Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

150 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures classées en souffrance légère. Une lésion est provoquée sur la cornée de chaque animal, qui subit ensuite jusqu’à cinquante-deux séances d’imagerie sous anesthésie, à raison d’une par semaine pendant un an. Le porteur reconnaît que la répétition des anesthésies peut entraîner une détresse respiratoire et une opacification de la cornée. Il étudie le vieillissement de l’innervation cornéenne et juge l’animal « indispensable », sans alternative in vitro.

NTS-FR-967421v1
Types de recherche
· Recherche fondamentale · Système nerveux ·
Mots-clés
imagerie en temps réel, innervation cornéenne
Souris : 150

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Les maladies de la cornée sont la deuxième cause de cécité dans le monde après la cataracte. Leur origine peut être génétique, dégénérative (vieillissement, diabète) et/ou environnementale. Il est donc essentiel de mieux comprendre la physiologie de la cornée pour proposer de nouvelles options thérapeutiques aux patients souffrant de défauts de la cornée. L’atteinte de l’innervation cornéenne se traduit par des symptômes allant d’une diminution de la sensibilité oculaire sans lésion cornéenne au syndrome de l’oeil sec en passant par la kératite neurotrophique et la perforation cornéenne. Actuellement, il n’existe aucun traitement disponible en routine pour la gestion de l’innervation cornéenne. Dans ce projet, nous souhaitons étudier comment l’innervation cornéenne est affectée par le vieillissement. Grâce à des techniques d’imagerie en temps réel combinés à l’utilisation de souris transgéniques, nous sommes capables de suivre l’innervation de la cornée des souris au cours du temps.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

La bonne compréhension des mécanismes de dégénérescence de l’innervation de la cornée ainsi que les interactions se produisant entre les nerfs et les cellules immunitaires pourront servir de base pour développer et tester des traitements contre la dégénérescence de l’innervation cornéenne

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Un partie des animaux recevra une injection unique par voie intrapéritonéale (réalisé sur animal vigil, l’acte dure moins de 1 min par animal). L’induction de la lésion de l’épithélium cornéen concerne tous les animaux du projet, l’acte est réalisé sous anesthésie, par une personne expérimentée et dure moins de 5 min par animal. Chaque animal sera imagé 1x par semaine pour une durée allant jusqu’à 1an (soit 52 sessions d’imagerie réalisées sous anesthésie d’une durée de 40-45min chacune). Les animaux seront euthanasiés en fin d’expérimentation par une méthode réglementaire en vue des prélèvements et analyses complémentaires.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Une partie des animaux recevront une injection unique en intrapéritonéale. Au moment de la réaliser, la contention et l’introduction de l’aiguille peut être source de stress pour les animaux. Pour réaliser ce projet, nous allons induire une lésion de l’épithélium cornéen chez les animaux pour étudier la réinnervation de la cornée. Cette lésion induit une perte de sensation au niveau de la cornée. L’imagerie en temps réelle est non invasive et n’engendre pas de douleur à l’animal. Cependant, la répétition des anesthésies peuvent augmenter le risque de détresse respiratoire lors de celles-ci. Toute difficulté respiratoire (gasp) entraînera l’interruption de la procédure en cours. Egalement, les sessions d’imageries répétées peuvent provoquées dans de rares cas une opacification de la cornée des animaux étudiés. L’anesthésie peut dans de rare cas amené un stress thermique ou une potentielle détresse restpiratoire chez les animaux.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

A l’issus de la procédure, les animaux seront euthanasiés afin de réaliser des analyses histologiques complémentaires (les yeux seront prélevés et l’ensemble des cornées des animaux sera disséqué).

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Du fait de la complexité de la complexité de l’innervation cornéenne et des interactions avec les cellules immunitaires et le tissu épithélial de la cornée, l’utilisation de l’animal nous est indispensable. Il n’y a pas d’alternative par des modèles in vitro.

2. Réduction

3R / Réduction :

Ce projet impliquera au maximum 150 souris. Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet est le minimum requis pour obtenir des résultats statistiquement interprétables et atteindre l’objectif scientifique de ce projet. Un test de puissance a été réalisé pour determiner le nombre minimal d’animaux requis. Des tests statistiques adéquats seront utilisés pour analyser les résultats obtenus.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les animaux sont examinés quotidiennement par le personnel qualifié de l’animalerie et/ou les expérimentateurs. Des points limites ont été définis (tels que la surveillance du poids des animaux, l’absence de locomotion, l’état du pelage, la prostration). Pour l’étape d’induction de la lésion et pour les sessions d’imagerie, les rongeurs bénéficieront d’une anesthésie gazeuse complémenté par une anesthésie locale de la cornée.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

La souris présente l’avantage d’être très similaire à l’homme que ce soit anatomiquement, physiologiquement et génétiquement. En effet plus de 98 pourcent de son génome est identique à celui de l’Homme. Par ailleurs, ce modèle permet la transgénèse et donc de pouvoir étudier in vivo les conséquences de la délétion d’un gène. La souris, et en particulier avec le fond génétique C57Bl6J, est un modèle utilisé depuis de très nombreuses années pour l’étude du système nerveux et de l’innervation cornéenne. De ce fait de nombreuses données sont déjà disponibles sur lesquelles notre étude peut se reposer. Le modèle animal est requis pour ce projet car seule l’utilisation d’animaux transgéniques permet de visualiser les interactions entre les neurones et les cellules immunitaires. Il a été observé une dégénérescence de l’innervation cornéenne à partir de 6ème mois, due au vieillissement des animaux. Ainsi, nous induirons les lésions de l’innervation de la cornée au 6ème mois de vie des animaux pour étudier le potentiel de régénération de l’innervation dans un contexte de vieillissement. Comme il n’est pas attendu d’effet lié au sexe des animaux, nous utiliserons indifféremment les souris mâles et femelles.