
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 21/07/2026
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-977854)
Une partie des souris utilisées est immunodéficiente, donc plus exposée aux infections et maintenue sous couvercle filtrant. 1 500 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune reçoit sous anesthésie une injection de cellules tumorales dans les deux flancs, puis des molécules fluorescentes et des anesthésies répétées pour l’imagerie, avec deux tumeurs pouvant atteindre 250 mm3, des nécroses traitées au spray cicatrisant et une mise à mort déclenchée au-delà de deux millimètres de nécrose ou de 15 % de perte de poids. Toutes seront tuées pour observer la fluorescence de leurs tumeurs et de leurs organes, dans un projet où cinq souris sont prévues par molécule testée et dont le porteur annonce que ces agents pourraient « réduire le nombre d’animaux utilisés dans les expériences précliniques ».
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
L’objectif de ce projet est de tester des molécules couplées à des sondes fluorescentes permettant de détecter par imagerie de fluorescence les tumeurs. Ces agents pourront ensuite permettre le suivi de la prise tumorale chez la souris et pourront également servir pour réaliser de la chirurgie assistée par fluorescence ou délivrer des agents thérapeutiques. Dans ce projet, nous testerons la capacité de ces molécules à cibler et permettre la détection des tumeurs sous-cutanées. Il s’agit ici de faire la preuve de concept de l’utilisation de ces molécules.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Ce projet est la partie preuve de concept (POC) de projets de plus grandes ampleurs. Il permet de tester aussi bien la possibilité des molécules imageantes à reconnaitre leur cible que leur capacité à être imagées. L’étape suivante sera de tester les meilleurs agents dans des modèles plus proches de l’Homme avant de pouvoir envisager leur utilisation chez l’Homme. Ces agents pourront également faciliter le suivi de la progression tumorale chez les souris et ainsi réduire le nombre d’animaux utilisés dans les expériences précliniques.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Les animaux recevront l’injection de cellules tumorales dans les deux flancs (100 µl en 30 secondes) après avoir été anesthésiés. Ils recevront également une injection de molécules imageantes (maximum 200 µl en 1 minute)
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
– Les souris seront anesthésiées lors de l’injection des cellules tumorales – La contention des souris lors de la mesure de la taille des tumeurs pourrait provoquer un léger stress. – La présence de deux tumeurs sur les flancs pouvant atteindre jusqu’à 250 mm3 pourrait générer une légère gêne au mouvement et donc impacter légèrement leur état général. – Des nécroses peuvent apparaitre sur les tumeurs. – L’injection des agents imageants (
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure et les tumeurs et les organes seront alors récupérés pour visualisation de la fluorescence ex-vivo.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
La preuve de concept de l’utilisation de ces molécules imageantes pour visualiser les tumeurs nécessite de pouvoir se rapprocher le plus possible de ce qui est retrouvé chez l’animal et l’Homme et donc d’avoir des tumeurs. Le but est de montrer que ces agents sont capables d’aller jusqu’à la tumeur, de reconnaitre leur cible et d’être visualisable. Cette preuve de concept ne peut donc être faite que sur des animaux porteurs de tumeurs exprimant les cibles des molécules testées. Tous les tests in vitro préalables ont déjà été faits.
2. Réduction
Pour chaque molécule imageante à tester, 1 groupe de 5 souris sera constitué afin de générer un groupe avec suffisamment de puissance pour permettre d’évaluer leurs capacités à reconnaitre la tumeur et à être imagé. L’implantation de tumeurs porteuses de la cible ou non sur le même animal permet de réduire le nombre d’animaux utilisés en évitant de devoir faire des expériences supplémentaires.
3. Raffinement
L’hébergement des souris se fera en groupe pour éviter le stress et ces souris seront habituées au geste de la contention et de la pesée dès leur arrivée. Du matériel d’enrichissement permettant la construction de nid sera fourni et le calme sera maintenu tant que possible dans la salle d’hébergement. Les différentes lignées de cellules tumorales seront injectées par voie sous-cutanée dans le flanc de souris anesthésiées. Les animaux seront suivis tous les 2-3 jours pour vérifier leur bien-être et déterminer la progression tumorale par mesure du volume de la tumeur. En cas d’apparition de nécrose les tumeurs seront traitées avec un spray cicatrisant, si la nécrose dépasse 2 mm de diamètre ou si d’autres signes de souffrance apparaissent (ex : perte de 15% du poids de la souris), les animaux seront mis à mort. Les animaux immunodéficients étant plus sensibles aux infections, ils seront maintenus sous couvercle filtrant.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Les souris sont les modèles utilisés pour tester facilement les nouvelles molécules imageantes utilisées en cancérologie. Nous utiliserons des souris immunocompétentes ou immunodéficientes selon la cible de la molécule et donc les cellules tumorales à implanter. Les souris sont largement utilisées lors de la greffe sous-cutanée de ces cellules cancéreuses. Des souris adultes d’au moins 6 semaines seront utilisées pour permettre une bonne prise tumorale et l’obtention d’un système immunitaire fonctionnel dans le cas des souris immunocompétentes