Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

8 macaques à longue queue vont être utilisés, tous tués à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit une chirurgie intracérébrale d’environ quatre heures pour l’injection d’un vecteur viral, puis six mois de suivi avec huit prélèvements sanguins, sept ponctions lombaires, six IRM et quatre électromyogrammes, avant d’être tué pour analyse histologique. Le porteur destine ces données de toxicologie à une demande d’essai clinique auprès de la FDA et de l’ANSM. Sur le remplacement, il affirme que le cerveau du primate est le plus proche de celui de l’humain et que le recours au « gros animal » est exigé par l’agence réglementaire.

NTS-FR-173657v1
Types de recherche
· Recherche appliquée · Troubles nerveux ·
Mots-clés
Therapie génique, AAV, Etude de toxicologie, Suivi long terme
Macaques à longue queue : 8

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Les vecteurs adeno associés (AAV) sont parmi les vecteurs les plus efficaces pour transporter et intégrer des gènes d’intérêt dans des parties précises du système nerveux central, en particulier, le cerveau . Les AAV constituent une voie de thérapie pour des maladies neurodégénératives, notamment la maladie de Huntington. Le but de cette étude est de completer les données de toxicologie d’évaluer la faisabilité/efficacité de l’administration par voie chirurgicale intracérébrale (IC) dans la région du cerveau qui concerne la pathologie en question, de façon à choisir le type d’AAV le plus adéquat pour une pathologie donnée.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Les bénéfices attendus pour ce projet sont l’obtention de toutes les données de tolérance à long terme pour l’application immédiate en recherche clinique à la fin de cette étude afin de répondre aux demande de la FDA (Food and Drug Administration) afin d’obtenir l’autorisation pour un essai de phase I/II et ainsi traiter les patients Huntington.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

– Une procédure chirurgicale (environ 4h) – 8 prelevements sanguins, 7 prelevements de Liquide céphalo rachidien (LCR) (sang + LCR maximum 15min), – 6 Imagerie par résonance magnétique (IRM) (environ 1h30) – 4 Electromyogramme (EMG) (maximum 45min). Dans ce projet, comme decrit precedemment, une meme anesthésie permet la réalisation de plusieurs gestes (prise de sang + Ponction lombaire + EMG ou IRM selon le timepoint d’étude).

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les 5 effets indesirables possibles sont: – un risque anesthésique – un risque infectieux pour l’administration intracerebrale – un risque chirurgical lié à l’administration intracérébrale via des catheters – un risque de fuite de LCR – la formation d’hématomes lors des prises de sang

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

A la fin du projet soit 6 mois apres l’injection, l’ensemble des animaux (n=8) sera euthanasié pour permettre les etudes histologiques et de biodistribution composant l’etude Tox GLP permettant la soumission aux agences reglementaires (FDA et ANSM).

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Toutes les études in vitro possibles ont été effectuées en amont de ce projet, en particulier la démonstration de la fonctionnalité des AAV. L’objectif de ce projet ne permet pas d’envisager de méthode évitant ou remplaçant l’utilisation des animaux. En effet, le développement de cette approche thérapeutique chez l’Homme fait l’obligation d’une étude de scale-up (efficacité, biodistribution, toxicité, etc) chez le gros animal (NHP). Ces étapes sont requises par l’ANSM pour toute demande d’autorisation d’étude clinique afin d’autoriser l’essai clinique chez l’Homme.

2. Réduction

3R / Réduction :

8 animaux au total: 3 animaux par dose d’AAV et 2 animaux vehicule est le minimum statistique pour repondre à l’objectif du projet. L’etude statistique etant assez limité en terme de tox, prinicpalement T test ou Anova. La majeure partie des analyses etant une étude histologique par un anatomopathologiste certifié.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les procédures utilisées sont adaptées pour éviter tout inconfort de l’animal, les procédures sont réalisées par du personnel formé et experimenté notamment l’administration intracérébraleréalisée par un neurochirurgien expert de la technique. Enfin, le nombre d’anesthesie est minimisé en regroupant les procédures (prise de sang (volume adapté à la taille des animaux et validé par le vétérinaire), ponction lombaire) au sein de la meme anesthesie. Les animaux sont hebergés en groupe et recevront un enrichissement adapté.. Les animaux auront un suivi quotidien par les techniciens du projet, un suivi de poids à chaque anesthesie, l’utilisation de buprecare pour les ponctions lombaires pour eviter tout inconfort et enfin des antibiotiques (amoxicilline) lors de la chirurgie. L’administration intracérébrale d’AAV est parfaitement tolérée (expérience passée sur 20). Les prises de sang et ponctions lombaires (avec les memes volumes et frequence que decrite dans ce projet) sont menée en routine sur tous les animaux suivis par l’equipe et ne generent pas d’effets néfastes sur les animaux. Une observation journalière sera faite tout au long du projet. A la moindre anomalie un avis vétérinaire sera demandé et un traitement mis en place si necessaire. Si un animal ne presentait pas d’amelioration dans le suiv, il sera euthanasié avec avis vétériaire.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

La capacité des vecteurs adeno associés (AAV) à pénétrer dans un organe donné et y faire exprimer un gène thérapeutique est dépendante de l’espèce. Dans les maladies que nous ciblons, il existe un modèle murin de la maladie, utilisé dans une première étape, déjà réalisée. Les organes du primate non humain (NHP) en particulier le cerveau, se rapprochent le plus de celui chez l’homme en terme de structure anatomique et connectivité fonctionnelle. L’administration du vecteur dans un cerveau proche du cerveau humain permet de définir au mieux les paramètres du protocole clinique (nombre de sites, volumes, débit, nombre de particules). L’injection de vecteurs AAV chez le NHP est le seul moyen d’évaluer au mieux la faisabilité, l’efficacité et la tolérance d’une telle approche thérapeutique réalisée préalablement chez les rongeurs. Les animaux seront utilisés entre 3 ans et 15 ans selon la disponibilité en elevage, nous avons besoin d’individus avec un cerveau completement developpé.