Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

402 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, 270 dans des procédures menées sous anesthésie sans réveil et 132 classées de souffrance modérée. Elles reçoivent des transfusions de plaquettes par voie intraveineuse pendant quatre semaines, certaines des injections de clodronate ou une ablation de la rate, avant d’être tuées par prélèvement de sang terminal ou pour récupérer la rate et le foie. L’objet est d’identifier les cellules responsables du rejet des plaquettes transfusées chez des patients sous chimiothérapie, le porteur situant l’amélioration de leur prise en charge au conditionnel. Sur le remplacement, il affirme que l’observation en temps réel de ces échanges entre le sang et les organes ne peut se faire que sur un modèle animal.

NTS-FR-270672v1
Types de recherche
· Recherche fondamentale · Système immunitaire ·
Mots-clés
transfusion, plaquettes
Souris : 402

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

La prise en charge des patients sous chimiothérapie aplasiante nécessite un support transfusionnel plaquettaire important et itératif. Une des complications graves de ces transfusions multiples est l’état réfractaire aux transfusions plaquettaires (ERTP), c’est-à-dire le rejet des plaquettes transfusées par le receveur. La transfusion est alors inefficace et ne permet pas de prévenir les risques hémorragiques. Ce rejet est expliqué par la présence, chez le receveur, d’anticorps spécifiques qui entrainent l’élimination rapide des plaquettes transfusées. Le mode d’action de ces anticorps conduisant à l’élimination des plaquettes n’est pas bien compris. Nous proposons d’étudier les mécanismes d’élimination des plaquettes in vivo avec l’utilisation d’un modèle murin d’état réfractaire aux transfusions plaquettaires. Nous cherchons à identifier les sous-ensembles cellulaires (notamment des macrophages de la rate et du foie) qui sont principalement responsables de l’absorption des plaquettes transfusées dans un état réfractaire.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Les patients qui nécessitent un support transfusionnel important et itératif, notamment ceux sous chimiothérapie, sont susceptibles de développer un état réfractaire aux transfusions plaquettaires. Identifier les mécanismes sous-jacents à cette élimination rapide des plaquettes transfusées pourrait permettre de faire évoluer la prise en charge des patients nécessitant un support transfusionnel important. En effet, déterminer la cinétique et les cellules responsables de l’élimination des plaquettes nous apporterait des éléments de réponses quant aux mécanismes impliquées et nous permettrait ainsi de réfléchir à des nouvelles stratégies thérapeutiques pour éviter les états réfractaires aux transfusions. Ceci permettrait une meilleure prise en charge des patients limitant ainsi les coûts d’hospitalisation, la consommation des produits sanguins labiles et la surmortalité induit par les états réfractaires.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Aucun prélèvement ne sera fait sur animaux vigiles. Des prélèvements sanguins à la queue de quelques microlitres ou les prélèvements sanguins (terminaux) réalisés à l’aorte abdominale seront réalisés sur animaux profondément anesthésiés. Des transfusions hebdomadaires de plaquettes (i.v.) seront réalisées pendant 4 semaines consécutives, la transfusion se fait sur animal profondément anesthésié et l’injection en i.v. dure moins d’une minute. Des liposomes clodronate seront administrés par voie i.v. à certaines souris (une injection en i.v.), la transfusion se fait sur animal profondément anesthésié et l’injection en i.v. dure moins d’une minute. Certaines souris seront soumises à une chirurgie (splenectomie) qui dure moins de 30 min et qui se fait sur animal profondément anesthésié et traité avec des anti-douleurs, cependant comme toute chirurgie elle peut entrainer un inconfort ou une douleur au réveil qui sera surveillée tout au long de la procédure.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Possible douleur suite à la transfusion en i.v. , durée estimée à 1h post-injection. Les sites d’injections (yeux) seront particulièrement observés pendant le suivi quotidien Possible stress au moment de l’anesthésie gazeuse pour le prélèvement à la queue, durée de 30 secondes avant endormissement Possible difficulté de mobilité/engourdissement au réveil de l’anesthésie gazeuse, durée estimée à 3-5min

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les animaux sont tous mis à mort à l’issu de chaque procédure soit car le prélèvment sanguin est terminal soit car les organes (rate et foie) doivent être récupérés pour des analyses histologiques

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Le but de ce projet est de déterminer les mécanismes d’élimination des plaquettes transfusées. L’approche en temps réel sur l’élimination des plaquettes sanguines par la rate et/ou le foie et dans le sang ne peut se faire que sur modèle animaux afin d’observer des processus dynamiques entre le sang et ces organes.

2. Réduction

3R / Réduction :

Les nombres d’animaux utilisés lors des expériences seront minimalisés, avec la contrainte d’obtenir des observations suffisamment représentatives. Nos données préliminaires sur le modèle d’alloimmunisation nous ont permis de réduire au minimum le nombre d’animaux requis pour obtenir des résultats significatifs.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Un soin particulier sera apporté afin de diminuer le stress et la douleur de tous les animaux utilisés dans ce projet : – Hébergement dans des cages munies de particules de bois et enrichie avec 3 carrés de cellulose + 3 bâtons de coton + de la frisure afin de permettre aux animaux de réaliser un nid conformément à leurs besoins comportementaux – Chaque transfusion se fait sur animal anesthésié, après chaque injection en r.o. – Mise en place d’une fiche de suivi pour suivre l’état des animaux et veiller à leur bien être tout au long de l’expérimentation. Pendant toutes les expérimentations, les animaux sont surveillés par du personnel entrainé. L’atteinte des points limites sera surveillée grâce à une fiche de scoring.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Puisque nous souhaitons mimer la différence génétique entre un donneur et un receveur, nous devons travailler avec des animaux de fond génétique différent. La consanguinité des souris et la bonne connaissance de leur système immunitaire en font un modèle de choix. Nous avons donc choisi deux lignées de souris bien caractérisées et de fonds génétiques distincts. De plus, nous souhaitons également étudier l’importance d’un récepteur exprimé par les plaquettes des souris « donneuses », nous utilisons donc des souris modifiées génétiquement qui expriment ce récepteur ou d’autres souris qui expriment une protéine fluorescente pour pouvoir les visualiser quand elles sont transfusées dans la souris receveuse. Les animaux seront utilisés au stade adulte, pubère, agé de 8 à 25 semaines afin d’avoir un système immunitaire mature