Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

1 152 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque souris subit une chirurgie du cerveau avec implantation de fibres optiques, puis un protocole de stress, soit un conditionnement de peur par chocs électriques, soit une limitation de litière chez le juvénile, avant des tests comportementaux d’anxiété dont le détail n’est pas précisé. Le porteur affirme que l’augmentation de l’anxiété est inhérente au « besoin » de la recherche et que la culture cellulaire ne permet pas de mesurer l’activité neuronale in vivo. Les retombées annoncées pour les patients anxieux sont renvoyées au long terme, l’objectif immédiat restant de cartographier des circuits neuronaux.

NTS-FR-042078v1
Types de recherche
· Recherche fondamentale · Système nerveux ·
Mots-clés
comportement animal, anxiété, stress, dynamique cérébrale, cortex insulaire
Souris : 1152

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

L’objectif de ce projet est de mettre en évidence les altérations des circuits de neurones contrôlant les émotions dans des modèles de pathologie anxieuses chez la souris. Notre recherche ciblera l’identification d’altérations structurelles (anatomiques) ainsi que fonctionnelles (activité électrique). Ensuite nous utiliserons des techniques de manipulation de l’activité de circuits de neurones pour restaurer les altérations observées, avec l’objectif de restaurer des niveaux d’anxiété normaux.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

A long terme, les connaissances générées par notre recherche permettront de pouvoir envisager des stratégies théropeutiques innovantes chez les patients atteints de troubles anxieux.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Chirurgies: grâce à l’utilisation de coordonnées sur la boîte crânienne, des substances permettant de visualiser les cellules sont injectées dans le cerveau et des fibres de verre de moinsn d’un demi milimetre de diamètre sont ensuite implantées afin de visulaiser les cellules. Chaque souris subira une chirurgie, sous anesthésie totale, recevra des traitements analgésiques et son bien être sera surveillé quotidiennement. Les animaux subiront une procédure de stress parmi deux modèles [1] soit un conditionnement de peur chez l’adulte impliquant de légers chocs électriques, [2] soit une limitation de litière chez le juvénile. Enfin, les souris seront ensuite exposées à des tests comportementaux pour mesurer leur niveaux d’anxiété, ce qui n’induit pas de nuisances pour l’animal car ils sont habitués à la présence de l’expérimentateur/trice de façon quotidienne pendant une semaine en amont du test (handling). Les tests durent entre 5 et 20 minutes chacuns, et un seul test par jour est réalisé, sur une durée maximale de 10 jours.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les effets indésirables sont la douleur potentielle induite pas la chirurgie qui est traitée avec des analgésiques, et un niveau d’anxiété augmenté chez certains individus par les procédures de stress. Cette augmentation de l’anxiété est inhérente au besoin de la recherche de substrat biologiques des troubles anxieux dans des modèles pré-cliniques qui est l’objet de cette saisine (la souris dans notre étude).

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Nous devons réaliser des vérification histologiques sur tissu cérébral, donc euthanasier l’animal.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Le projet porte sur une analyse de la connectivité des neurones et de leurs propriétés de codage d’informations au cours du comportement. Par conséquent, cette procédure doit être effectuée chez des animaux vivants. Des méthodes telles que la culture cellulaire ne permettent pas la quantification des connexions neuronales ou de la mesure de l’activité en réponse à une simulation sensorielle in vivo.

2. Réduction

3R / Réduction :

Nous avons réduit au strict nécessaire le nombre d’animaux afin d’obtenir une analyse fiable et complète de la connectivité et de l’activité de la région cérébrale d’étude et des circuits associés. Afin de limiter le nombre d’animaux, nous réalisons plusieurs test comportementaux pour chaque individus, ce qui réduits considérablement le nombre d’animaux nécessaires. Nous réalisons également toutes nos expérience sur les mâles et les femelles afin d’éviter l’euthanasie de masse inutile des femelles.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Avant la mise en place du modèle d’anxiété, les animaux seront hébergés en cages collectives, afin de limiter le stress dû à l’isolement. Les cages seront également enrichies de nids en coton. Une surveillance particulière sera adressée aux animaux en période péri-opératoire. L’acte chirurgical sera effectué dans des conditions de propreté maximales. Des antibiotiques et analgésiques seront administrés en cas d’infection ou de douleur. Une partie des animaux (100) subira aussi un stress plus léger que le conditionnement de peur, qui n’implique pas de chocs électriques afin d’améliorer le BEA. Ces 100 animaux seront soumis à un protocole de stress plus léger dès leur naissance, par une limitation de litière du jour 2 au jour 12 (souris non sevrées). A l’age adulte (environ 12 semaines) les souris seront alors testées dans des tests permettant d’évaluer leur niveau d’anxiété. Cette modification de procédure nous permet de tester un modèle de modélisation de l’anxiété plus éthologique et éthique car nous n’imposerons plus de de chocs électriques aux animaux.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Les souris sont un modèle largement utilisé pour l’étude des circuits impliqués dans la peur et les troubles anxieux. Dans des projets futurs, nous ferons appel à des souris transgéniques. Dans un souci de continuité et de rigueur scientifique dans nos études, nous avons besoin d’utiliser le même modèle. De plus, la majorité des études se font sur la souris. Il est donc là aussi nécessaire de travailler sur la souris, pouvoir comparer nos résultats avec les publications actuelles. Par ailleurs, la souris est génétiquement très bien définie, offrant ainsi un large panel de choix dans les méthodes utilisables, non au niveau du laboratoire, mais au niveau mondial. Les animaux seront utilisés au stade adule, soit à partir de 10 semaines, un âge qui correspond à la maturité des circuits neuronaux des aires cérébrales ciblées. De plus, les souris adultes sont plus résistantes et récupèrent plus rapidement après la chirurgie.