Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Tester si un composé qui désintègre la membrane des cellules retient mieux son effet antitumoral une fois mélangé à un hydrogel visqueux : 140 souris vont être utilisées pour cela, toutes tuées à l’issue, dans des procédures d’un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une à deux injections de cellules tumorales sous la peau, puis trois injections du traitement sur trois jours, et sont manipulées tous les trois jours pour mesurer la tumeur. La croissance tumorale peut provoquer une gêne mécanique et une perte de poids modérée. Le porteur qualifie l’association de très prometteuse et espère prouver son efficacité chez les patients, tout en justifiant l’expérimentation par l’impossibilité actuelle de reconstituer un système immunitaire in vitro.

NTS-FR-493196v1
Types de recherche
· Oncologie · Recherche fondamentale ·
Mots-clés
Cancer, Lymphocyte T
Souris : 140

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Le développement d’inhibiteurs des points de contrôle immunitaire (ICIs) est une des principales avancées dans le traitement contre le cancer. Ils permettent de stimuler les Lymphocytes T qui vont s’infiltrer dans la tumeur et tuer les cellules cancéreuses. Cependant, un nombre limité de patients présentent une réponse durable à ce type de traitement, majoritairement dû à un manque d’infiltrat de cellules T dans les tumeurs de beaucoup de patients. Des composés ont donc été développés ; leur mode d’action est simple : ils désintègrent la membrane plasmique des cellules. Cela entraîne la libération de signaux de danger ainsi qu’un large spectre d’antigènes tumoraux, qui vont activer notamment les cellules dendritiques. Cette activation va stimuler l’afflux de cellules T dans la tumeur. Notre composé fait partie des derniers composés développés et est conçu pour traiter localement des tumeurs profondes. Il a montré un fort pouvoir anti-cancéreux dans une grande variété de modèles expérimentaux, tel que le cancer du foie ou il stimule l’infiltration des lymphocytes T. Dans des modèles expérimentaux, il s’est avéré sûr et bien toléré. Pour l’améliorer, il a été associé à un hydrogel, augmentant ainsi la rétention du médicament dans la tumeur (en raison de la viscosité de l’hydrogel). Nous souhaitons donc vérifier si notre composé associé à l’hydrogel améliore son effet anti-tumoral.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Notre composé couplé a un hydrogel est très prometteur. En effet, l’hydrogel, avec sa viscosité, retiendra le composé dans la tumeur et devrait donc permettre d’améliorer ses effets. Sur le long terme, nous espérons pouvoir prouver son efficacité sur les patients en étude clinique et l’utiliser sur toutes les tumeurs solides de façon ciblée et très efficace, par la suite.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les souris recevront une à deux injections en sous cutanée de cellules tumorales (2min) sous anesthésie générale puis trois injections de traitements sous anestrhésie locale (durée moins d’une minute sur 3 jours). Ils seront manipulés brièvement (

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

La manipulation et la contention peut stresser transitoirement et légèrement les animaux. Il peut apparaitre une irritation au niveau du point d’injection induisant un prurit léger. La croissance des tumeurs peut provoquer une gêne mécanique et induire une perte de poids modérées.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Tous les animaux du projet seront euthanasiés afin de prélever les différents organes pour analyses biochimiques, histologiques, métaboliques.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Ce projet ayant pour objectif de tester si nos composés induisent une réduction de la croissance tumorale avec une activation du système immunitaire (afflux de lymphocyte T), il est nécessaire d’utiliser un modèle mimant le plus fidèlement possible l’environnement tumoral et le système immunitaire. Il est actuellement impossible de reconstituer un système immunitaire in vitro/ex vivo du fait de sa complexité. Il est donc absolument nécessaire pour ce projet d’utiliser un modèle in vivo.

2. Réduction

3R / Réduction :

Une analyse statistique a été effectuée afin de calculer le nombre d’animaux nécessaires. Des méthodes statistiques seront utilisées pour analyser les résultats obtenus. Les expérimentations seront regroupées au maximum afin de réduire le nombre d’animaux contrôles. Plusieurs tissus seront prélevés et soumis à diverses analyses (immunologiques, histologiques ou de biologie cellulaire et moléculaire) pour extraire le maximum de données de chaque expérimentation. Ces tissus seront également partagés avec nos collaborateurs dans le but de réduire le nombre d’animaux utilisés. Le nombre d’animaux nécessaire a été calculé avec une approche statistique.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les manipulations seront réalisées dans le souci constant de réduire au maximum l’inconfort et la souffrance des animaux (points limites surveillés, utilisation de cages préchauffées et de lampes chauffantes. Les injections seront réalisées après anesthésie générale. Une analgésie sera mise en place si nécessaire. La mise en place d’une grille de suivi stricte des points limites permettra d’éviter au maximum le stress et/ou la douleur au cours de l’expérimentation, des critères d’arrêt précoces de souffrance ont été définis et seront strictement appliqués. Les animaux seront observés quotidiennement afin de détecter tous changements.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Le choix de la souris pour la réalisation des expériences envisagées se justifie par plusieurs raisons : D’une part, la souris est l’animal dont la génétique est la mieux connue et d’autre part, notre centre de recherche utilise principalement des souris ce qui offre de nombreux avantages en termes d’élevage, d’animaleries, d’expertise en techniques d’expérimentation animale ainsi que le suivi microbiologique et vétérinaire des animaux. Par ailleurs, la souris est un animal très utilisé en laboratoire, de nombreuses données sont déjà accessibles et utilisables ce qui permet de réduire le nombre d’animaux nécessaire. La méthodologie envisagée est d’une mise en place relativement aisée sur ce type d’animal et nous avons acquis une pratique expérimentale sur cette espèce. Les animaux seront utilisés à 7 semaines afin de disposer d’un organisme avec un processus de développement terminé et un système immunitaire mature.