Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Produire des anticorps et des tissus pour valider les tests in vitro d’un industriel du vaccin : 1 000 animaux vont être utilisés dans ce seul but, 500 souris, 200 lapins, 100 rats, 100 cochons d’Inde et 100 hamsters dorés, dans des procédures d’un niveau de souffrance léger à modéré. Les animaux immunisés reçoivent des antigènes ou des germes entiers, par voie intramusculaire le plus souvent, ce qui peut provoquer rougeur, gonflement, durcissement des tissus, poils hérissés, hyperthermie et baisse de réactivité. Le porteur affirme qu’aucune méthode in vitro ne reproduit la complexité des réponses immunes et que le recours à l’animal de laboratoire « s’avère donc indispensable ». Vingt lapins seront réutilisés et quarante proposés à l’adoption sous réserve d’un avis vétérinaire, les autres animaux étant tués pour prélèvement d’organes ou parce que les volumes de sang prélevés ne permettent pas de les maintenir en vie.

NTS-FR-374982v1
Types de recherche
· Maladies infectieuses · Recherche appliquée ·
Mots-clés
Produits d'origine animale, Réactifs, Anticorps polycolonaux, candidats vaccins et anticorps, immunogénicité
Souris : 500
Rats : 100
Cochons d'Inde : 100
Hamsters dorés : 100
Lapins : 200

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Ce projet a pour objectif d’assurer la fourniture des tissus et réactifs d’origine animale nécessaires à la réalisation des projets de Recherche et Développement (R&D). Les tests de R&D permettent le développement de nouveaux vaccins de haute qualité et répondent ainsi à des besoins médicaux non satisfaits. Les tissus (sang, fluide, peau…) et réactifs (anticorps polyclonaux, cellules immunes spécifiques …) seront issus d’études in vivo, pour les tissus sur animal non immunisé et pour les réactifs sur animal immunisé. Ils sont nécessaires pour la mise en œuvre de tests in vitro (permettant l’analyse de la réponse humorale telle que les techniques immunoenzymatiques, ou la réponse cellulaire telle que les techniques de cytométrie ou d’histochimie). Les tissus ou réactifs seront des contrôles positifs ou négatifs, ils permettent de valider l’ensemble des expérimentations que cela soit intra- ou inter-tests.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Les tissus et réactifs issus d’études sur animal seront utilisés pour mettre en place et valider les techniques in vitro afin d’étudier les réponses immunes qui sont essentielles pour évaluer les candidats vaccins ou anti-infectieux. Les bénéfices attendus pour ce projet sont la mise sur le marché ou l’utilisation en essai clinique, de différentes préparations vaccinales ou de traitements anti-infectieux. La découverte de nouveaux candidats permettra de lutter contre des maladies pour lesquelles il n’existe pas de thérapies ou de prophylaxies suffisamment efficaces, et de sauver ainsi des vies humaines dans le monde.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les études de production de tissus ou réactifs consistent à administrer ou non des antigènes ou germes entiers dont la dose peut être unique ou multiple sous différentes voies d’immunisation en vue de générer des anticorps polyclonaux ou cellules immunes spécifiques qui serviront de réactifs positifs ou négatifs dans le développement de test nécessaire à l’évaluation des candidats vaccins ou thérapeutiques. Plusieurs voies d’administration peuvent être utilisées, la voie intramusculaire étant majoritairement utilisée. Ces différents types d’injection durent moins d’une minute.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Dans le cas de la production de tissus, les nuisances attendues sont liées au mode de prélèvement et sont à priori de gravité légère : isolement de moins de 30 min pour un prélèvement de fèces piqûre pour un prélèvement sanguin sur animal vigile, prélèvement cutané (biopsie) sous anesthésie et analgésie. Dans le cas de la production de réactifs, l’administration des antigènes, des germes entiers ou inactivés en présence d’adjuvant ou non peut générer des signes cliniques légers avec réactogénicité locale avec principalement de l’érythème, voire parfois un gonflement et une induration des tissus, rarement des poils hérissés et une perte de poids transitoire de moins de 10%, et pouvant aller jusqu’à des signes plus modérés pour la production de certains anticorps polyclonaux avec des produits induisant une réaction inflammatoire connue avec des poils hérissés, une baisse d’activité modérée, hyperthermie, faiblesse de la réactivité.