Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

60 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à sévère. Elles reçoivent des injections intraveineuses d’acides gras, une injection ou une nébulisation de pseudoparticules virales, des mesures de fréquence respiratoire et cardiaque, puis un prélèvement sanguin terminal. Le porteur attend potentiellement une difficulté à respirer, voire la mort des souris, les pseudoparticules au contact des acides gras étant cytotoxiques in vitro. Il justifie le recours à l’animal par la « nécessité » de valider dans un « organisme entier et complexe » une hypothèse déjà obtenue en culture cellulaire.

NTS-FR-144880v1
Types de recherche
· Autre recherche fondamentale · Oncologie · Recherche fondamentale ·
Mots-clés
Sars-Cov-2, Oléate, Palmitate
Souris : 60

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Il est connu que pour entrer dans les cellules, le virus Sars-Cov-2 responsable de la pandémie de Covid-19 doit se fixer à un récepteur, le récepteur ACE2 (Angiotensin Converting Enzyme-2). Considérant les profils cliniques des patients atteints de covid sévères, nous avons voulu vérifier in vitro l’impact d’acides gras dans cette infection. Nous avons alors réalisé des études in vitro sur différentes lignées cellulaires et il s’avère que sur des lignées dépourvues du récepteur ACE2 et en présence d’acides gras, le virus était capable de tuer ces cellules. Notre hypothèse est donc qu’il existe un autre moyen au virus pour tuer les cellules. Nos études in vitro ont été réalisées avec du virus fonctionnel et avec des particules de virus inactivées appelées pseudoparticules. Nous souhaitons ici vérifier cette hypothèse en testant deux acides gras et deux voies d’administration des pseudoparticules chez des souris naturellement dépourvues du récepteur ACE2 humain, le Sars-Cov-2 ne se liant pas à l’ACE2 murin.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Dans cette étude, des souris dépourvues du récepteur ACE2 humain seront utilisées. Si des altérations au niveau des poumons sont observées en présence d’acides gras, cela révèlera la présence d’un second mécanisme d’entrée du virus dépendant de la présence d’acides gras mais indépendant du récepteur ACE2. Il y aura donc d’autres recherches à mener pour identifier cette seconde voie d’entrée, la bloquer et ainsi bloquer l’entrée du virus. Une fois que les deux mécanismes d’entrée du virus dans les cellules seront bloqués (via ACE2 et via le second mécanisme), le virus ne pourra plus se multiplier et provoquer de graves maladies telles qu’observées lors de la pandémie de Covid-19.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les souris seront soumises à 3 injections intraveineuses (3x2min) d’oléate ou de palmitate, 1 injection intrapéritonéale (1min) ou 1 nébulisation de pseudoparticules (30min). Elles seront soumises à une mesure de fréquence respiratoire (5min) et cardiaque (20min). Un prélèvement sanguin (1min) unique sera réalisé à la fin de la procédure juste avant la mise à mort.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les souris seront isolées 30min durant la nébulisation, 5min pendant la mesure de fréquence respiratoire et 20min pendant la mesure de fréquence cardiaque. D’après nos études in vitro, les pseudoparticules en contact de différents acides gras sont cytotoxiques, nous attendons potentiellement une difficulté à respirer, voire une mortalité des souris.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

A la fin de la procédure, toutes les souris seront mises à mort.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Notre hypothèse selon laquelle il existe un second mécanisme d’entrée du virus dans les cellules dépendant des acides gras a déjà été validée in vitro. Nous souhaitons maintenant la valider in vivo, dans un organisme entier et complexe. Des dosages et caractérisations seront effectuées sur les sérums et organes des souris afin d’identifier le rôle des acides gras dans le mécanisme d’entrée du virus dans les cellules.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre de souris a été déterminé statistiquement pour être nécessaire et suffisant pour répondre à notre hypothèse. Des études statistiques seront également réalisées à postériori pour comparer les groupes 2 à 2.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les gestes effectués sur les souris seront effectués par du personnel entrainé et tout sera mis en œuvre pour assurer le bien-être des animaux. Les souris seront par groupe de 4 ou 6 dans des cages adaptées et leur bien-être sera évalué tous les jours. La température et l’hygrométrie ambiantes seront également suivies quotidiennement et maintenues respectivement entre 20 et 24°C et entre 35 et 75%. Leur milieu sera enrichi avec un objet en plastique rouge transparent tout au long de l’étude et avec des bâtons de coton pour créer un nid. Les souris seront observées quotidiennement et cette surveillance sera accrue durant les 3 jours d’étude. En cas d’atteinte d’un point limite, la décision de mettre à mort la souris selon une méthode réglementaire, sera prise par le responsable du bien-être animal.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Nous envisageons d’effectuer la suite de ce projet sur des souris K18-hACE2 (modèle COVID) de fond génétique C57Bl6, c’est pourquoi cette étude sera effectuée sur cette souche de souris. Souris âgées de 6 mois. Les patients atteints de Covid sévère sont en majorité des personnes âgées, c’est pourquoi nous avons choisi de travailler avec des souris âgées.