Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

56 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis gardés vivants pour une seconde étude ultérieure. Ils reçoivent une injection d’halopéridol induisant une catalepsie réversible, suivie d’une injection de venin d’abeille ou de son dérivé, pour tester un effet contre l’akinésie dans un modèle pharmacologique de la maladie de Parkinson. Le porteur rappelle qu’un premier essai clinique du venin d’abeille n’a pas amélioré le score moteur des patients et n’a réduit que les doses de L-DOPA. Il affirme que l’étude des performances comportementales rend l’utilisation des animaux « indispensable ».

NTS-FR-814708v1
Types de recherche
· Recherche fondamentale · Système nerveux ·
Mots-clés
PARKINSON, COMPORTEMENT, VENIN ABEILLE
Rats : 56

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

L’objectif du projet est d’évaluer le rôle bénéfique d’un venin d’abeille (Bee Venom, BV), sans son composé allergène la phospholipase A2 (sPLA2), appelé deltaBV, sur les symptômes mesurés dans un modèle pharmacologique de la Maladie de Parkinson (MP) par une approche comportementale. Nos études récentes ont démontré une action bénéfique du BV (alyostat) dans des modèles de la MP chez le rongeur. L’étude préliminaire clinique, quant à elle, n’a pas reporté d’effets bénéfiques marqués. Ces études ont été évaluées positivement par les comités scientifiques des fondations suivantes (Association France Parkinson, Fondation de France, AP-HP) et du CNRS. Notre projet vise donc à tester le delta BV, comparé au BV, afin d’établir les doses efficaces sans induire d’effets secondaires (choc anaphylactique) . Ce projet posera les bases à une étude clinique qui sera menée à plus long-terme chez des patients parkinsoniens. En effet, la première étude clinique menée chez un petit nombre de patients après une injection mensuelle de BV à faible dose pendant 1 an, n’améliore pas le score moteur (UPDRS) mais permet de diminuer les doses thérapeutiques de L-DOPA administrées chez les patients. Au vu du faible effet observé, il serait nécessaire de tester le BV à plus forte dose dans une nouvelle cohorte. Pour cela, le deltaBV, sans la sPLA2 responsable des allergies et récemment synthétisé à Sophia Antipolis à partir du BV (américain), doit être testé au préalable chez l’animal dans un modèle d’akinésie parkinsonienne (défaut d’inititation motrice). Nous comparerons les effets de la forme non allergène , deltaBV, à ceux obtenus avec le BV (américain) dont il est extrait. Cette première étude (présente DAP) dans le modèle d’akinésie induite par l’halopéridol (modèle pharmacologie de la MP) nous permettra de mettre en évidence les doses significativement efficaces pour contrecarrer l’akinésie et de tester dans une deuxième étude (seconde DAP) dans un modèle lésionnel de la maladie avec plusieurs tests moteurs. De plus, l’ensemble des expérimentations sera filmé de sorte qu’il fournira des données pour plusieurs séances de travaux dirigés dans le cycle 2 du Bachelor Universitaire Technologique de Génie Biologie.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Les bénéfices attendus sont multiples : – Reproduction de l’effet bénéfique du BV américain en comparaison avec le BV alyostat – Mise en évidence de l’effet bénéfique du delta BV : pré-requis à une étude ultérieure chez l’homme – Données sur la concentration efficace du BV et deltaBV sur l’akinésie motrice- Collecte de données pour la réalisation d’un TD

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Pour l’étude sur le modèle pharmacologique, les animaux reçoivent tous une injection ip d’halopéridol suivie d’une injection ip de BV/dBV selon le groupe. Ces deux injections seront réalisées à une demi-heure d’intervalles et ceci une seule fois.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

L’injection d’halopéridol (1 mG/kG, volume injecté 1mL/kG) induit une catalepsie réversible en 12 H. L’injection intrapéritonéale de BV (1/5/5 µG/kG, volume injecté 1mL/kG) ne devrait pas induire de choc anaphyllactique car des études antérieures utilisant les mêmes concentrations d’un BV d’une autre composition n’en avait pas engendré.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

A la suite du test de catalepsie, les animaux seront hébergés dans l’animalerie par cage de 2 dans un environnement enrichi et seront laissés au repos jusqu’à l’obtention de l’autorisation pour la 2ème étude.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Cette étude concerne les effets du BV et du dBV sur des performances comportementales. L’utilisation des animaux est donc indispensable.

2. Réduction

3R / Réduction :

Des études précédentes utilisant ce modèle nous ont permis de réaliser des statistiques en amont afin de réduire le nombre d’animaux tout en gardant une significativité de 5%.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Tout au long de cette étude, les animaux seront observés, pesés et manipulés. Ils seront maintenus par 2 dans un environnement enrichi avec eau et nourriture ad lib. Pour éviter le stress lors des injections intrapéritonéales, les animaux seront manipulés durant la semaine précédente.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Le rat représente le modèle de choix dans cette pathologie au regard des différents tests comportementaux qu’il peut effectuer. Par ailleurs, la plupart des études portant sur cette neuropathologie repose sur le modèle rat de la MP, ce qui permet de disposer d’une littérature abondante sur laquelle s’appuyer. Enfin, nos travaux antérieurs sur le venin d’abeille ont été réalisés chez le rat, ce qui permet de comparer les résultats issus de nos projets. Le projet vise à établir l’effet bénéfique du BV et du dBV chez le sujet jeune adulte. De façon à pouvoir réutiliser ces rats (coordonnées stéréotaxiques pour induire la lésion), nous utiliserons des animaux d’environ 4 mois.