la physiologie d’un point de vue intégrée. Il est en effet crucial pour nous de comprendre quelles sont les interactions entre les différentes populations cellulaires, les différents compartiments tissulaires ainsi que le microbiote intestinal. Il n’existe à ce jour aucun modèle de substitution, et l’utilisation de souris reste la seule alternative à notre problématique.

2. Réduction

3R / Réduction :

Sur la base de nos données acquises lors d’un précédent projet, des cohortes expérimetales de 20 souris contrôle et 20 souris test seront requises pour réaliser 3 expériences indépendantes, portant le nombre d’animaux à produire à des fins expérimentales à 120 (40 x 3). Il faut ajouter à ce nombre les individus nécessaires pour la création de la lignée et son maintien (110), et anticiper d’éventuels croisements requis pour la suite de nos projets (110) . Ainsi, nous déclarons un total de 340 souris a utiliser dans le cadre de ce projet.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

La principale stratégie de raffinement consistera à utiliser les animaux le plus précocement possible, jusqu’à 5 mois maximum, phase durant laquelle les individus ne présentent pas d’effets délétères majeurs. Des critères d’évaluations et des points limites visant à détecter les premiers signes avant-coureurs de l’évolution de l’état des souris seront mis en place lors de l’élevage.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

La souris est un excellent modèle pour notre projet, puisque disposant d’un appareil digestif et d’un système immunitaire présentant de nombreuses similitudes avec l’homme. L’un des gènes modifié utilisé dans ce projet mime la perte de fonction du gène le plus fréquemment muté dans le cancer colorectal humain. Ce modèle de souris transgéniques sera donc utilisé pour nous permettre de tester au mieux nos hypothèses. Les animaux dédiés à la maintenance et l’amplification des colonies seront utilisés entre 8 et 22 semaines, âge auquel les souris ne présentent pas d’effets indésirables drastiques.