Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

320 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des injections répétées de protéines puis de parasites du paludisme, un traitement, des prélèvements sanguins tous les un à deux jours et, sous anesthésie, une exposition de 45 minutes à des piqûres de moustiques. Le porteur signale un affaiblissement, une anémie et de possibles symptômes neurologiques liés à l’infection, l’objet étant de tester une immunothérapie redirigeant des anticorps existants vers les globules rouges infectés. Il indique qu’aucune culture continue de ce parasite ne permet de remplacer la souris pour produire et sélectionner les parasites transgéniques.

NTS-FR-438691v1
Types de recherche
· Maladies infectieuses · Recherche appliquée ·
Mots-clés
Paludisme, Plasmodium, Immunothérapie, Anticorps, Moustiques
Souris : 320

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Le paludisme est dû à l’infection par le parasite Plasmodium, qui se multiplie dans les globules rouges. L’émergence de parasites résistants aux médicaments antipaludiques actuels impose de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques. Ce projet a pour objectif d’évaluer dans un modèle murin une nouvelle stratégie d’immunothérapie contre le paludisme, visant à rediriger une réponse anticorps pré-existante vers les globules rouges infectés pour entraîner leur destruction par le système immunitaire. Une preuve de concept de cette stratégie a déjà été établie contre des cellules cancéreuses.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet vise à apporter la preuve de concept de l’efficacité d’une stratégie d’immunothérapie contre le paludisme dans un modèle pré-clinique murin. Le développement de thérapies basées cette méthode, interférant avec la pathogénicité et/ou la transmission du parasite, pourrait offrir de nouvelles alternatives de contrôle du paludisme.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Administrations sur animaux vigiles: injection intrapéritonéale d’anesthésiants (1 injection, durée 10 secondes), injection sous-cutanée de protéines (3 injections espacées de 2 semaines, durée du geste 10-15 secondes), injection intrapéritonéale de protéines (2 injections espacés de 2 jours, durée du geste 10-15 secondes), injection intrapéritonéale de parasites (1 injection, durée du geste 10 secondes), injection intraveineuse de parasites (1 injection, durée du geste 10 secondes), injection intrapéritonéale de médicament (3 injections espacées d’1 jour, durée du geste 10 secondes), administration de médicament dans l’eau de boisson (durée 7 à 10 jours). Prélèvements sur animaux vigiles: prélèvement d’une goutte de sang ( tous les 1 à 2 jours pendant 3 à 21 jours, durée du geste 10 secondes). Prélèvements sur animaux anesthésiés: prélèvement de sang (acte unique, durée 10 minutes, suivi immédiatement par une euthanasie par une méthode réglementaire). Exposition d’animaux anesthésiés à des piqûres de moustiques (pendant 45 minutes).

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Stress lié à la contention, douleur de courte durée lors des injections intrapéritonéales, intraveineuses ou sous- cutanées sur animaux vigiles, douleur de courte durée lors des prélèvements sur animaux vigiles, douleur au site des injections sous-cutanées, risques associés à l’anesthésie (hypothermie, détresse respiratoire), contraintes liées à l’infection elle-même (affaiblissement, anémie, symptômes neurologiques).

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin des procédures par des méthodes réglementaires, soit parce que des prélèvements sont nécessaires pour des analyses post-mortem, soit pour éviter d’atteindre des points limites chez les animaux infectés.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Le projet vise à évaluer dans un modèle murin une nouvelle stratégie d’immunothérapie contre le paludisme, notamment à l’aide de parasites génétiquement modifiés. Le projet nécessite l’utilisation d’un organisme immuno-compétent, en l’occurrence la souris. De plus, il n’existe pas à l’heure actuelle de système de culture continue des Plasmodium berghei in vitro permettant le remplacement du modèle murin pour la production et la sélection de parasites transgéniques.

2. Réduction

3R / Réduction :

Au total ce projet utilisera 320 souris. Le nombre d’animaux a été réduit au minimum nécessaire pour atteindre les objectifs des procédures. La taille des effectifs a été établie à l’aide d’un calcul de puissance pour permettre de détecter un effet significatif par des tests statistiques adaptés.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Afin de contribuer au raffinement des procédures, les animaux sont hébergés avec leurs congénères (2 à 5 par cage) dans un milieu enrichi (lanières de papier Kraft ou équivalent). Les conditions environnementales des locaux d’hébergement sont réglementaires. Une période d’acclimatation d’une semaine sera observée avant le début des expérimentations. Une période d’habituation sera également respectée dans l’appareil de contention avant les injections intraveineuses sur animaux vigiles, afin de réduire le stress. Certaines procédures sont réalisées sous anesthésie et analgésie pour prévenir la douleur. La présence de points limites définis permettra d’éviter la souffrance liée aux complications de l’infection par Plasmodium berghei. Afin de faciliter l’alimentation et l’hydratation chez les animaux infectés par Plasmodium, la nourriture pourra être donnée sous forme de bouillie ou de gel directement dans la cage. L’état de santé des animaux sera surveillé quotidiennement par du personnel compétent, pour vérifier l’apparence et l’état clinique des animaux, la prise alimentaire et hydrique ainsi que leur comportement, afin de détecter toute modification suggérant une douleur, une souffrance ou une détresse.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

La souris est un modèle animal permettant des études fonctionnelles chez Plasmodium berghei, un parasite qui reproduit de multiples aspects du paludisme causé par les parasites infectant l’homme. La souris est un hôte doté d’un système immunitaire permettant d’évaluer l’efficacité de stratégies d’immunothérapie contre le paludisme. Dans ce projet, nous utiliserons des souris adultes, âgées de 6 à 10 semaines au début des procédures, conformément aux protocoles classiques utilisés dans ce type d’étude.