
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 2022-02-08 00:00:00
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-612394)
120 porcs vont être utilisés dans des procédures chirurgicales menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Le porteur décrit des interventions d’environ deux heures, plusieurs chirurgiens en formation opérant le même animal le même jour, non pour produire des connaissances mais pour entraîner de jeunes chirurgiens et gastroentérologues. Il indique que l’ablation de tissus ou d’organes et les hémorragies rendraient les animaux invivables, justifiant la mort sans réveil. Il présente ces séances comme une « offre de formation » et affirme qu’il n’existe pas d’autre modèle vivant que l’animal avant le passage chez l’homme.
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
A l’heure où les recommandations de bonnes pratiques nous interdisent, à juste titre, l’enseignement initial de la chirurgie sur les patients, cette école de chirurgie et de pratiques interventionnelles forme des jeunes chirurgiens ou gastroentérologues en proposant un apprentissage intégré. L’objectif est de faciliter l’acquisition des techniques et des gestes opératoires à la fois par voie abdominale ouverte, laparoscopique répondant parfaitement aux besoins de simulations nécessaires à une formation pratique initiale et continue d’excellence. Ainsi cette école s’adresse à un large public de professionnels de santé à la fois pour formation initiale des internes, et la formation continue (chirurgiens ou praticiens gastroentérologues senior, IBODE, infirmières d’endoscopie). L’école regroupe plusieurs laboratoires qui permettent un apprentissage progressif. 1) Le laboratoire de simulation est une unité qui offre un entrainement sur simulateurs de chirurgie ou d’endoscopie : pelvi-trainer, simulateur robotique Da Vinci, permettant un apprentissage préalable de la gestuelle sur simulateur. 2) Le laboratoire d’anatomie complète l’offre de formation en permettant un apprentissage dans de véritables conditions opératoires humaines. 3) Enfin le laboratoire de chirurgie ouverte, laparoscopique (ou coelioscopique) sur grands animaux (porcs) permet un enseignement des techniques chirurgicales et interventionnelles dans des conditions physiologiques quasi équivalentes à la clinique humaine. Ce lieu d’enseignement est aussi le lieu de mise au point et d’évaluation des dispositifs mis sur le marché, avec perfectionnement de l’implantation de matériel et familiarisation avec de nouveaux matériaux, l’évaluation de technologies innovantes encore non développées en pratique courante chez l’homme.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
L’objectif de ces séances est un apprentissage des compétences techniques de dissections de l’intestin, la réalisation de sutures et d’anastomoses et de ligature des pédicules vasculaires. Une grille d’évaluation des acquisitions est rendue à l’apprenant. L’évolution de l’acquisition des apprentissages sera évaluée au fur et à mesure des séances. L’objectif à plus long terme est l’apprentissage des techniques opératoires avant la réalisation de ceux-ci sur des patients.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Les animaux seront soumis à une intervention chirurgicale d’en moyenne 2 heures, sans réveil
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Toutes les procédures chirurgicales sont réalisées sous anesthésie générale avec suivi des constantes physiologiques, traitement analgésique approprié en fonction de la procédure de façon à contrôler la douleur lors de l’intervention chirurgicale. Un risque d’hémorragie existe, contrôlé par l’enseignement. Ce projet d’enseignement ne met en œuvre que des procédures, ou des suites de procédures sans réveil. Les porcs seront sédatés en continu et des antalgiques seront donnés tout le long de la procédure.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Les procédures sont réalisées dans le cadre d’un apprentissage professionnelle, possiblement avec ablation de tissus, de vaisseaux ou d’organes, sutures internes, hémorragies, rendant possiblement certains organes non fonctionnels ou partiellement fonctionnels et qui ne permettraient pas de maintenir les animaux en vie dans de bonnes conditions.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Bien que la formation se fasse de façon progressive sur des simulateurs, puis au laboratoire d’anatomie, il n’existe pas à l’heure actuelle d’autres modèles de formation aux procédures chirurgicales sur sujets vivants permettant d’éviter ou de remplacer l’utilisation d’animaux avant de passer chez l’homme.
2. Réduction
De façon à réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés, différentes phases de l’apprentissage sont développées en amont aux laboratoires de simulation et d’anatomie. De plus les différentes procédures ’apprentissage sont réalisées le même jour sur un même animal par plusieurs chirurgiens en formation. Une grille standardisée d’évaluation des acquis des apprenants servira de référence pour justifier du nombre nécessaire de séances de formation, comprenant x procédures, pour acquérir les compétences par chaque individu et définir le nombre minimum d’animaux nécessaires à chaque formation.
3. Raffinement
Avant procédure, les animaux peuvent être hébergés selon leur taille et leur comportement, par 1, 2 ou 3 par boxes, au sein d’une même pièce. Un enrichissement alimentaire et par jeux est fourni de façon variée aux
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
L’anatomie du porc au niveau thoracique, abdominal et pelvien, ainsi que sa physiologie sont très proches de celles de l’homme, et de ce fait représente un très bon modèle vivant d’apprentissage et d’entrainement des diverses procédures chirurgicales avant d’approfondir l’apprentissage en chirurgie humaine. Il s’agit de jeunes animaux de 5/8 mois d’environ de 80Kg pour la formation en chirurgie digestive, selon les besoins anatomiques de chaque formation.