Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

300 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Une partie reçoit des injections de virus adéno-associés, l’autre subit en plus une lésion musculaire provoquée par un composé chimique, avec mise à mort quinze à trente jours après. Le porteur affirme n’attendre « aucun effet indésirable majeur ». Il justifie le recours à l’animal par l’impossibilité de prédire in vitro le tropisme réel des vecteurs viraux.

NTS-FR-387159v1
Types de recherche
· Recherche appliquée · Recherche fondamentale · Système musculosquelettique · Troubles musculosquelettiques ·
Mots-clés
muscle squelettique, cellule satellite, séquence régulatrice, AAV
Souris : 300

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Le muscle squelettique est l’un des rares tissus chez les mammifères capables de régénérer complètement même à un âge avancé, grâce aux cellules souches, les cellules satellites. Afin d’améliorer l’efficacité des thérapies pour certaines maladies musculaires, il est important de pouvoir adresser les traitements vers les cellules satellites, cellules souches du muscle qui en sont la cible principale de ces traitements alors qu’elles résident dans un environnement où coexistent plusieurs autres types de cellules qui ne participent pas directement à la réparation du tissu musculaire. Nous allons utiliser des vecteurs viraux pour tester des séquences régulatrices de certains gènes myogéniques afin de créer des virus adeno-associés (AAVs) qui cibleront spécifiquement les cellules satellites du muscle squelettique pour l’expression des transgènes thérapeutiques.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Nous espérons développer des AAVs portant des séquences régulatrices qui permettront d’adresser par la suite des produits de thérapie génique spécifiquement dans les cellules satellites du muscle squelettique. L’idée est donc de faire des vecteurs qui vont donner une expression des transgènes thérapeutiques que dans des cellules satellites.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Dans la procédure 1, la totalité des animaux (200) seront anesthésiés à 4 semaines sous isoflurane (induction 4%; maintien 2%) et soumis à des injections d’AAV, puis mis à mort à 15 ou 30 jours après l’infection virale. Dans la procédure 2, les animaux de 8 semaines (100) subiront une lésion musculaire réalisée par injection intramusculaire d’un composé chimique puis une injection d’AAV avant d’être également mis à mort à 15 ou 30 jours après l’infection virale (voir annexe). Les prélèvements des muscles pour analyse seront réalisés en post-mortem.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Il n’est attendu aucun effet indésirable majeur dans le contexte de l’injection des AAVs ou de lésion du muscle dans les souris. Les AAVs n’expriment qu’une protéine fluorescente, qui ne doit pas avoir un effet sur le comportement des souris. Le muscle lésé est complètement régénéré dans un mois, et ne pose pas de problème pour le mouvement des souris après quelques jours maximum. Les génotypes des animaux utilisés ne sont pas délétères ou indésirables. Donc, à ce jour, nous ne nous attendons pas à un phénotype associé à cette injection ou à la lésion en dehors d’un ciblage spécifique du type celllulaire d’intérêt.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Tous les animaux injectés sont mis à mort pour analyse au plus tard 30 jours post-injection.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Nos projets s’intéressent à des processus biologiques qui reposent sur l’évolution au cours du temps et/ou l’interaction entre de nombreux types cellulaires/tissus. De fait, l’étude de ces processus au sein d’un organisme dans son ensemble où toutes les cellules impliquées sont en étroite communication est nécessaire et ne peut être substituée qu’en partie par les études in vitro. Même si les constructions AAV sont testées in vitro, on ne peut préfigurer du réel tropisme de ces vecteurs qu’en les testant dans l’animal vivant.

2. Réduction

3R / Réduction :

Dans un but de réduire l’utilisation excessif d’animaux, le nombre d’animaux a été calculé sur la base de protocoles déjà publiés avec 5 animaux par lot ce qui est le minimum pour obtenir suffisamment de matériel biologique pour réaliser l’ensemble des analyses nécessaires et obtenir des résultats significatifs pour des t-test de student en comparant deux groupes et pour des analyses ANOVA pour plus de deux groupes.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Pour essayer de minimiser la souffrance et le stress induit aux animaux, des analgésiques seront administrés avant et après d’induction de la régénération musculaire et aussi pour l’injection des AAVs. De plus, de la nourriture humidifiée sera ajoutée dans les cages les 3 premiers jours pour faciliter l’alimentation des animaux. Tous les animaux qui présentent les signes anormaux décrits ci-dessus sont soumis à une mise à mort compassionnelle.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Nous avons choisi la souris pour des raisons multiples. D’abord, la souris est de petite taille ce qui réduit la quantité de virus qu’il faut utiliser, son élevage est facile et sa durée de vie compatible avec nos études. La souris est aussi un mammifère dont une bonne partide des séquences d’ADN que nous allons mettre dans les vecteurs viraux sont conservées ou très similaires. Donc si une séquence a une activité forte dans les cellules murines, il est très probable que cette activité sera maintenue dans les cellules humaines. Pour les souris utilisées en procédure 1, les vecteurs viraux seront injectés à l’âge de 4 semaines d’âge, lorsque le muscle est encore en croissance, parce que les cellules satellites sont plus accessibles au virus à ce stade. Dans la procédure 2, la régénération sera induite à l’âge de 8 semaines, quand la musculature est complètement formée pour que les vecteurs viraux ciblent cette fois les celllules satellites activées suite à la lésion.