Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Treize prélèvements de sang par microcoupure de la queue sur chaque animal, deux mises à jeun de seize puis six heures, un gavage et une injection intrapéritonéale. 1 688 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue pour récupérer les prélèvements, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à modérés. La lignée porte un phénotype dommageable, et les souris nourries au régime gras montent jusqu’à 45 grammes et deviennent moins actives, pour l’étude d’une protéine mitochondriale liée au diabète. Le porteur retient la souris parce que les gènes de l’obésité et du diabète sont conservés entre souris et humain, et parce que la proximité du centre d’explorations fonctionnelles facilite le travail.

NTS-FR-492235v1
Types de recherche
· Oncologie · Recherche fondamentale · Système endocrinien ·
Mots-clés
diabète de type 2, l'obésité, Métabolisme, dysfonctionnement mitochondrial
Souris : 1688

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Récemment, il a été établi que de petites structures présentes dans les cellules appelées mitochondries sont impliquées dans la mise en place et dans la progression du diabète. Nous avons identifié une molécule/protéine qui joue un rôle majeur dans le fonctionnement des mitochondries. Notre objectif est donc d’étudier comment cette molécule fonctionne et comment elle est affectée sous différents régimes alimentaires chez la souris.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet pourrait définir une nouvelle cible thérapeutique dans l’obésité et les complications du diabète en ciblant ce gène cible ou son activité.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

– Injection intrapéritonéale, 10s, 1X par animal. – Mise à jeun, 16h, 1X par animal. – Mise à jeun, 6h, 1X par animal. – Gavage, 10s, 1X par animal. – Prélèvement de sang par microcoupure de la queue, 10s, 13X par animal.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

•Elevage : La lignée murine utilisé dans ce projet est une lignée présentant un phénotype dommageable. •Régime riche en graisse : les animaux vont prendre du poids au fur et à mesure des semaines (jusqu’à 45 grammes) et devenir un peu moins actifs. •Injection intrapéritonéale : Causant une douleur légère due à la piqûre. •Microcoupure à la queue : Causera une douleur modérée au moment de la réalisation de la coupure. •Mise à jeun : Les animaux n’auront plus accès à la nourriture, ils pourront subir une gêne due à la sensation de faim. •Gavage : stress dû à la contention et à la sonde de gavage.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

L’ensemble des animaux sera mis à mort à la fin de la procédure afin de récupérer tous les prélèvements nécessaires pour mettre en oeuvre les trois grandes techniques qui nous sont indispensables à la compréhension des mécanismes que nous souhaitons explorer dans ce projet.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Pour réaliser les tests nécessaires et les techniques que nous souhaitons mettre en œuvre dans ce projet, les modèles in vivo sont indispensables. Le choix de la cible de notre protéine d’intérêt a été déterminé partir d’observations sur des cohortes humaines et confirmé sur des cultures cellulaires. Cependant l’étude in vitro seule ne permet pas d’obtenir un modèle physiologique d’obésité. Les modèles animaux sont donc nécessaires pour définir la réponse globale d’un animal à une situation physiopathologique. Les procédures expérimentales que nous souhaitons mettre en place ne peuvent donc pas être remplacées par d’autres méthodes expérimentales n’impliquant pas l’utilisation d’animaux vivants. En plus, les gènes impliqués dans l’obésité et le diabète jusqu’à présent identifiés sont conservés chez la souris et l’homme.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre de souris est réduit à son minimum. De nombreux tissus seront collectés après mis à mort, afin d’approfondir les études. Chaque souris génèrera donc de nombreuses informations.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Nous appliquerons strictement les points limites définis dans le projet et la douleur sera limitée à son maximum. Les souris seront sous surveillance journalière de la part de l’équipe professionnelle de zootechnie et une grille de score adaptée à la procédure est en place.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

La souris est un des modèles les plus appropriés pour l’étude de l’obésité et du diabète de type 2. Les procédures expérimentales ne peuvent être remplacées par d’autres méthodes qui n’impliquent pas l’utilisation d’animaux vivants. Les souris sont faciles à manipuler et la proximité du centre d’explorations fonctionnelles nous permet d’utiliser ce modèle dans des conditions d’élevage optimales. Les animaux seront mis à l’accouplement à partir de l’âge de 56 jours, qui correspond à l’âge de la maturité sexuelle. Les souris utilisées dans les procédures expérimentales seront âgées de 8 à 10 semaines au début du processus. Cet âge correspond à la maturité sexuelle des souris, donc à une stabilisation hormonale. Les souris utilisées pour les procédures expérimentales sont de souris adultes.