Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Ce projet vise à développer une thérapie génique pour aider le cœur à se réparer après un infarctus. L’objectif est de stimuler la multiplication des cellules cardiaques afin d’améliorer la régénération du tissu endommagé. Des outils de thérapie génique sont injectés dans le cœur de souris pour tester leur capacité à réactiver des mécanismes de réparation. Des modèles génétiques innovants permettent de suivre la division des cellules cardiaques et d’évaluer l’efficacité des traitements. Ces recherches pourraient ouvrir la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques pour restaurer la fonction cardiaque après un infarctus.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet pourrait avoir plusieurs retombées majeures dans le domaine de la santé cardiovasculaire : – Progrès thérapeutiques : En testant des vecteurs de thérapie génique ciblant les cellules du cœur, le projet explore des pistes innovantes pour stimuler la régénération cardiaque après un infarctus, une pathologie très fréquente et actuellement incurable sur le plan tissulaire. Ces approches pourraient à terme compléter ou améliorer les traitements existants (médicaments, chirurgie, dispositifs médicaux). – Application à d’autres pathologies : Les stratégies développées ici, telles que la modulation de séquences régulatrices, pourraient également être transposables à d’autres organes ou maladies dégénératives, ouvrant la voie à des approches plus larges en médecine régénérative. – Réduction de la charge socio-économique : L’infarctus du myocarde est l’une des principales causes de décès et d’invalidité dans le monde. Améliorer la capacité du cœur à se réparer permettrait de réduire les séquelles, les ré-hospitalisations et le recours à des traitements lourds, avec un impact significatif pour les patients et les systèmes de santé

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Injection ciblée dans le cœur ou injection intrapéritonéale, durée approximative 5 à 10 minutes par animal. Chirurgie cardiaque simulant un infarctus du myocarde, durée approximative 15 à 20 minutes par animal. Échocardiographie : durée approximative 5 à 10 minutes par animal. Chaque intervention est réalisée une seule fois par animal. Après l’intervention, les animaux sont surveillés et maintenus avec leurs congénères dans des conditions adaptées.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Ce projet implique des interventions cardiaques qui peuvent provoquer : • Une gêne légère et passagère au point d’injection. • Un stress temporaire lié à la manipulation. • Une douleur modérée de courte durée après l’infarctus expérimental, pouvant s’accompagner d’une baisse d’activité ou d’appétit. • Une gêne très brève lors des échographies. Les animaux sont observés attentivement après chaque intervention. Si leur état ne s’améliore pas rapidement, ils sont retirés de l’étude et endormis de manière définitive pour éviter toute souffrance prolongée.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

L’ensemble des souris de ce projet seront mis à mort à la fin de ce projet car l’ensemble des analyses auront été́ réalisées soit au court des procédures soit seront réalisées en post mortem.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

À ce jour, aucun modèle in vitro (organoïdes, culture de cardiomyocytes, co-cultures) ne permet de reproduire la complexité de la réponse tissulaire et systémique à un infarctus du myocarde. Des modèles cellulaires sont utilisés en complément pour l’étude de mécanismes spécifiques, mais ne peuvent remplacer l’expérimentation in vivo.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre d’animaux prévu pour chaque manipulation est basé sur notre expérience au laboratoire. Ce nombre a été pour chaque protocole déterminé afin d’utiliser un nombre suffisant d’animaux pour l’obtention de résultats significatifs. Les effectifs sont déterminés et les résultats analysés avec des tests statistiques adaptés. Des comparaisons intra-individuelles et des suivis longitudinaux (imagerie non-invasive, mesures répétées) seront privilégiés autant que possible pour réduire le nombre de souris par groupe.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Deux protocoles d’anesthésie/analgésie (Xylazine/Kétamine ou Isoflurane/Buprénorphine) sont proposés, permettant une adaptation aux besoins expérimentaux et au confort animal. La chirurgie est réalisée par un personnel formé et expérimenté, avec un protocole stéréotypé et rigoureux. Le contrôle de la douleur est assuré pendant et après l’intervention, avec une surveillance étroite post-opératoire. Les conditions d’hébergement sont optimisées : cages chauffées, enrichies, récupération en groupe. Des points limites sont définis et des critères de mise à mort sont appliqués en cas de souffrance non contrôlable

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Ce projet utilise la souris comme modèle, car elle est aujourd’hui l’animal de référence pour l’étude de l’infarctus du myocarde. La technique employée consiste à bloquer une petite artère du cœur afin de reproduire les principales étapes observées chez l’humain : destruction d’une partie du muscle cardiaque, réaction inflammatoire, formation de cicatrice et perte partielle de fonction. La souris a été choisie car : • Elle permet d’observer et de suivre précisément les cellules du cœur. • Sa petite taille facilite l’étude du cœur avec des méthodes d’imagerie et d’analyse détaillées. • Les réactions de son système cardiovasculaire sont bien connues et stables. • L’équipe possède une grande expérience dans la réalisation de ce type de chirurgie. • Il n’existe pas de méthode en laboratoire permettant de reproduire l’ensemble des réactions de l’organisme après un infarctus. Deux âges sont étudiés : • Les nouveau-nés (1 à 3 jours) : leur cœur se régénère naturellement. • Les adultes (plus de 8 semaines) : leur cœur ne se régénère pas, ce qui correspond mieux à la situation humaine.