Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

171 rats mâles vont être utilisés, tous tués à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. On leur crée par chirurgie abdominale un anévrysme de l’aorte, puis on leur implante une endoprothèse à revêtement anti-inflammatoire, avec prélèvements sanguins et imagerie, avant une mise à mort à 7 ou 120 jours pour analyser les tissus. Le porteur conçoit un revêtement censé améliorer l’intégration des stents aortiques chez l’humain, un bénéfice qu’il qualifie de « translationnel majeur ». Il affirme qu’aucune simulation fiable d’anévrysme n’existe et juge l’étude animale « indispensable ».

NTS-FR-950048v2
Types de recherche
· Recherche fondamentale · Système cardiaque ·
Mots-clés
Anévrysme de l'aorte abdominale, Stent aortique, revetement anti-inflammatoire
Rats : 171

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Actuellement, les anévrysmes de l’aorte abdominale sont traités par implantation de stents aortiques. Il existe cependant des complications nécessitant de nouvelles opérations liées à un phénomène de rejet de ces stents. En effet, ils ne sont pas complétement intégrés dans le tissu du patient. L’objectif de l’étude est de concevoir un revêtement applicable sur ces stents aortiques pour améliorer leur intégration et donc diminuer le risque de rejet. Cette étude est une étude expérimentale chez l’animal (rat) dont les résultats pourraient permettre de transposer la technique chez l’homme.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Un anévrysme est une déformation pathologique d’un segment vasculaire. Le risque d’un anévrysme est sa fragilisation et sa rupture, entrainant une hémorragie souvent grave. Chez l’homme, les anévrysmes de l’aorte abdominale (AAA) sont traités avec des endoprothèses (stents aortiques). Ce traitement est toutefois grevé d’un nombre significatif de fuite et de migrations d’endoprothèses au cours du suivi. Ces complications pourraient être liées à un défaut d’intégration de l’endoprothèse L’objectif du projet est de développer une endoprothèse fonctionnalisée avec un revetement permettant sa meilleure intégration dans le tissu aortique. Le bénéfice translationnel est majeur avec une potentielle diminution des complications évolutives du traitement endovasculaire des AAA chez l’homme.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les animaux recevront de l’aspirine tout au long de la procédure pour éviter la formation de caillots (thromboses). Les animaux auront une implantation d’endoprothèses comportant des revetements anti-inflammatoires. Ces endoprothèses seront implantées chez des rats dont l’aorte est saine (pour étudier la biocompatibilité de ces endoprothèses) ou chez des rats chez qui des anévrysmes auront été créés préalablement 3 semaines plus tot pour mimer la pathologie humaine. Ces procédures d’implantation se feront par incision au niveau de l’abdomen sous anesthésie générale et antalgiques et durent 30 minutes. La procédure de création d’anévrysme est également faite par une incision au niveau de l’abdomen sous anesthésie générale et antalgiques et dure 1h. Afin de mesurer l’inflammation, des examens de sang (prélèvement veineux au niveau de la joue) et d’imagerie (echographie abdominale, TEPscanner) seront réalisés sous anesthésie générale. Ces examens d’imagerie seront réalisés dans un autre établissement utilisateur et serviront à mesurer objectivement l’inflammation et donc à comparer les groupes d’étude. Dans l’axe I, les deux examens d’imagerie (echographie et TEPscanner) auront lieu 1 semaine après implantation des endoprothèses. Pour l’axe II, ces examens d’imagerie auront lieu à 1 et 4 semaines après implantation. Concernant les prélévements sanguins, dans l’axe I il aura lieu après euthanasie. Pour l’axe II il auront lieu à 1 semaine après implantation des endoprothèses (sous anesthésie générale) et après l’euthanasie à 3 mois après implantation des endoprothèses.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les effets nuisibles attendus sont la présence d’un inconfort ou d’une douleur modérée de courte durée après les procédures chirurgicales. D’autres effets peuvent survenir comme une perte de poids, une deshydratation, une diminution de la mobilité ou encore la survenue de caillots sanguins (thrombose).

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Dans l’étude I, les animaux sont euthanasiés 7 jours après implantation des endoprothèses pour analyse des tissus (étude microscopique de l’intégration des endoprothèses). Dans l’étude II, les animaux sont euthanasiés 120 jours après implantation des endoprothèses pour analyse des tissus (étude microscopique de l’intégration des endoprothèses).

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Il n’est actuellement pas possible de simuler de facon précise l’action d’un revetement anti-inflammatoire dans un tissu aortique. Il n’existe pas non plus de simulation fiable d’anévrysmes de l’aorte abdominale (AAA). L’étude chez l’animale reste indispensable. Toutefois, des expérimentations préliminaires ont permis une séléction précise du revetement anti-inflammatoire à tester chez l’animal et d’établir un protocole robuste.

2. Réduction

3R / Réduction :

Nous avons volontairement choisi d’utiliser des examens d’imagerie non douloureuses et reproductibles dans le temps (échographie abdominale). Cela permet de suivre sur la durée les mêmes animaux sans les euthanasier. Nous avons également calculé préalablement à l’expérimentation le nombre d’animaux à inclure dans l’étude. Cela permet d’obtenir des résultats statistiques robustes tout en évitant d’inclure trop d’animaux.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

-Les conditions d’hébergement seront optimisées au maximum : limitation des transports au strict nécessaire, enrichissement de l’environnement (mise en place de coton pour comportement de nidification, mise à disposition de baton à ronger), respect du rythme jour/nuit -Nous veillerons à réaliser un transport doux en limitant les mouvements brusques pour réaliser les procédures d’imagerie sur le site dédié. -Nous avons prédéfinis la liste d’élements de surveillance du bien-etre des animaux: tous les animaux seront surveillés quotidiennement à l’aide d’une grille standardisée de surveillance. Les animaux seront inspectés (poids, présence d’un inconfort/douleur, état de la cicatrice) et des soins adaptés comprenant des anti-douleurs seront administrés. Si une trop souffrance est constatée (présence de points limites), l’animal sera immédiatement euthanasié. -Nous utiliserons une procédure d’imagerie non invasive : l’echographie abdominale a été préférée à l’angiographie invasive. -Nous aurons recours à l’anesthésie et à l’analgésie pour toutes les procédures. – Concernant le transport entre site d’hébergement et site d’imagerie, une acclimatation avec transport la veille sur le site d’imagerie aura lieu avec manipulations douces.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

-Le modèle animal (rat) a été soigneusement choisi d’après les publications internationales les plus pertinentes sur le sujet (implantation d’endoprothèses dans l’aorte saine et dans des anévrysmes). Les dimensions de l’aorte du rat Wistar permettent son analyse en imagerie (echographie et TEP scanner). Les rats seront utilisés à un stade adulte car la population humaine présentant des anévrysmes de l’aorte abdominale est adulte et agée. Les animaux utilisés seront des males car il existe une nette prédominance masculine dans la population humaine présentant des anévrysmes de l’aorte abdominale.