Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Neuf séances d’imagerie sous anesthésie et une chirurgie stéréotaxique d’environ une heure trente : 5 088 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l’issue. L’étude injecte des vecteurs viraux dans le cerveau ou la veine pour cartographier leur diffusion selon la voie d’administration, en vue de futures thérapies géniques. Chaque animal subit aussi des prélèvements sanguins toutes les deux semaines pendant huit semaines. Leur mise à mort sert à collecter les tissus cérébraux pour analyse.

NTS-FR-155993v2
Types de recherche
· Recherche appliquée · Troubles nerveux ·
Mots-clés
CNS, AAV, Thérapie génique
Souris : 5088

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

L’objectif de ce projet est de définir de nouveaux vecteurs médicaments pouvant atteindre différentes structures du cerveau, selon différentes voies d’injection. La thérapie génique par vecteur viral a démontré durant la dernière décennie son efficacité pour le traitement des maladies d’origine génétique. Ainsi, de nouveaux médicaments ont reçu leur autorisation de mise sur le marché. Néanmoins, de nombreux défis restent à relever. Premièrement, selon la maladie ciblée il est important de redessiner une stratégie. En effet, les essais cliniques nous montrent qu’une même stratégie par vecteur viral peut avoir des effets opposés et cela même si les maladies sont proches. Deuxièmement, concernant le traitement de maladies du cerveau, le type d’injection (dans le cerveau ou dans le sang) affecte la dispersion du produit et donc, les cibles atteintes. Des études préliminaires ayant démontré l’amélioration de la distribution d’un vecteur viral modifié pour les structures cérébrales en injection locale chez la souris, nous évaluerons l’efficacité de nos candidats selon différentes voies d’injections. Ces résultats permettront d’utiliser les meilleurs vecteurs dans les meilleures conditions d’injection lors des études de preuves de concept pour le traitement de différentes maladies neurodégénératives, réduisant ainsi le nombre d’animaux nécessaires à l’obtention de résultats robustes. (MODIFICATION) De plus, nous effectuons une demande de modification de projet, afin d’ajouter de l’imagerie par bioluminescence et quelques modifications mineures ne modifiant pas le nombe total d’animaux impliqués (MODIFICATION).

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet permettra de mieux caractériser les nouveaux vecteurs médicaments. Ainsi, lors des études de preuve de concept dans des modèles de maladies neurodégénératives, seuls les vecteurs médicaments atteignant les cibles d’intérêt de manière adéquate (temps et quantitativement) seront injectés via la route d’injection la plus pertinente, limitant ainsi le nombre d’animaux nécessaire à la définition des conditions thérapeutiques. Ce projet permettra in fine le développement de médicaments innovants pour les maladies neurologiques.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

L’injection locale dans le cerveau est réalisée sur animal préalablement anesthésié et analgésié et maintenu sous anesthésie. La tête de l’animal est maintenue en position fixe par un dispositif permettant d’établir des coordonnées précises du cerveau. Cette chirurgie est réalisée, une seule fois par animal. La durée totale de la procédure est d’environ 1h30 pour les phases de pré-chirurgie et chirurgie, puis jusqu’au réveil de l’animal. L’injection par la voie intraveineuse est réalisée sur un animal vigile sous contention après dilatation préalable des veines de la queue (chauffage). Ce geste est réalisé, une seule fois par animal. La durée maximale est de 5 minutes sous contention. Tous les animaux auront des prélèvements sanguins permettant de mesurer la réponse immunitaire à une fréquence de 1 fois toutes les 2 semaines pendant 8 semaines. (MODIFICATION) Chaque prélèvement durera 5 minutes sous contention si l’animal est vigile ou sous anesthésie s’il est effectué lors d’une session d’imagerie. L’imagerie in vivo est réalisée sur animal anesthésié a raison de 2 sessions la première semaine puis hebdomadairement jusqu’à la 8ème semaine soit 9 sessions de 30 minutes chacune (MODIFICATION) Tous les animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire en fin de procédure.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

La chirurgie sera associée à un risque saignement pendant la chirurgie puis de douleur et d’inconfort post-opératoire pendant quelques jours. (MODIFICATION) Les anesthésies générales nécessaires pour cette chirurgie et pour les imageries seront associées à un risque d’hypothermie, de sécheresse oculaire et de détresse cardio-respiratoire (MODIFICATION). Les prélèvements sanguins génèreront une brève douleur et un inconfort au point de prélèvement, il existe également des risques de saignement et d’hématome. (MODIFICATION) Les trois types d’injections périphériques seront associées à un stress lors de la contention et une légère et brève douleur au point d’injection (MODIFICATION).

