Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Ces souris naissent dans un élevage de lignées génétiquement modifiées, et 1 873 d’entre elles rejoindront les cohortes de projets déjà autorisés. 13 344 souris au total vont être utilisées, dont 4 160 sous anesthésie sans réveil, 8 010 dans des procédures d’un niveau de souffrance léger et 1 174 d’un niveau modéré. L’acte déclaré consiste en une biopsie d’oreille de deux millimètres prélevée en deux secondes sur des souriceaux de 7 à 12 jours, sans anesthésie, le porteur jugeant la douleur et le stress « minimes ». Les reproducteurs sont tués vers douze mois ou dès que leur fécondité baisse, les femelles gestantes et leurs embryons pour prélever des tissus, et le porteur précise que ces « organismes génétiquement modifiés » ne peuvent pas être adoptés.

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Nos recherches portent principalement sur deux maladies héréditaires rares qui touchent plusieurs organes, notamment le cervelet, la moelle épinière, certains nerfs, le cœur et les muscles. Elles sont causées par des mutations dans des gènes qui codent pour des protéines essentielles à la fonction mitochondriale (organelle qui produit l’énergie de la cellule). Pour mieux comprendre ces maladies et tester de nouveaux traitements, nous avons créé des souris génétiquement modifiées qui reproduisent ces troubles. Nos précédents travaux ont déjà permis d’importantes avancées, notamment en explorant des pistes de thérapies géniques et médicamenteuses. Afin de poursuivre ces recherches, nous devons génotyper les souris nécessaires au maintien des lignées et aux projets en cours. Nous réalisons également des prélèvements de tissus embryonnaires, qui nous permettent d’étudier en laboratoire les mécanismes de la maladie et d’évaluer l’efficacité de nouvelles molécules thérapeutiques. Ce projet a donc pour objectif de génotyper et d’analyser des animaux génétiquement modifiés et de réaliser des cultures cellulaires à partir d’échantillons embryonnaires, dans le but de mieux comprendre ces pathologies et d’avancer vers de nouvelles solutions thérapeutiques.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

L’étude de modèles pour ces maladies neurologiques est essentielle pour mieux les comprendre et développer de futurs traitements. Grâce à ces recherches, plusieurs avancées sont attendues : 1. Une meilleure compréhension des mécanismes biologiques impliqués dans ces maladies rares. 2. Une meilleure connaissance des effets de ces maladies sur différents organes du corps. 3. Le développement de modèles cellulaires permettant de tester de nouvelles molécules thérapeutiques. 4. L’identification de nouvelles cibles et, potentiellement, de futurs traitements. Ces travaux sont une étape clé pour progresser vers des solutions thérapeutiques adaptées aux patients concernés.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Prélèvement d’une biopsie d’oreille de 2 mm maximum sur animaux vigiles ayant 7 à 12 jours (manipulation nécessitant 2 secondes par individu).

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Pour identifier les gestations et prélever des tissus embryonnaires, les femelles sont régulièrement pesées et manipulées. Ces manipulations entraînent un stress modéré mais de courte durée, qui diminue progressivement à mesure que les animaux s’habituent à l’expérimentateur. Certaines lignées de souris peuvent présenter un retard de croissance dès la naissance. Ce retard reste stable au fil du temps et n’affecte pas leur bien-être dans les conditions d’élevage du laboratoire. D’autres lignées peuvent montrer des signes plus marqués, comme des difficultés de mouvement.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les animaux utilisés dans ce projet sont des organismes génétiquement modifiés qui ne peuvent être adoptés. Après génotypage, les animaux porteurs d’un génotype d’intérêt alimenteront les cohortes expérimentales de projets déjà acceptés (1873 animaux) tandis qu’une partie des animaux porteurs d’un génotype non d’intérêt servira à la reproduction au sein des lignées. Donc 1873 animaux seront en utilisation continue. Les femelles et les embryons seront mis à mort pour prélèvements de tissus désirés. Les animaux reproducteurs âgés seront mis à mort lorsque leur âge approchera 12 mois ou si une baisse importante de la fécondité est constatée.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Ces formes rares de maladies neurologiques sont encore mal comprises, et les recherches se poursuivent pour mieux caractériser ces maladies. Certaines interactions complexes entre les cellules du cerveau et de la moelle épinière, comme celles entre neurones et cellules gliales, ne peuvent pas être reproduites en laboratoire sur des cellules isolées ou par des simulations informatiques. C’est pourquoi l’utilisation de modèles animaux est essentielle : elle permet d’étudier les mécanismes de la maladie et de tester de nouvelles approches thérapeutiques. En parallèle, notre équipe développe des alternatives comme la culture de cellules dérivées de patients ou de modèles spécifiques en laboratoire. Ces approches permettent d’explorer certains aspects de la maladie sans utiliser d’animaux. Cependant, à ce jour, elles ne peuvent pas encore remplacer complètement les modèles animaux, qui restent indispensables pour comprendre l’évolution des symptômes et évaluer les traitements potentiels.

