Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

1 040 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune subit une chirurgie de quarante-cinq minutes sous anesthésie générale pour provoquer un accident vasculaire cérébral, puis une seconde chirurgie terminale, sans réveil, dont leur cerveau est prélevé. L’hypothèse testée porte sur la propagation de l’inflammation vers l’hippocampe et les troubles de mémoire tardifs, les retombées annoncées pour la santé humaine restant renvoyées à de futures recherches sur des traitements. Le porteur décrit un infarctus cortical limité qui « ne s’accompagne typiquement pas des symptômes majeurs, rendant le modèle facilement utilisable tout en limitant la souffrance animale », et classe pourtant l’ensemble de ces 1 040 souris en souffrance modérée.

NTS-FR-878043v1
Types de recherche
· Recherche fondamentale · Système nerveux ·
Mots-clés
Accident vasculaire cérébrale, inflammation, mémoire
Souris : 1040

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

L’accident vasculaire cérébral (AVC) résulte d’une interruption du flux sanguin dans une zone du cerveau, provoquant la mort cellulaire ainsi qu’une réaction inflammatoire dans cette région cérébrale. Les dommages induits produisent des symptômes qui se manifestent à court terme, tels que des déficits moteurs ou des difficultés à parler. Cependant, les dommages initialement induits par l’AVC dans une zone spécifique pourraient se propager dans d’autres aires cérébrales induisant ainsi de nouveaux symptômes. En fait, 70 % des survivants d’un AVC développent des troubles tels que des déficits de mémoire, des difficultés à intégrer de nouvelles informations ou à s’adapter à de nouvelles situations. Ces symptômes se manifestent tardivement, de quelques semaines à quelques mois après l’AVC, ce qui offre la possibilité d’intervenir avec un traitement. Une bonne compréhension des mécanismes qui sous-tendent les troubles de mémoire se manifestant après l’AVC est donc nécessaire pour le développement de stratégies permettant d’éviter leur survenue. Nous émettons donc l’hypothèse que la propagation de l’inflammation de la zone initialement affectée par l’AVC aux autres régions du cerveau pourrait être à l’origine de l’altération des certaines fonctions importantes pour la mémoire et l’apprentissage. Dans cette étude, nous testons cette hypothèse en induisant un AVC limité à une région précise du cerveau d’un modèle de souris afin d’étudier l’évolution des conséquences. Nous pourrons ainsi établir des liens entre les différentes modifications observées dans le cerveau, notamment dans des régions qui ne sont pas touchées directement par la lésion, afin d’identifier les mécanismes qui pourraient sous-tendre l’apparition des troubles de mémoire.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet vise à caractériser et comprendre les phénomènes après AVC au-delà de la zone initialement affectée. Cette compréhension est nécessaire afin d’établir de solides bases pour de futures recherches sur l’établissement de nouveaux traitements pour prévenir certains troubles de mémoire tardifs et pourrait avoir des répercussions positives et importantes pour la recherche préclinique. Les bénéfices attendus sont donc au profit de la santé humaine.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Tous les animaux seront soumis à une chirurgie pour induire l’AVC sous anesthésie générale (environ 45 minutes). Ensuite, toutes les expériences prévoient une chirurgie terminale sans réveil.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

La méthode utilisée induit un infarctus cortical limité et ne s’accompagne typiquement pas des symptômes majeurs, rendant le modèle facilement utilisable tout en limitant la souffrance animale. Cependant, suite à la chirurgie, une perte de poids due à des douleurs post opératoires pourrait être observée.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Tous les animaux seront mis à mort pour récolter les cerveaux afin d’étudier les mécanismes sous-jacents la mémoire ou l’inflammation

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Il n’existe pas encore, à ce jour, de modèle alternatif à l’induction d’AVC chez la souris suffisant pour reproduire les mécanismes complexes présents dans la pathologie humaine, impliquant notamment des structures sophistiquées comme la vascularisation cérébrale

2. Réduction

3R / Réduction :

Le déroulement des expériences est organisé afin de limiter au maximum le nombre d’animaux : certaines séries d’expériences seront effectuées sur la base de données obtenues dans des expériences précédentes. Le nombre de souris a été évalué sur la base de travaux précédents et à l’aide de tests statistiques, en tenant compte des divers problèmes que nous pourrions rencontrer au cours des différentes phases expérimentales (au cours de la chirurgie, pendant la préparation des échantillons).

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Chaque étape du projet est étudiée de manière à limiter au maximum la souffrance ou l’inconfort des animaux. Une analgésie et anesthésie appropriées sont réalisées sur les animaux, ainsi qu’une asepsie du site opératoire. Pour prévenir l’hypothermie pendant la chirurgie, l’animal est réchauffé. Suite à la chirurgie, une surveillance post-opératoire est mise en place, avec des critères d’arrêt des souffrances, soins conservatoires et un arbre décisionnel établi. Dans des études précédentes, le nombre d’animaux qui ont montré des signes souffrance dus à l’induction de l’AVC était très limité (moins de 3%).

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Le modèle envisagé a déjà été induit chez la souris et il a été démontré que les AVC s’accompagnaient de modifications dans des structures du cerveau pas initialement lésées, mais connecté à la région lésée. Ce modèle permet de produire des tranches de cerveau pour réaliser des études afin d’explorer des modifications dans d’autres régions du cerveau pas encore étudiées. Nous utiliserons des souris âgées de 16-24 semaines. Cette tranche d’âge permet d’étudier les conséquences d’un AVC chez un animal adulte. Nous utilisons des animaux adultes puisque, pour étudier les conséquences d’un AVC, les circuits neuronaux et vasculaires doivent être complètement développés.