Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

1 584 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, la quasi-totalité tuées à l’issue et 28 réutilisées. Immunodéficientes, elles reçoivent une greffe de cellules de glioblastome sur le flanc, puis des injections intraveineuses trois fois par semaine, jusqu’à seize prélèvements sanguins et une chimiothérapie, pour tester un anticorps bloquant une protéine du cancer. Le porteur décrit une possible nécrose de la tumeur à la surface de la peau, une cachexie avec forte perte de poids et une fragilisation des veines par les injections répétées. Il affirme que l’in vitro ne fournit ni microenvironnement tumoral ni hôte complexe, ce qui rend selon lui l’in vivo nécessaire.

NTS-FR-536002v1
Types de recherche
· Oncologie · Recherche fondamentale ·
Mots-clés
Cancers du cerveau, Anticorps thérapeutique, Combinaison thérapeutique
Souris : 1584

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Une protéine a été identifiée dans la survenue, la survie et la résistance du glioblastome, cancer très agressif d’un type de cellules du cerveau. Il sera vérifié ici ces rôles avec notamment le traitement par des anticorps bloquant la protéine.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Le cancer du cerveau étudié dans cette étude est l’une des plus fréquentes tumeurs originaire du cerveau, et en dépit des efforts de la recherche, cette pathologie reste incurable. Les traitements actuels sont très délétères et la survie des patients après diagnostic est de 14-15 mois. Cette étude apporterait une solution thérapeutique supplémentaire pour la prise en charge de ces patients. Par ailleurs, plus de 90% de la mortalité des patients atteints de cancer est attribuée à la résistance aux médicaments utilisés. Cette étude pourrait apporter une alternative dans les cas de résistance observée lors de traitement par chimiothérapie activant le suppresseur de tumeur.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les animaux recevront une greffe de cellules tumorales dans le flan (1x, 40sec). A la suite de cette injection la souris développera une tumeur sous-cutanée. La croissance tumorale est suivie par des mesures au pied à coulisse 3 fois par semaine au maximum, l’animal est maintenu immobile environ 30 sec. Les composés sont administrés par injection intraveineuse (3x par semaine de traitement, 1min dont 3sec d’injection). Des prélèvements sanguins sont réalisés (16x maximum, 2 min dont 2x3sec d’insertion de l’aiguille de la seringue dans la queue). L’une des chimiothérapies sera injectée par voie intra-péritonéale (3x par semaine, 1min dont 5sec d’injection).

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Un stress peut être observé lors de la contention des animaux (greffe, administration de composés, et pesées). Lorsque les animaux présentent des tumeurs sur le flanc, il est possible d’observer des phénomènes de nécrose des tumeurs à la surface de la peau. Plus rares sont les phénomènes de métastases pour la greffe de certaines lignées de cancer du cerveau qui seront mis en évidence par la perte de poids. Pour les traitements avec chimiothérapie, une cachexie chez certains individus (associée à une forte perte de poids) pourrait être observée. Les veines caudales peuvent finir par être fragilisées aux points d’injections des anticorps dû au caractère répétitif de ces injections.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les souris sont mises à mort pour le prélèvement – des tumeurs en vue d’analyses biomoléculaires, – d’organes pour évaluer la toxicité des molécules injectées. Les souris qui n’auront pas développées de tumeurs seront mises à mort, car elles ne peuvent pas être considérées comme naïves.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Les travaux menés in vitro montrent que la stratégie de blocage de la protéine X induit la mort des cellules cancéreuses. Mais ces tests ne bénéficient pas d’un microenvironnement tumoral et d’un environnement hôte complexes. Aussi il est nécessaire d’avoir recours à l’in vivo pour étudier la capacité du nouvel outil thérapeutique à atteindre la tumeur, pour analyser son comportement dans cet environnement complexe, évaluer son efficacité et pouvoir valider cet outil. Ces méthodes sont complémentaires d’expérimentations sur des cellules en culture qui sont largement utilisées en parallèle pour cette étude.

2. Réduction

3R / Réduction :

Afin de réduire le nombre d’animaux lors de l’analyse pharmacocinétique du traitement, pour laquelle il y a besoin de prélever des échantillons sanguins sur plusieurs temps, une même souris sera être prélevée à 3 temps différents. De plus, chaque lot de souris permettra d’analyser 4 anticorps différents, en respectant un temps d’attente de 15 jours, nécessaire pour reconstituer le volume sanguin initial de la souris et éliminer le précédent anticorps. Par ailleurs, les différentes expériences se feront de façon séquentielle. L’optimisation des greffes pour chaque lignée cellulaire permettra de choisir la condition assurant le bon développement des tumeurs pour la réalisation des tests d’efficacité. Les lignées cellulaires qui ne pousseront pas seront exclues de l’étude ce qui réduira le nombre de souris utilisées dans ces tests. Un maximum de 5 anticorps candidats parmi les 8 analysés dans ces études sera étudié dans les tests d’efficacité. Ces tests d’efficacités permettront de sélectionner un seul anticorps sur les 5, soit celui qui aura la plus grande efficacité anti-tumorale avérée. Cet unique anticorps sera utilisé en combinaison avec la chimiothérapie. Le nombre d’animaux ainsi comptabilisé est le nombre maximum dans le cas où toutes les lignées cellulaires pousseraient, que 5 anticorps candidats seraient sélectionnés, et qu’il serait nécessaire de reproduire certaines expériences dû à des problèmes techniques.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Toute manipulation susceptible d’entraîner du stress sera réalisée par un expérimentateur formé aux techniques de contention et de manipulation. Les prélèvements sanguins seront réalisés par un expérimentateur formé à cette technique. Il est important de noter qu’une surveillance adaptée (3 fois par semaine) permettra la détection et notation des signes de souffrance grâce à une feuille de scoring contenant des points d’arrêt objectifs, reproductible et standardisés et qui conduiront à l’arrêt du protocole et à la mise à mort immédiate des animaux si nécessaire. Les analyses de croissance des tumeurs seront non invasives (mesure au pied à coulisse) et ne requièrent pas d’injection d’anesthésiant.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

La souris immunodéficiente est le modèle le plus approprié pour greffer des cellules cancéreuses humaines afin qu’il n’y ait pas de rejet des cellules, tout en permettant de faire des suivis de croissance tumoraux dans le cadre d’essais de nouveaux traitements. Par ailleurs les schémas d’administration des chimiothérapies sont biens standardisés (voie, doses, posologies…) contrairement à d’autres modèles tels que le Zebrafish. Les expérimentations seront effectuées sur des femelles de 6 à 7 semaines, âge où la prise de greffe est la plus efficace et la plus homogène. De plus les femelles présentent un caractère moins agressif que les mâles, ce qui permet un remaniement plus facile de la composition des cages lors de la constitution de groupes expérimentaux homogènes.