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

L’ensemble des animaux seront euthanasiés en fin de procédure afin de collecter les tissus d’intérêt pour nos analyses.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Le principe de la thérapie génique repose sur l’utilisation d’un virus médicament pour véhiculer un gène médicament jusqu’aux cellules à traiter. Les interactions entre le virus médicament et les différentes composantes de l’organisme (système immunitaire par exemple) ne peuvent pas être toutes reproduites simultanément dans les modèles cellulaires ou informatiques. De plus, le système nerveux est un système complexe ayant une structure tridimensionnelle particulière, ne pouvant être reproduite. Parallèlement à l’utilisation d’animaux, nous mettons en place des cultures de tissus qui nous permettront de réaliser une première sélection de nos virus médicaments, limitant ainsi le nombre d’animaux injectés.

2. Réduction

3R / Réduction :

La stratégie choisie permet de limiter le nombre d’animaux utilisés (5088). Seuls les virus médicament ayant été décrits comme efficaces dans le cerveau seront testés, réduisant ainsi le nombre de souris utilisées. Par ailleurs, des mâles et des femelles seront inclus dans les études afin d’obtenir la meilleure représentativité des réponses biologiques et de réduire le nombre d’animaux sans introduire de biais et permettant ainsi d’optimiser l’élevage des animaux achetés chez les éleveurs agréés. Ces résultats seront ensuite utilisés pour alimenter les programmes d’essais de thérapie génique dans les modèles de maladies neurodégénératives. Ainsi le nombre d’animaux présentant un phénotype délétère dans les prochaines études pourra être réduit. Approche statistique : Basé sur les connaissances actuelles dans le domaine de la thérapie génique, nous avons alors utilisé un test statistique définissant un nombre de 6 souris par groupe.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Des études pilotes permettront de déterminer la dose optimale de virus médicament, la vitesse d’injection, le pic d’expression de nos vecteurs et le nombre de points d’injection nécessaires et suffisant pour assurer le meilleur traitement. Condition de vie des animaux : les animaux seront hébergés en groupes sociaux avec du matériel de nidification et un abri dans chaque cage afin de limiter le stress. Une période d’acclimatation de 7 jours minimum sera respectée. Les souris seront pesées avant injection puis toutes les semaines afin de suivre les variations de poids. Les souris sont manipulées régulièrement pour s’habituer à l’utilisateur Procédure d’injection locale : les animaux seront traités avec des anesthésiques et analgésiques avant et jusqu’à 3 jours après la chirurgie. Toute suspicion de souffrance animale sera soumise à un examen du vétérinaire présent à l’animalerie qui validera la nécessité de mise à mort ou non de l’animal. Procédure d’injection systémique : les animaux seront placés dans un appareil de contention, sous lampe chauffante afin de maximiser la dilatation des veines de la queue et de réduire le temps de contention. (MODIFICATION) Imagerie in vivo : l’appareil qui sera utilisé intègre un système chauffant permettant de maintenir les animaux à 37-38 degrés Celsius tout au long de la session d’imagerie limitant ainsi le risque d’hypothermie lié à l’anesthésie (MODIFICATION).

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Il a été démontré précédemment que la souris est un modèle prédictif du potentiel thérapeutique chez l’homme. De plus, les différents modèles de maladies neurodégénératives étants principalement murins, il est nécessaire de valider les différents paramètres dans cette espèce afin de réaliser de façon efficace et optimale le développement de nouveaux traitements. Des animaux de 8 à (MODIFICATION) 16 (MODIFICATION) semaines seront utilisés. Ce stade correspond à un plateau dans le développement du cerveau de la souris couplé à un système immunitaire mature. De plus, la taille des animaux à cet âge est adequate avec un taux de récupération post-chirurgie plus élevé (moins de surcharge pondérale et de maladies métaboliques réduisant ainsi les risques liés à l’anesthésie et à l’analgésie)