
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 2025-08-25 00:00:00
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-565277)
Une tonte, une injection de cellules tumorales tuées dans le flanc gauche sous anesthésie, puis huit jours plus tard une injection de cellules cancéreuses vivantes dans le flanc droit sur animal vigile, 70 souris subissent cette séquence, dans des procédures d’un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l’issue pour analyser leurs tumeurs. Les cellules viennent d’un adénocarcinome du pancréas de souris, modifié pour qu’on puisse en déclencher la mort à volonté. L’hypothèse testée est qu’une mort cellulaire inflammatoire vaccine l’organisme contre la tumeur qui suit. La croissance tumorale est mesurée au pied à coulisse pendant 28 jours, et le porteur annonce des points limites établis sans indiquer à quelle taille de tumeur ils se déclenchent.
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Afin de tester l’effet vaccinal d’une mort inflammatoire des cellules issues d’adénocarcinomes du pancréas (PDAC) murines, sur l’induction d’une immunitée anti-tumorale, nous avons introduit dans une lignée de PDAC ( isolées de tumeurs d’animaux mutants portant les mutations sur l’oncogène K-ras et le gène suppresseur de tumeur TP53) une construction permettant d’actionner la mort des cellules sur commande. Sept jours après leur acclimatation, les souris sauvages seront injectées en sous-cutanée avec ces cellules qui auront été préalablement stimulées à mourir puis 8 jours plus tard les cellules PDAC vivantes seront injectées dans le flanc droit des souris. La croissance tumorale sera suivie sur 28 jours avec un pied à coulisse en mesurant la longueur et la largeur de la masse tumorale.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Ce projet permettra de déterminer si la mort inflammatoire des cellules de PDAC active une réponse immunitaire contre la tumeur en fournissant à la fois les signaux inflammatoires et l’antigène tumoral. Si cette hypothèse est validée par ce test, elle ouvrira la voie d’une étude plus complète sur la séquence de recrutement et d’activation des cellules immunitaires dans ce contexte précis, mais également au développement d’approche thérapeutique basée sur l’outil que nous avons déveoloppé et qui permettra de tuer les cellules cancéreuses de patients de façon ciblée.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Les animaux recevront une ou deux injections en sous-cutanée précédées d’une tonte à une semaine d’intervalle l’injection flanc gauche aura lieu sous anesthésiant l’injection flanc droit aura lieu sur animal vigile.Le geste dure moins d’une minute
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Différentes nuisances peuvent être attendues : Stress liés à la contention des animaux et l’injection, et une douleur est éventuellement possible liée à l’injection des cellules mortes et à la pousse tumorale
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Les animaux entrés dans la procédure développeront des tumeurs. Ils ne pourront pas être ré-utilisés, ils seront mis à mort, et les tumeurs seront collectés pour une analyse anatomopathologique.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Nous avons généré des données solides in vitro en démontrant l’activation des cellules immunitaires humaines qui nécessitent une validation in vivo. A ce jour, pas de méthode alternative possible que le modèle animal car nous avons besoin de tous les acteurs de la réponse immunitaire pour évaluer la réponse anti-tumorale. Néanmoins nous travaillons en parallèle à mettre au point des modèles cellulaires 3D humains dans le but de remplacement futur.
2. Réduction
L’effet minimal souhaité de l’approche vaccinale serait une réduction de 50% de la pousse tumorale. Le nombre d’animaux nécessaire à la réalisation de l’expérience a été calculé sur la base d’un test statisitqie non paramétrique, non pairé avec un risque de 5% ainsi qu’une puissance de 80%. La simulation projette 20 animaux par groupe. Pour la procédure n°1 qui prépare la procédure N°2, le nombre d’animaux est réduit de moitié car il s’agit d’estimer le comportement de différentes conditions de culture cellulaire afin de déterminer la condition la plus appropriée pour la procédure N°2. Il s’agira de 3 groupes avec 10 animaux par groupes.
3. Raffinement
Les tumeurs PDAC injectées par voie sous-cutanée ne développent pas de métastases. Les animaux sont hébergés en groupe, dans un milieu enrichi pour limiter le stress. En cas d’agressivité, surtout des mâles, des bâtonnets de bois seront mis dans les cages. Si l’agressivité persistait le mâle agresseur sera hébergé individuellement de façon temporaire. Des points limites ont été établis entrainant la mise à mort anticipée de l’animal si necessaire Les souris seront suivies quotidiennement, en cas de douleur de la buprenorphine sera administrée par injection sous-cutanéee. Si une alteration de l’état general de l’animal est observée des aliments gélifiés ou de l’eau gélifié sera utilisé.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Les modèles tumoraux pré́-cliniques sont bien établis chez la souris. De nombreuses lignées cancéreuses syngéniques sont disponibles comme celles du PDAC. Des animaux adultesmâles et femelles âgés de 8-10 semaines seront utilisés. Pour ces expériences de vaccination des animaux adultes avec un système immunitaire mature sont requis