Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

1 140 souris sans poils vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles sont exposées aux ultraviolets B trois fois par semaine pendant trente semaines, jusqu’à développer des tumeurs de la peau, et reçoivent jusqu’à 210 injections quotidiennes dans l’abdomen ou 90 injections d’anticorps. Le porteur décrit des rougeurs, des irritations, de rares ulcérations et des tumeurs « généralement bien tolérées », tout en admettant que des masses de taille importante peuvent gêner les déplacements. Il indique avoir choisi une souche dépourvue de poils pour éviter le rasage et garantir une exposition uniforme, et affirme que les modèles in vitro déjà utilisés ne reproduisent pas la complexité des tissus vivants.

NTS-FR-087234v1
Types de recherche
· Oncologie · Recherche fondamentale ·
Mots-clés
Cancer de la peau, Inflammation, Cellules immunitaires
Souris : 1140

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Ce projet vise à mieux comprendre comment certaines molécules de l’immunité innée, un système de défense naturel du corps, peuvent contribuer à l’aggravation des cancers de la peau. Nous nous concentrons sur des traitements potentiels pour ralentir ou stopper la progression tumorale. Les recherches portent sur des cancers de la peau causés par des expositions prolongées aux Ultraviolets B, qui sont un facteur clé du développement de ce type de cancer chez l’être humain. En laboratoire, nous avons observé que certaines molécules de l’immunité innée favorisent le développement des tumeurs. Nous voulons maintenant confirmer ces résultats en utilisant un modèle chez la souris, ou les souris sont exposées aux Ultraviolets B trois fois par semaine pendant 30 semaines (à raison de 2 minutes par exposition) afin de tester différentes drogues capables d’inhiber ces molécules. L’objectif final est de vérifier si ces traitements peuvent réduire efficacement la progression des cancers de la peau, ouvrant ainsi la voie à de nouvelles options thérapeutiques pour les patients.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Si ce projet aboutit, il pourrait ouvrir de nouvelles perspectives thérapeutiques pour traiter les cancers de la peau et, plus largement, améliorer la compréhension des mécanismes qui favorisent le développement des tumeurs dans d’autres maladies. Les résultats pourraient permettre de développer des traitements ciblant des molécules spécifiques de l’immunité innée, offrant ainsi des options innovantes pour ralentir ou stopper la progression des cancers. De plus, ce projet contribuera à enrichir les connaissances scientifiques sur le rôle de ces molécules dans la formation des tumeurs, ce qui pourrait bénéficier à la recherche sur d’autres types de cancers.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

– Injections intrapéritonéale : 20 secondes x nombre d’injection (quotidien pour les inhibiteurs soit 210 injections, 3 fois par semaine pour les anticorps, soit 90 injections) par animal. Une rotation des sites d’injections sera effectuée à chaque injection. – Manipulation pour prise de poids : 15 secondes par animal, ce qui est le temps nécessaire pour prendre la souris, la poser sur la balance, reporter son poids et la reposer dans sa cage.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Dans le cadre de cette étude, certaines interventions peuvent entraîner des effets indésirables sur les animaux. L’exposition répétée aux UVB peut provoquer des rougeurs ou des irritations cutanées, et des ulcérations superficielles peuvent apparaître dans de rares cas. Les tumeurs cutanées développées dans ce modèle sont généralement bien tolérées. Cependant, elles peuvent, dans certains cas, entraîner un inconfort, pouvant se manifester par une modification de la posture ou une réduction de l’activité. Des tumeurs de taille importante pourraient également affecter les déplacements des animaux. Les injections intrapéritonéales prévues dans le protocole peuvent provoquer des réactions locales comme des rougeurs temporaires. Par ailleurs, en réponse à l’exposition aux UVB et à l’évolution tumorale, certains animaux pourraient présenter une perte d’appétit ou une réduction de leur activité.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

