Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

810 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Génétiquement modifiées pour développer un lymphome, elles portent toutes un phénotype dommageable, et 290 d’entre elles subissent une prise de sang sur animal vigile, une biopsie d’oreille et une injection intraveineuse sous anesthésie, dont 240 avec cinq injections répétées. Le développement du cancer provoque prostration, poil hérissé, dos voûté, gonflement de l’abdomen et troubles respiratoires liés aux tumeurs du thymus. Le porteur indique que des études in vitro sur cellules humaines ont déjà été menées, puis conclut que le recours aux animaux reste « nécessaire » pour observer le développement d’un cancer.

NTS-FR-505258v1
Types de recherche
· Oncologie · Recherche fondamentale ·
Mots-clés
cellules immunitaire, cancer
Souris : 810

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Au laboratoire, nous travaillons sur les lymphomes, qui sont des cancers qui affectent certains globules blancs (lymphocyte). Nous avons mis au point un modèle de souris qui développent ce type de cancer. Ce modèle nous a permis de trouver un gène dont l’expression est diminuée dans ce type de cancer. L’objectif de ce projet est de continuer à étudier ce modèle pour mieux comprendre comment se développe les lymphomes et étudier le rôle de ce gène dans ce développement. Nous souhaitons donc poursuivre notre étude débutée en 2019.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Le principal bénéfice attendu de ce projet est de mieux comprendre les mécanismes du développement d’un certain type de lymphome et ainsi pouvoir améliorer les traitements et la prise en charge thérapeutique des patients car il s’agit encore d’une pathologie dont le taux de survie à 5 ans n’est que de 30%.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les 810 souris générées auront un phénotype dommageable et seront soumises à de la contention. Parmi toutes ces souris, 290 auront une injection par intraveineuse (30 sec) après une anesthésie et un prélèvement de sang sur souris vigile (moins d’1 min) et une biopsie d’oreille (1 mm ; 30 sec). Parmi ces 290 souris, 240 auront 5 injections répétées.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les injections et les prélèvements et biopsie seront sources de stress et de douleur (inflammation/infection sur le site d’injection et de prélèvement). Les effets indésirables liés au développement du cancer seront la prostration, le poil hérissé, le dos vouté, un gonflement exacerbé de l’abdomen et des problèmes respiratoires associés au développement de tumeur au niveau du thymus.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Toutes les souris de ce projet seront mises à mort : soit lors d’atteinte de point limite, pour éviter toute souffrance inutile, soit à la fin des procédures, car ces souris génétiquement modifiées ne pourront ni être réutilisées dans un autre projet, ni replacées

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Des études in vitro sur des lignées de cellules humaines ont été réalisées et ont permis d’étudier l’impact du gène sur la survie et prolifération de ces cellules. Cependant, ces approches ont des limites et ne permettent pas l’étude du système immunitaire, ni le développement de cancer. C’est pourquoi le recours aux animaux est nécessaire dans notre projet pour étudier l’impact de ce gène sur le développement de cancer.

2. Réduction

3R / Réduction :

Dans cette nouvelle DAP nous voulons compléter nos effectifs déjà en expérimentation afin d’obtenir au total 25 souris/groupes expérimentaux . Le nombre maximal de souris utilisées dans ce projet (n=810) a été réduit au minimum nécessaire et suffisant pour obtenir des résultats statistiquement interprétables pour la cinétique de développement de la tumeur. De plus, un animal permettra d’obtenir des résultats dans plusieurs expériences (incidence des tumeurs, analyse phénotypique des tumeurs, analyse de marqueurs sanguins)

3. Raffinement

3R / Raffinement :

La bonne connaissance des modèles expérimentaux, le suivi adapté des points limites précoces et clairement définis, et la manipulation des animaux en générant le moins de stress possible par des personnes compétentes en expérimentation animale permettent de limiter au maximum toute douleur, stress ou souffrance des souris. Les gestes douloureux seront toujours précédés d’une anesthésie gazeuse qui limitera la douleur des souris. Nous évaluerons l’état de bien-être ou de souffrance des animaux au minimum 3 fois par semaine. Au fur et à mesure de l’apparition de cancer et de mises à mort des animaux, des souris se retrouveront isolées dans les cages. Ces animaux recevront un enrichissement supplémentaire (coton et igloo pour la nidification, morceaux de bois et tube plastique pour l’enrichissement ludique). Pour les étapes de reproduction, les souris gestantes seront maintenues avec le mâle géniteur. Les croisements seront contrôlés afin de limiter le risque de développement précoce de cancer chez les animaux reproducteurs.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Le développement de modèles animaux est indispensable à l’étude de cancer. Pour l’espèce souris, nous disposons de nombreux outils génétiques nous permettant d’étudier précisément les mécanismes moléculaires qui conduisent au développement de cancers. Ce degré de précision n’est actuellement atteignable dans aucune autre espèce de mammifère. Pour les accouplements, nous utiliserons des souris arrivées à maturité sexuelle c’est à dire 6-10 semaines. Les souris en expérimentation seront âgées de 8 à 12 semaines (âge standard pour l’étude du système immunitaire) et car nous devons utiliser des souris adultes mais jeunes de manière à pouvoir les étudier sur un temps suffisamment long pour que des cancers se développent.