
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 06/05/2022
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-777163)
8 rats vont être utilisés, tous tués à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une ligature de l’artère coronaire leur provoque un infarctus, avec un risque de mortalité dès la chirurgie, suivi de 30 jours de survie et d’échographies avant le prélèvement des cœurs. Le porteur décrit l’objectif comme l’obtention de cœurs infarcis pour adapter un appareillage d’assistance cardiaque. Il affirme qu’aucun modèle in vitro ne permet d’étudier la structure et la composition du tissu cardiaque infarci.
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Nous souhaitons obtenir des coeurs infarcis durant la phase de remodelage post-infarctus (30 jours (n=6+2)). Après une période d’acclimatation de 7 jours, les infarctus seront créés par ligature de l’artère coronaire sur 6 rats mâles wistar ; 2 animaux supplémentaires sont inclus pour pallier aux pertes éventuelles dues à la chirurgie.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Ce projet nous permettra d’obtenir des données en vue d’adapter un appareillage d’assistance cardiaque biocompatible en tenant compte des forces à appliquer sur les zones malades.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Le projet se déroule sur 30 jours et les animaux subiront une opération chirurgicale visant à ligaturer une artère coronaire provoquant un infarctus. Des échographies seront aussi réalisées afin d’analyser la fonction cardiaque au moment de la ligature, 7 jours après et à la fin de la procédure 30 jours après la ligature.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Les nuisances attendues sont celles engendrées par la ligature coronaire qui induit l’infarctus. Les complications et le risque de mortalité sont présents dès la chirurgie et dans la grande majorité des cas, le pronostic vital n’est engagé que dans les quelques heures qui suivent. D’après notre expérience, les animaux ne montrent pas de signes de détresse cardiaque au delà des 24 premières heures.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Les animaux seront tous mis à mort afin de prélever les coeurs et de continuer l’étude microscopique et l’étude des protéines.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Cette étude nécessite l’utilisation d’animaux car l’objectif de notre étude est d’étudier la structure 3D et la composition protéique du tissu cardiaque infarci, il est donc impératif de travailler sur un modèle vivant. Aucun modèle in vitro ne permet d’appréhender ces paramètres.
2. Réduction
Le nombre total d’animaux est le nombre estimé juste et nécessaire pour pouvoir atteindre les objectifs du projet. La mortalité inhérente à l’établissement du modèle pathologique d’infarctus nécessite d’anticiper un nombre légérement supérieur d’animaux pour cette étude mais notre expérience du modèle permet de réduire considérablement ce nombre et de le limiter à 2 animaux supplémentaires. Un groupe témoin de 6 animaux sera ajouté à l’étude. Ces animaux ne subiront aucune procédure, ils serviront de banque de tissus après mise à mort. Cette étude devrait être concomittante avec l’enseignement de microchirurgie, les rats utilisés pour cet enseignement serviront de donneurs d’organes pour le groupe témoin.
3. Raffinement
Les conditions d’hébergement (enrichissement du milieu), de soins (établissement de points limites) et surtout les méthodes utilisées (opérations sous anesthésie générale, analgésie contrôlée) qui sont des méthodes dérivées directement de la pratique clinique chez l’homme permettent ainsi un raffinement de la méthodologie. Nous avons établi des points limites (modification des paramètres cardiaques et respiratoires indiquant un réveil, une douleur ou un inconfort de l’animal durant l’opération chirurgicale mais aussi comportement inadéquat, modifications physiques…pendant toute l’étude) qui ne seront pas dépassés grâce aux procédures médicamenteuses disponibles au laboratoire (analgésie, anesthésie chirurgicale) ou à une prise en charge suffisamment précoce avec des soins adaptés
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Le rat est une espèce utilisée couramment comme modèle d’infarctus pour sa similitude avérée avec les processus physiologiques se déroulant chez l’homme. Le management du rat reste plus facile que le gros animal. Des rats de 350g seront utilisés permettant d’avoir un animal de taille adaptée à la chirurgie envisagée.