Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

1 950 souris, rats et lapins vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie ou impliquant un niveau de souffrance léger, une partie euthanasiée pour prélever organes et tissus, d’autres réutilisés, gardés en élevage ou adoptés. Ils subissent des prélèvements de sang par différentes voies, dont la ponction du sinus rétro-orbital sous anesthésie et la ponction intracardiaque terminale, pour fournir sang, sérum, urine et organes à la communauté scientifique. Le porteur affirme que ces produits biologiques ne peuvent pas être obtenus par des méthodes de remplacement. Le projet a pour objet de prélever sur ces animaux la matière biologique utilisée dans d’autres recherches.

NTS-FR-742665v1
Types de recherche
· Recherche appliquée · Toxicologie (hors obligations réglementaires) ·
Mots-clés
Rongeurs, Lapins, Prélèvements biologiques
Souris : 800
Rats : 800
Lapins : 350

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

L’objectif de ce projet est de fournir à la communauté scientifique des produits biologiques provenant de l’espèce lapin ou de différentes espèces de rongeurs génétiquement altérés ou non génétiquement altérés (rat, souris,). Ces produits biologiques, essentiels pour l’avancement de la recherche biomedicale, le développement des therapies innovantes et la conduite des tests in vitro ou ex-vivo, sont du sang, plasma, sérum, des fèces, de l’urine, du liquide cérébrospinal et divers tissus (moelle osseuse, organes, … ) Les prélèvements biologiques provenant du lapin ou de rongeurs sont utilisés par exemple comme : -outil de diagnostic/ réactif pour des tests biologiques -matrice pour des essais ex vivo et/ ou la mise au point/ validation de méthodes analytiques indispensables pour des futures études in vivo dans le cadre de l’évaluation de la sécurité de futurs médicaments ou produits biologiques -pour obtenir des contrôles analytiques ou des données références sur une souche animale qui seront ensuite utilisés dans le cadre de l’évaluation de la sécurité de futurs médicaments ou produits biologiques.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Les prélèvements biologiques provenant du lapin ou de rongeurs sont utilisés par exemple comme : -outil de diagnostic/ réactif pour des tests biologiques -matrice pour des essais ex vivo et/ ou la mise au point/ validation de méthodes analytiques indispensables pour des futures études in vivo -pour obtenir des contrôles analytiques ou des données références sur une souche animale. Ce projet a pour but de mettre à la disposition de la communauté scientifique ou de l’industrie divers produits biologiques (sang et ses dérivés, urines, fèces, liquide cérébrospinal, …) en provenance du lapin, du rat et de la souris. A l’heure actuelle, il n’existe pas de méthode in vitro permettant de synthétiser ces produits biologiques.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les méthodes générant le moins de stress pour l’animal (temps de contention réduit, pas de nécessité de vasodilatation) et les moins traumatisantes pour l’animal seront privilégiées : veine jugulaire ou saphène par exemple. Dans le cas où ces sites ne peuvent pas être utilisés ou les volumes demandés sont trop importants, la veine sublinguale ou en dernier recours le sinus rétro-orbital seront utilisés et l’animal sera préalablement anesthésié par voie gazeuse (ex : Isoflurane). Le prélèvement en intracardiaque (ou aorte ou veine cave caudale) sera réservé aux grands volumes de sang ne pouvant être prélevés par d’autres voies et sera terminal sur animal préalablement anesthésié. Les prélèvements auront une durée de l’ordre de la minute. Fréquence pour les procédures où ce ne sera pas un prélèvement unique : Rat (sublinguale) 2 sur 7 jours Rat (Sinus retro-orbital) alternance site G/D : 2 sur 7 jours Rat (caudale) : 6 sur 24h, et 10 sur 7 jours Rat (jugulaire) : 6 sur 24h, et 10 sur 7 jours Rat (saphène externe) : 4 sur 7 jours: Rat (submentale) : 2 sur 7 jours Rat (submandibulaire) : 2 sur 7 jours Souris (submentale) : 2 sur 7 jours Souris (submandibulaire) : 2 sur 7 jours Souris (caudale) : 3 sur 7 jours Souris (saphène) alternance site G/D : 2 sur 7 jours Lapin (oreille) : 8 sur 24h, et 12 sur 7 jours Pour les prélèvements de diurèse, une mise à jeun éventuelle sera appliquée (maximum de 16h avec mise à jeun).

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les nuisances pour les animaux peuvent être les suivantes : – Stress, inconfort ou douleur brève, n’excédant pas quelques minutes de prélèvement de sang ou fluides corporels Des points limites identifiés dans les procédures internes seront apppliqués. En cas d’atteinte de ces points limites, des mesures seront rapidement prises pour limiter la souffrance (mise en place d’un traitement analgésique, suspension de la procédure ou euthanasie)

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

En accord avec le plan d’étude utilisé les animaux pourrons être 1) euthanasiés en fin d’expérimentation en vue d’examens et de prélèvements d’organes ou tissus (examens macroscopiques, microscopiques et/ou squelettiques); 2) gardés en vie si pas de besoin de prélèvement; 3) adoptés en accord avec la structure en charge du bien-être animal et les vétérinaires ; 4) hébergés en attente d’inclusion en étude, conditionnée par un examen vétérinaire favorable.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

L’objectif du projet étant de fournir aux scientifiques des produits biologiques provenant de lapins ou de rongeurs et ceux-ci ne peuvent pas être produits par des méthodes alternatives.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre d’animaux est déterminé en fonction de la quantité de sang ou de tissus ou d’autres prélèvements biologiques nécessaire, de manière à respecter les recommandations éthiques en vigueur sur les volumes prélevés et les temps de récupération. Les animaux pourront être réutilisés pour certains prélèvements biologiques à condition de respecter les procédures de réutilisation des animaux et sur avis du vétérinaire.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les rongeurs hébergés sur site seront hébergés dans des cages sur fond plastique et sur de la litière avec un enrichissement adapté (par exemple : papier kraft, tunnel, …). Les rats (mâles et femelles) et souris femelles seront hébergés en groupes sociaux. Les lapins seront hébergés en cage sur fond plastique munie d’une plateforme de repos, avec contact visuel et olfactif avec les congénères. De la musique sera diffusée pendant la période 6h-18h. Un enrichissement adapté sera fourni : par exemple mousquetons/rondelles métalliques, rondins végétaux et bâtonnet de bois à ronger. Tous les animaux (rongeurs, lapins) sont observés au moins 1 fois par jour afin de permettre la détection rapide de signes cliniques et d’agir au plus vite pour limiter toute souffrance ou douleur inutile. En cas de signes cliniques, ayant des répercussions sur le bien-être animal, des mesures rapides et appropriées seront prises par le vétérinaire. En cas d’atteinte d’un point limite, des mesures seront rapidement prises pour limiter la souffrance de l’animal (traitement analgésique, suspension de la procédure ou euthanasie).

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Les espèces utilisées dépendent des espèces sélectionnées pour les études précliniques in vivo (analogie du récepteur entre l’homme et l’animal, similitude du profil des métabolites, données de pharmacocinétique/ pharmacodynamie, …) et des tests biologiques à faire. De la naissance à adulte mature qui a terminé sa croissance. L’âge de l’animal dépend des besoins du scientifique, de la classe d’âge visée dans l’utilisation clinique du produit (mise au point /validation de méthodes analytiques).