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les animaux pour lesquels les volumes sanguins prélevés permettent le maintien en vie seront réutilisés ou adoptés. Dans le cadre de volumes sanguins plus important et des prélèvements d’organes, les animaux seront euthanasiés. Le placement des animaux n’ayant pas fait l’objet ni d’un prélèvement terminal ni d’une injection par un germe entier sera possible et analysé au cas par cas sous réserve que : – l’état de santé de l’animal, certifié par un vétérinaire, le permette ; – il n’existe aucun danger pour la santé publique, la santé animale et l’environnement – des mesures appropriées aient été prises pour préserver son bien-être.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Les produits d’origine animale sont utilisés uniquement lorsque des produits fabriqués in vitro (anticorps monoclonaux par exemple) ne sont pas disponibles ou adaptés à l’utilisation visée. De plus, à ce jour, il n’existe pas de méthodes alternatives in vitro pour reproduire la complexité des réponses immunes. Ainsi, les anticorps générés in vivo sont polyclonaux et couvrent une multitude d’épitopes dont certains ont un rôle clé dans l’immuno-protection, cette couverture restant beaucoup plus restreinte en utilisant une combinaison d’anticorps monoclonaux non-dérivés d’animaux. Le recours à l’animal de laboratoire s’avère donc indispensable.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre d’animaux utilisés est calculé au plus juste de façon à répondre aux besoins de tests sur la période (quantité de réactifs). Ce calcul tient compte des durées de péremption des produits mais aussi des évolutions technologiques pour les tests considérés. Les personnes utilisant ces réactifs sont sensibilisées sur leur origine animale et la nécessité de gérer au mieux les stocks.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les animaux sont hébergés en groupe dans des locaux appropriés au sol (lapins), dans des modules (lapins, cobayes) ou dans des cages (souris, hamsters, cobayes) contenant des enrichissements conformément aux standards réglementaires. Pour chaque étude, une période d’acclimatation est prévue et permet de diminuer le stress des animaux avant les manipulations. L’ensemble des contentions et des gestes techniques sont réalisés par du personnel qualifié. Les médications utilisées pour supprimer la douleur sont l’anesthésie couplée à des analgésiques. Suivant l’application, des points limites avec une grille d’évaluation sont mis en place, dans le cas d’un degré de gravité modéré, portant sur plusieurs paramètres physiques (l’aspect général, les signes neurologiques, la réactivité et les signes respiratoires). En 2019, le Comité d’Ethique de l’entreprise a revu une Position Institutionnelle encadrant l’utilisation de l’adjuvant de Freund pour la génération d’anticorps polyclonaux et définissant la politique de l’entreprise sur ce sujet. Ainsi, l’Adjuvant Complet de Freund (ACF) est proscrit de tous nos tests en R&D. D’autres adjuvants moins réactogènes sont utilisés. En fonction des procédures réalisées et des traitements administrés pour la production de réactifs (produit de classe 1 non infectieux par exemple), les animaux peuvent être proposés à l’adoption.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Le modèle animal utilisé est sélectionné en fonction des antigènes évalués, de la réponse immune analysée et des données de la littérature ou des connaissances scientifiques. Plusieurs critères entrent en ligne de compte pour le choix de l’espèce, voire de la souche : – développant une maladie et/ou une réponse immunitaire similaire à l’homme – type d’antigènes : protéines, polysaccharides, pathogènes (vivants, atténués, non réplicatifs ou inactivés), acides nucléiques, anticorps en présence d’adjuvant ou non. D’autres aspects techniques sont aussi à prendre en compte : âge et taille des animaux (voie ou volume administrés, volume de prélèvement…), disponibilité des outils immunologiques adaptés à l’espèce (cytokines, marqueurs cellulaires…). Les souris transgéniques constituent une opportunité unique pour étudier les mécanismes d’actions et les voies associées à la réponse immunitaire et à la protection. Elles seront à phénotype non dommageable et ne nécessiteront pas de génotypage. Dans la plupart des protocoles, les rongeurs et les lapins sont tous utilisés après sevrage au stade adulte pour que leur système immunitaire soit mature.