Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Dix à douze prélèvements de sang hebdomadaires et jusqu’à huit séances d’imagerie sous anesthésie par animal : 1 856 souris vont être utilisées dans des procédures d’un niveau de souffrance modéré, toutes tuées entre la douzième et la quatorzième semaine suivant l’injection de cellules cancéreuses. Une partie reçoit ces cellules par voie intraveineuse, une autre sous la peau, pour reproduire les deux formes de la mastocytose. Le porteur signale que l’expansion des cellules dans la peau provoque des démangeaisons et que leur installation dans les membres inférieurs et le bassin gêne progressivement les déplacements, des mouvements d’étirement des pattes signalant selon lui une greffe qui prend. Il précise aussi que les souris d’élevage non utilisées sont tuées, en particulier les mâles, dont le taux de greffe est inférieur à celui des femelles.

NTS-FR-955771v1
Types de recherche
· Oncologie · Recherche fondamentale ·
Mots-clés
Maladie Multigénique, systémique, Cutanée, Leucémie
Souris : 1856

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Le projet vise à démontrer, chez l’animal, comment deux gènes mutés dans la même cellule contribuent au développement de la mastocytose, une maladie qui affecte plusieurs organes ou uniquement la peau. Nous pourrons ainsi valider les observations réalisées in vitro sur l’implication de nouveaux gènes dans la maladie et qui soulignent la nécessité de développer des traitements personnalisés ciblant les effets de ces gènes sur les patients. Avant de tester de nouveaux médicaments, il est crucial de comprendre comment ces gènes influencent la maladie.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Les résultats de ce projet confirmeront la nécessité de développer des thérapies personnalisées ciblant les dérégulations qui ont lieu chez les patients. La réalisation de ce projet est indispensable avant de prévoir l’étude pré-clinique qui consistera à tester l’efficacité de nouvelles drogues. Cette stratégie a démontré son efficacité dans notre précédente étude.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Une seule injection de cellules cancéreuses sera réalisée chez les souris, soit par voie intraveineuse (dans la veine) soit par voie sous-cutanée (sous la peau). L’injection, effectuée sous anesthésie générale dans les deux cas, dure seulement quelques secondes. Un petit échantillon de sang sera prélevé chaque semaine sur les souris ayant reçu une injection intraveineuse, avec un total de 10 à 12 prélèvements ; chaque prélèvement dure moins de 5 secondes. Ces animaux seront également examinés par imagerie 3 à 5 fois au total. Les deux méthodes d’analyse sont complémentaires pour le suivi précis de la cinétique de multiplication des cellules. Pour les souris ayant reçu une injection sous-cutanée, un seul prélèvement de sang sera réalisé à la 10ème semaine, pour vérification, car les cellules ne devraient pas migrer dans le sang. Le suivi de la greffe cutanée est fait par imagerie (8 au total). L’imagerie est réalisée sous anesthésie générale et dure maximum dix minutes.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

L’anesthésie générale provoque une baisse de la température corporelle, un assèchement des yeux et un stress dû à la manipulation. L’injection des cellules pourrait provoquer une douleur légère et de courte durée après le réveil. L’imagerie peut entrainer du stress et une gêne de courte durée liée à l’anesthésie. Les prélèvements de sang, bien que brefs et sous anesthésie, peuvent provoquer du stress et une douleur légère durant les minutes qui suivent le réveil. L’expansion des cellules au niveau cutané peut provoquer des démangeaisons. L’expansion des cellules préférentiellement au niveau des membres inférieurs et du bassin, peuvent entrainer une difficulté progressive de se mouvoir. Des mouvements d’étirements des pattes indiquent une greffe réussie qui évolue, à surveiller de près.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les animaux utilisés sont mis à mort entre la 12ᵉ et la 14ᵉ semaine suivant l’injection des cellules, ce délai correspondant au stade où la greffe est suffisamment développée pour permettre l’analyse des souris. Les animaux d’élevage non utilisés sont mis à mort, notamment les mâles en raison d’un taux de greffe inférieur à celui des femelles.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Au cours des trois dernières années, nos recherches en laboratoire ont cherché à comprendre comment certains gènes interagissent dans la mastocytose, un type de cancer qui peut se manifester soit dans plusieurs organes, soit uniquement sur la peau. Cependant, ces études en laboratoire ont leurs limites, car elles ne reproduisent pas entièrement les conditions réelles, où l’environnement autour des cellules joue un rôle crucial dans le développement du cancer, sa propagation et la résistance aux traitements. Les souris sont essentielles pour recréer, même partiellement, les conditions pathologiques chez les humains et pour explorer comment les gènes interagissent afin de tester de futurs traitements. Par exemple, pour mieux étudier la forme cutanée de la maladie, nous utilisons des souris sans poils. Ce modèle nous aide à suivre de près comment les cellules cancéreuses envahissent la peau, de manière similaire à ce qui se passe chez les patients.

2. Réduction

3R / Réduction :

Nous avons choisi deux types de souris pour notre étude en raison de leur pertinence pour notre travail et de leur utilisation fréquente en recherche. Le premier type nous aide à étudier le cancer quand il touche différents tissus dans le corps, tandis que le second est utilisé pour observer la forme du cancer qui se manifeste uniquement dans la peau. Grâce à notre expérience et aux informations recueillies de précédentes études, nous savons combien de cellules injecter, comment les tumeurs se développent avec le temps, à quelle fréquence nous devons prélever du sang, quand et comment réaliser l’imagerie et quand il est nécessaire de mettre fin à l’étude.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Dans le cadre de notre projet, nous mettrons en place des méthodes de raffinement qui visent à garantir que les modèles animaux sont traités de manière éthique et que leur bien-être est pris en compte. 1.Anesthésie pendant les procédures douloureuses d’injection ou de prélèvement de sang pour réduire la douleur et l’inconfort des animaux. 2.Monitoring de la santé : La surveillance régulière de la santé des animaux permet de détecter rapidement toute anomalie ou signe de détresse, ce qui permet une intervention précoce. 3. Enrichissement de l’environnement avec des éléments tels que des abris, des jouets, ou des matériaux à mâcher pour stimuler les comportements naturels et améliorer le bien-être des souris. 4.Protocoles de manipulation douce : Les procédures de manipulation des animaux doivent être effectuées avec précaution pour minimiser le stress, l’anxiété et la douleur. 5.Les étudiants travaillant avec les animaux sont formés pour mettre en œuvre les actes diminuant le stress. 6.Réduction du nombre d’animaux en utilisant le nombre minimal pour atteindre les objectifs du projet. 7.Respect les cycles circadiens et éviter les manipulations tardives.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Le modèle souris s’avère particulièrement approprié pour notre étude sur la mastocytose, car il répond à notre besoin de comparaison avec la pathologie observée chez les patients et repose sur des recherches préexistantes, éliminant ainsi la nécessité de mises au point supplémentaires. Les souris seront greffées entre 5 et 8 semaines d’âge. Les expériences antérieures montrent que ce stade est optimal pour une bonne prise de greffe dans les deux souches, bien qu’il soit possible de les greffer jusqu’à 12 semaines d’âge.