2. Réduction

3R / Réduction :

Pour mener nos recherches, nous appliquons une gestion rigoureuse du nombre d’animaux utilisés. Nous veillons à limiter le nombre d’animaux nécessaires en organisant les croisements et en sélectionnant les reproducteurs de manière optimisée. Lorsque c’est possible, les mêmes reproducteurs sont réutilisés. Les modèles animaux sont utilisés uniquement lorsque cela est indispensable pour nos études en cours. Nous ajustons le nombre d’animaux en fonction des analyses nécessaires et utilisons des calculs statistiques pour garantir les résultats scientifiques en utilisant le nombre minimum d’animaux. De plus, nous utilisons des souris des deux sexes, ce qui permet de réduire le nombre de portées nécessaires. Nous limitons les prélèvements de tissus et les analyses génétiques en mettant en place des stratégies d’accouplement adaptées. Les tissus issus des animaux sont systématiquement conservés dans une biobanque et partagés avec d’autres projets de recherche compatibles, maximisant ainsi leur utilité. Nous avons mis en place un programme de cryoconservation pour éviter de maintenir des lignées qui ne sont pas utilisées activement dans nos études. Cela nous permet de ne pas conserver des animaux plus de 9 mois si leur utilisation n’est pas nécessaire.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Pour réaliser les analyses génétiques nécessaires sur les animaux, une petite biopsie de l’oreille (2 mm maximum) sera prélevée. Cette méthode permet d’éviter les infections couramment associées aux bagues numérotées. Le prélèvement est rapide (environ 2 secondes par animal), réalisé par du personnel formé, et n’implique pas d’anesthésie. La douleur et le stress sont minimes. Lorsque cela est possible, le prélèvement sera repoussé jusqu’à 12 jours, sauf en cas de besoin de résultats urgents (par exemple, pour utilisation à 10 jours de vie). Les techniques de prélèvement non invasives, comme la collecte de poils, ne sont pas adaptées pour un grand nombre d’animaux en raison des risques de contamination des échantillons. Toutefois, elles seront privilégiées lorsque des analyses répétées seront nécessaires. Pour les animaux de petite taille ou ayant des difficultés à se déplacer, de la nourriture en gel sera ajoutée dans la cage afin d’assurer une alimentation correcte. Des points limites stricts et spécifiques au projet ont été mis en place. Des enrichissements pourront également être proposés pour améliorer leur confort. Lorsque cela est possible, les mâles reproducteurs seront placés avec leurs descendants après le sevrage pour limiter leur isolement. De plus, certains animaux non destinés aux expériences seront conservés afin d’accompagner les animaux d’intérêt et éviter qu’ils restent seuls avant leur utilisation.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Nos projets ont pour but de mieux caractériser deux maladies neurologiques rares, dont la complexité ne peut pas être reproduite par des modèles alternatifs. La souris présente plusieurs avantages pour nos travaux : – Une physiologie comparable à la physiologie humaine. – Un développement embryonnaire et post-natal rapide, qui permet d’obtenir des cohortes en quelques semaines – La petite taille des animaux est adaptée aux travaux en histologie – La possibilité de modifier l’expression de gènes par croisement de lignées transgéniques existantes Les animaux seront sélectionnés à l’âge de maturité sexuelle (6 semaines pour les mâles, 8 semaines pour les femelles). Les individus reproducteurs seront utilisés jusqu’à 12 mois ou jusqu’à production de 6 portées maximum (sauf si ces derniers présentent une baisse de la fertilité avant ces deux repères). Les tissus embryonnaires sont prélevés à différents stades de vie (entre 13.5-18.5 jours) selon les projets et les lignées.