Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

3 000 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent des injections de bactéries multirésistantes dans l’abdomen, une première série servant à établir la dose qui tue la moitié des animaux, et 840 d’entre elles subissent en plus deux injections d’antigènes puis un prélèvement de sang par semaine sous anesthésie pendant quatre semaines. L’objectif déclaré est de tester sept anticorps et sept vaccins contre des bactéries que l’ONU et l’OMS classent comme prioritaires. Les souris encore vivantes sont gardées sept jours au plus après l’infection avant d’être tuées, et le porteur affirme que le recours au modèle animal est « indispensable » pour mesurer l’effet du traitement en présence d’un système immunitaire complexe.

NTS-FR-003737v1
Types de recherche
· Maladies infectieuses · Recherche appliquée · Troubles respiratoires ·
Mots-clés
Infection bactérienne, Immunothérapie, anticorps
Souris : 3000

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Les bactéries résistantes aux antibiotiques constituent aujourd’hui un problème de santé public mondial majeur menaçant en particulier le milieu hospitalier. A l’heure actuelle, il y a de moins en moins de nouveaux antibiotiques et de plus en plus de résistances aux antibiotiques. Il faut donc de nouveaux traitements efficaces contre ces infections dont les taux de mortalité sont de plus en plus élevés. Devant cette faille thérapeutique internationale, il est crucial d’orienter les recherches vers de nouvelles cibles et stratégies thérapeutiques comme l’immunothérapie (utilisation de vaccins et d’anticorps). Ce projet vise donc à tester un panel d’anticorps et de vaccins afin de lutter contre ces infections. Des souris seront utilisées pour tester ces nouveaux traitements. Ce projet couvre un domaine exceptionnellement large (l’antibiorésistance) concernant potentiellement toutes les bactéries provoquant des infections chez l’homme. L’efficacité de 7 anticorps ainsi que 7 vaccins sera testée contre les bactéries pathogènes classées comme prioritaires par l’ONU (Organisation des Nations Unies) et l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé. Les antibiotiques seront aussi testés dans ce projet. Il y aura d’abord une étude pilote sur un nombre restreint de souris afin de pouvoir définir la dose bactérienne provoquant la mort de 50% des animaux. Ensuite, les nouveaux vaccins et anticorps seront testés ainsi que leur efficacité à protéger les souris. Ce projet s’assurera aussi qu’il n’y a pas d’interférence entre l’immunothérapie et l’antibiothérapie.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ces travaux couplés à une étude in vitro permettront de déterminer précisément l’action favorable liée à l’utilisation de thérapies innovantes comme les anticorps monoclonaux ou polyclonaux ou des antigènes, en présence ou en absence d’une antibiothérapie lors d’une infection par des bactéries, y compris les bactèries multi-résistantes. Ces nouvelles thérapeutiques visent non seulement à lutter efficacement contre les infections causées par ces bactéries mais aussi à réduire la pression de sélection induite par les antibiotiques, ce qui permettra de diminuer l’émergence et la dissémination de la résistance aux antibiotiques.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

– 3000 souris recevront une injection intrapéritonéale 1 fois pour chaque concentration bactérienne testée, 3 fois pour chaque anticorps et 2 fois pour chaque antigène testé. Chaque injection durera quelques secondes. – 840 souris recevront une injection en sous-cutané des antigènes à deux reprises. Chaque injection durera quelques secondes – 840 souris seront anesthésiées pour les prélèvements sanguins une fois par semaine durant les prélèvements sanguins et chaque anesthésie durera moins de 3 min. – Le sang de 840 souris sera prélevé sous anesthésie générale une fois par semaine et pendant 4 semaines. Chaque prélèvement durera quelques secondes.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les souris vont développer des infections à des bactéries pathogènes notamment les bactéries multi-résistantes aux antibiotiques. Ces infections seront instaurées par injection en intrapéritonéale qui malgré tout reste une injection invasive pouvant causer un inconfort temporaire comme une faible douleur et un peu de stress. De plus, les infections peuvent provoquer une augmentation de la température corporelle, des difficultés respiratoires ou encore une perte de poids. Par ailleurs, certains lots de souris vont subir des anesthésies par inhalation de gaz qui peut causer des irritations des voies respiratoires temporaires comme la toux ou des mouvements de détresse ainsi que des risques de perturbation de la thermorégulation.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les souris survivantes seront mises à mort à la fin du projet car elles ne pourront pas rester en vie après une bactériémie.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Des études préliminaires in vitro ont permis d’établir les doses optimales d’anticorps à utiliser. Cependant l’emploi du modèle animal est indispensable afin d’étudier l’efficacité du traitement en présence ou en absence d’un système immunitaire complexe, l’impact du microbiote ou une antibiothérapie couplée à l’utilisation d’anticorps monoclonal ou polyclonal. De plus, s’agissant du développement d’une nouvelle stratégie curative l’expérience sur l’animal est justifiée avant l’application sur l’homme. Les souris seront utilisées pour étudier l’effet d’une immunothérapie sur la prévention et le traitement des infections bactériennes, où les mécanismes impliqués ne peuvent pas être modélisés de manière adéquate in vitro ou avec d’autres espèces.

2. Réduction

3R / Réduction :

Ce projet utilisera une lignée consanguine de mâles et de femelles dont le fond génétique est contrôlé et homogène pour minimiser la variabilité des phénotypes et donc le nombre d’animaux à utiliser. Il se limitera à l’étude des souches bactériennes les plus importantes en tant que souches multirésistantes aux antibiotiques. Le projet utilise pour chaque expérience le nombre minimal d’animaux permettant d’observer une différence significative. Selon l’expertise du laboratoire, il est estimé qu’une réponse sur un nombre de 10 animaux est suffisante pour obtenir une différence statistique.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Pour réduire le stress et l’angoisse des souris, de l’enrichissement sera ajouté dans chaque cage d’hébergement (coton et maison en carton). Les animaux seront hébergés en groupe de cinq maximum, dans des cages équipées afin d’offrir un environnement enrichi et approprié. Les souris auront un accès (à volonté) à l’eau et à la nourriture pour assurer leurs hydratations et leurs besoins nutritionnels. Une surveillance sera effectuée 1 à 2 fois par jour par les membres de ce projet ou le cas échéant par le personnel qualifié de l’animalerie. Afin de limiter au maximum les souffrances liées à la bactériémie, les souris seront gardées maximum 7 jours post-infection avant la mise à mort. Les prélèvements de sang seront faits sous anesthésie légères et peu invasives afin de minimiser le stress et la douleur lors des injections/prélèvements.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

La souris est un modèle animal bien établi et largement utilisé en recherche biomédicale en raison de sa génétique bien caractérisée et de sa similitude avec l’organisme humain en termes de physiologie et de pathologie. Ces caractéristiques permettent de réaliser des études reproductibles et de haute qualité, fournissant des résultats pertinents et transposables aux humains. De plus, la souris est reconnue comme un modèle d’infection systémique à E. coli et d’autres bactéries permettent de disséquer les mécanismes moléculaires et cellulaires sous-jacents aux maladies humaines. Nous utiliserons des animaux adultes âgés de 5 à 6 semaines.