
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 02/06/2026
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-201462)
90 souris transgéniques, porteuses d’oncogènes du papillomavirus humain, vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l’issue pour prélever leurs organes. Chacune reçoit des injections quotidiennes pendant trois mois ou un implant diffusant de l’estradiol, jusqu’à développer des lésions précancéreuses du col de l’utérus. Le projet se limite à valider génétiquement trois lignées destinées à de futures études sur le cancer. Les bénéfices décrits se réduisent à « garantir la robustesse scientifique » de ces travaux ultérieurs.
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
L’objectif de ce projet est de valider génétiquement les constructions de trois modèles de souris transgéniques exprimant des oncogènes du papillomavirus humain (HPV), un virus fréquemment impliqué dans la survenue de cancers épithéliaux, notamment du col de l’utérus.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
La validation génétique des trois lignées doit garantir la robustesse scientifique des résultats qui seront obtenus dans des études de carcinogenèse ultérieures.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Durant ce projet, les animaux recevront soit une injection sous cutanée journalière pendant 3 mois (moins de 1 minute par injection), soit subiront une courte chirurigie sous anesthésie gazeuse de 5 minutes afin d’implanter un pellet libérant la molécule cible pendant 3 mois.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Une injection peut induire une légère douleur et un stress lié à la contention, l’anesthésie peut induire une hypothermie et la chirurgie une légère douleur. Après 3 mois de traitement à l’estradiol les animaux présentent des pathologies comparable au stade précancereux du cancer du col de l’utérus décrit en clinique humaine, ne présentent aucun symptôme notable.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
À l’issue de la procédure, les animaux seront euthanasiés pour permettre le prélèvement des organes cibles et ainsi l’analyse génétique du modèle, essentiel pour comprendre la fonction du gène supprimé.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Dans ce projet visant à valider des modèles génétiquement modifiés destinés à l’étude de mécanismes physiologiques complexes, le recours à un mammifère est indispensable, aucune approche in vitro ni aucune modélisation informatique ne pouvant, à l’heure actuelle, se substituer à l’analyse du gène cible dans son environnement naturel et dans l’ensemble de ses interactions au sein de l’organisme
2. Réduction
Pour réaliser ce type d’analyse, un faible nombre d’animaux est requis par groupe. Ainsi, nous utiliserons cinq animaux par condition. Afin de disposer de contrôles adéquats, six groupes expérimentaux seront constitués par modèle de souris. Pour une mutation étudiée, nous emploierons donc 30 animaux. Cet effectif correspond au minimum nécessaire pour obtenir des résultats analysables, permettant de conclure de manière fiable sur la bonne réalisation de l’étude, tout en respectant le principe de réduction du nombre d’animaux.
3. Raffinement
Dans le cadre des procédures expérimentales, nous nous efforcerons de réduire autant que possible le stress des animaux. Une surveillance quotidienne de leur état, surveillance du site d’injection ou du site d’implatation du pellet, une pesée hebdomadaire, ainsi qu’un suivi régulier de leur comportement et de leur état général seront mis en place afin de garantir leur bonne santé. En cas de conflit entre individus, l’animal dominant sera isolé et, si nécessaire, des soins locaux seront prodigués. Tout au long des procédures, des seuils limites spécifiques seront définis afin de garantir que les animaux demeurent dans des conditions éthiquement acceptables et de permettre une intervention rapide en cas de signe de souffrance ou d’altération du bien-être.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
La souris est l’animal modèle de choix pour une première étude de la fonction d’un gène présent chez les mammifères. Elle permet notamment un accès facile à l’ingénierie génétique. Les animaux de la cohorte seront des animaux jeunes âgés de 6-8 semaines à réception et seront traités à partir de 10 semaines d’âge, soit en tant que jeune adulte, lorsque tous les systèmes de l’organisme sont matures.