Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

1 800 souris génétiquement modifiées vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Chacune subit au sevrage, trois semaines après la naissance, une biopsie de la queue ou de l’oreille destinée à lire son génotype. Le projet ne produit pas de résultat par lui-même, il alimente d’autres travaux sur la leucémie en animaux porteurs des mutations recherchées, les souris étant décrites comme « prévues pour une utilisation continue dans divers projets scientifiques ». Sur le remplacement, le porteur indique que la culture cellulaire ne reproduit pas la complexité du microenvironnement tumoral, et il dit réfléchir à des méthodes moins invasives, par le poil, la salive ou les fèces, sans les avoir mises en place.

NTS-FR-051987v1
Types de recherche
· Maintien des lignées génétiquement modifiées · Oncologie · Recherche fondamentale ·
Mots-clés
génotypage, élevage, phénotype dommageable
Souris : 1800

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

L’objectif du projet est d’identifier en fonction de leur génotype les souris génétiquement altérées modèles d’étude du développement leucémique

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Nos travaux devraient permettre une meilleure compréhension des différents stades et acteurs de la leucémogénèse.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Prélèvement de queue, une seule fois. Prélèvement possible à l’oreille, une seule fois.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les nuisances sont celles liées au prélèvement de biopsie de queue pour génotypage: douleur légère et stress lié à la contention. Ces nuisances sont passagères et n’entrainent pas de complication majeure. Par ailleurs, la biopsie est toujours effectuée par du personnel expérimenté maîtrisant le geste, assurant une limitation efficace de ces nuisances. Pour le modèle de développement leucémique, les symptomes peuvent être observés au delà de 12 semaines. Ces souris seront alors observées régulièrement afin de détecter l’apparition éventuelle de signes d’affaiblissement (perte de poids, léthargie, dos courbé…). Enfin, pour les modèles immunodéficients, les animaux sont fragilisés d’un point de vue immunitaire, mais cela n’impacte pas leur bien être tant qu’ils sont maintenus dans des conditions d’hébergement adaptées.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les animaux sont prévus pour une utilisation continue dans divers projets scientifiques. La biopsie de queue ou d’oreille permet le génotypage et en fonction des croisement effectués permettra d’identifier les animaux utiles aux études.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

La caractérisation des évènements géniques impliqués dans le développement leucémique ne peut être réalisée que partiellement in vitro puisque les modèles de culture ne nous permettent pas encore de reproduire la complexité du microenvironnement tumoral (présence de tous les acteurs cellulaires impliqués et complexité 3D) même si nous travaillons en parallèle à les développer afin d’avoir recours aux animaux uniquement sur les dernières étapes de notre projet.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre d’animaux qui vont subir le prélèvement pour génotypage est réduit à son minimum: La production est lié aux besoins des projets scientifiques. Les schémas d’accouplement sont optimisés pour ne produire que des animaux « utiles » porteurs de modifications génétiques d’interet.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les souris sont prélevées au moment de leur sevrage et identification par bague à l’oreille, 3 semaines après la naissance. La réalisation de l’identification et du prélèvement au même moment permet de limiter les effets indésirables du prélèvement (une seule préhension). Le prélèvement de tissu est réalisé par une méthode éprouvée, précise, rapide et standardisée (biopsie de queue) de façon à limiter les effets indésirables (stress et douleur). En cas de signes de stress ou de douleur, du Douxocalm pourra être appliqué. Jusqu’à présent la méthode de biopsie de queue était la plus efficace pour identifier génétiquement les animaux. Cependant nous réfléchissons à mettre en place des méthodes alternatives moins invasives tel que le génotypage via prélèvement de poils, de salive ou de fécès. La difficulté d’une méthode non invasive est qu’elle soit applicable pour tous ce qui n’est pas le cas dans toutes les équipes de recherche. Les souris présentant une immunodéficience ont besoin d’un hébergement en portoirs ventilés sous un statut sanitaire SPF. Celles-ci, ainsi que l’ensemble des élevages de cette demande sont maintenus en portoirs ventilés.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Le modèle murin est le plus utilisé actuellement pour étudier le microenvironnement tumoral. De nombreux outils sont disponibles pour l’étude des structures anatomiques, cellules, et gènes dans cette espèce (anticorps, séquence de référence…). De plus le modèle que nous utilisons mime de façon remarquable le développement leucémique humain avec une acquisition de mutations secondaires identiques ou avec des effets similaires que chez l’homme. Les souris sont prélevées au moment de leur sevrage et identification par bague à l’oreille, 3 semaines après la naissance. La réalisation de l’identification et du prélèvement au même moment permet de limiter les effets indésirables du prélèvement (une seule préhension). En cas de problème technique sur le prélèvement (défaut d’extraction de l’ADN par exemple), un deuxième prélèvement pourra être réalisé entre 5 et 12 semaines.