
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 10/02/2023
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-356266)
30 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent par voie orale des parasites issus de produits de la pêche, puis des prélèvements sanguins hebdomadaires sous anesthésie, avant d’être tuées pour examiner leurs organes. Le porteur écrit que ces parasites sont inoculés pour la première fois à des souris et que « la prédiction des effets indésirables est impossible », avec un risque de paralysie et de déshydratation entraînant une mise à mort anticipée. Il présente le recours au rongeur comme « indispensable » pour évaluer le potentiel zoonotique de ces parasites.
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Le présent projet vise à acquérir des données sur les parasites dans les produits de la pêche potentiellement zoonotiques, et leur pouvoir pathogène, en développant des outils d’expérimentation animale pour une meilleure définition des risques zoonotiques liés à leur présence.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Les données acquises permettront à moyen ou long terme une meilleure évaluation et une maîtrise accrue du risque lié aux parasites présents dans les produits de la pêche. A ce jour peu connu et peu décrit dans la littérature, le caractère zoonotique de ces parasites doit être étudié. Le projet lui-même est tourné vers le pouvoir pathogène et infectieux des parasites des produits de la pêche sur mammifère terrestre.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Chaque souris sera attrapée légèrement à l’arrière de la tête, puis l’embout de la pipette sera introduit dans la gueule et les 20 µL seront donnés à boire à la souris qui les absorbera par déglution naturelle (1 seule intervention de moins d’1 minute). Prélèvement de sang chaque semaine sur chaque souris après anesthésie par inhalation d’isoflurane (4 interventions d’1 minute chacune).
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
C’est la première fois que ces parasites seront inoculés à des souris. La prediction des effets indésirables est impossible. Les animaux seront contrôlés chaque jour pour arrêter l’expérience si nécessaire. Les points limites observés dans le modèle souris OF1 infectées par Trichinella spp. seront observés. Chaque souris sera observée le matin à l’arrivée des expérimentateurs et des zootechniciens et en fin de journée avant de leur départ. Au moindre signe neurologique (début de paralysie notamment) ou de déshydratation (dû à une potentielle diarrhée), l’animal sera mis à mort.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Les souris seront mises à mort et des prélèvements d’organe seront réalisés afin d’étudier les éventuelles lésions ou réactions de l’hôte provoquées par la présence des parasites
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Le projet lui-même est tourné vers le potentiel zoonotique et le pouvoir pathogène et infectieux des parasites des produits de la pêche sur mammifère terrestre. Le recours au modèle rongeurs est donc indispensable.
2. Réduction
3 lots de souris seront constitués (1 pour chaque parasite étudié (2 espèces de parasites) + 1 groupe contrôle). Nous souhaitons utiliser : 10 souris par lot.
3. Raffinement
Chaque groupe d’animaux sera hébergé en cages séparées (10 souris/ cage) dans leurs conditions classiques avec l’enrichissement nécessaire à leur bien-être (balle, morceau de bois pour lapin ; carré de coton, maison en plastique pour les souris, roues). Un suivi quotidien des souris sera réalisé : poids, aspect de selles, comportement, quantité d’eau bue. D’autre part, des prélèvements journaliers des selles seront pratiqués afin d’observer la présence ou l’absence des parasites. Les expériences se poursuivront jusqu’au trentième jour d’infection. Si les points limites sont atteints, les souris seront mises à mort immédiatement.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Les souris sont sensibles à l’infection par de nombreux parasites. La lignée OF1 a été choisi car les souris ne sont pas consanguines et sont plus représentatives de la diversité des hôtes. D’autre part, il s’agit de la lignée de souris utilisée pour les infections du parasites zoonotiques transmis par les aliments, Trichinella spp., modèle d’étude parfaitement maitrisé au laboratoire. Adultes de 5 semaines, utilisé dans le modèle d’infection par Trichinella spp.