À l’issue de chaque procédure, les animaux seront mis à mort pour permettre le prélèvement des tumeurs et l’analyse post mortem des échantillons. Les tumeurs primaires, ainsi que les tissus environnants, seront prélevées pour des analyses histologiques et biochimiques afin de répondre aux objectifs scientifiques du projet. Les critères d’analyse incluront : 1. La taille et le nombre des tumeurs pour évaluer la progression tumorale. 2. La présence de cellules immunitaires dans les lésions tumorales, afin de confirmer leur implication dans le développement des cancers. 3. La fibrose tumorale, qui correspond à l’épaississement et au durcissement des tissus autour de la tumeur, pour comprendre comment ces transformations du tissu peuvent favoriser la croissance et la progression de la tumeur. Ces analyses permettront de valider ou d’infirmer les hypothèses du projet, notamment en ce qui concerne l’efficacité des inhibiteurs et anticorps testés pour ralentir ou stopper la progression des tumeurs. En résumé, la mise à mort des animaux est essentielle pour atteindre les objectifs expérimentaux, tout en garantissant que les animaux ne subissent aucune souffrance inutile à l’issue de la procédure.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Pour comprendre le développement des cancers de la peau, nous avons d’abord utilisé des modèles en laboratoire sans recours aux animaux (modèles in vitro). Ces travaux ont montré que certaines cellules du système immunitaire, appelées neutrophiles, jouent un rôle dans la progression des tumeurs. Cependant, ces modèles ne permettent pas de reproduire la complexité des interactions qui existent dans les tissus vivants, comme celles entre les cellules cancéreuses, les cellules immunitaires et les modifications des tissus environnants. C’est pourquoi l’utilisation d’animaux est nécessaire pour ce projet.

2. Réduction

3R / Réduction :

Nous avons soigneusement calculé le nombre minimum d’animaux requis pour obtenir des résultats fiables. Les tests statistiques préalables et les données obtenues en laboratoire nous ont permis d’optimiser le design expérimental afin de limiter l’utilisation des animaux tout en garantissant la validité scientifique. De plus, des résultats déjà publiés sur des modèles similaires nous aident à prévoir la progression de la maladie, réduisant ainsi le nombre de souris nécessaires. Ainsi un nombre de 10 souris par groupes sera nécessaire pour tester nos hypothèses. Un total de 1140 souris sera ainsi utilisé pour tester toutes nos hypothèses scientifiques.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Des mesures spécifiques seront mises en place pour garantir le bien-être des animaux tout au long de l’expérience. Les souris utilisées seront hébergées dans des conditions optimales, dans des cages ventilées et enrichies, afin de minimiser leur stress. Les manipulations, comme les injections, seront effectuées avec soin, souvent sous anesthésie pour réduire la douleur. Une surveillance régulière (trois fois par semaine) permettra de détecter rapidement tout signe de mal-être, et une fiche d’évaluation sera utilisée pour assurer un suivi rigoureux. Si un point limite est atteint, l’animal sera immédiatement retiré de l’étude de manière éthique.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Nous cherchons à comprendre le rôle système immunitaire, dans le développement de certains cancers de la peau. L’utilisation de souris comme modèle d’étude est pertinente car elles partagent de nombreuses similitudes avec l’être humain, notamment dans leur réponse immunitaire et leur réaction au stress causé par les ultraviolets. Nous avons choisi une souche de souris sans poils, particulièrement adaptée aux études d’exposition chronique aux ultraviolets. Leur absence de poils permet une exposition uniforme à la lumière, évitant ainsi le stress lié à des manipulations supplémentaires comme le rasage. Ces souris sont également connues pour leur sensibilité à développer des cancers sous l’effet des ultraviolets, ce qui garantit des résultats fiables et reproductibles. L’exposition aux ultraviolets sera réalisée sur des souris âgées de 7 à 9 semaines, une période correspondant à leur maturité physique initiale. Cela permet de reproduire des conditions similaires à celles observées chez l’adulte humain, où les mécanismes de développement des cancers de la peau sont comparables. Nous nous concentrons uniquement sur l’étude de ces cancers chez l’adulte, car les réactions tumorales et immunitaires diffèrent chez les jeunes ou les animaux âgés. Les prélèvements des tumeurs auront lieu au plus tard 30 semaines après le début des expositions (a raison de 3 expositions de 2 minutes par semaine) ou dès que des critères définis dans le protocole seront atteints. Les souris seront euthanasiées avant tout prélèvement, conformément aux normes éthiques en vigueur. Ce modèle garantit une étude rigoureuse des mécanismes liés aux cancers de la peau, tout en permettant des résultats applicables à la physiopathologie humaine.