Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Former le personnel de l’établissement aux gestes techniques, y compris pour répondre aux demandes de clients, justifie l’utilisation de 500 souris et 500 rats, tous tués à l’issue. 200 d’entre eux sont opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil, les autres relevant de procédures d’un niveau de souffrance léger à modéré. Chaque animal peut subir jusqu’à trois gestes différents par semaine pendant quatre semaines consécutives, injections, prélèvements de sang, d’urine ou de liquide synovial, ou chirurgie avec réveil. Le remplacement « ne peut pas être assuré » et le recours à des animaux vivants est « nécessaire et indispensable », écrit le porteur, qui précise par ailleurs que les sutures s’apprennent sur peau artificielle et les chirurgies sur cadavres décongelés.

NTS-FR-704159v1
Types de recherche
· Formation professionnelle ·
Mots-clés
Formation, Entraînement, Chirurgie, Administration, Prélèvement
Souris : 500
Rats : 500

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Les recherches menées au sein de notre laboratoire, ainsi que les demandes faites par les clients vont nous amener à former notre personnel sur des techniques d’expérimentation animale. L’objectif du projet est d’avoir du personnel formé mais également que chaque expérimentateur conserve son niveau technique tout au long de l’année. Quel que soit le geste, une injection ou une technique de chirurgie invasive, la formation et l’entraînement des expérimentateurs est très importante. En effet, un expérimentateur formé et entraîné sera confiant, moins stressé, ce qui limitera/induira moins de stress chez les animaux et permettra par ailleurs une meilleure homogénéité des gestes et techniques ainsi qu’une meilleure reproductivité. Les animaux utilisés seront des rats et des souris âgés de 0 à 2 ans mâles ou femelles. Tous ces critères seront choisis en fonction du geste technique à effectuer et du protocole pour lequel l’entraînement ou la formation sera attribué. Cette saisine comprend 3 procédures : Procédure 1 : Formation en expérimentation animale avec une sévérité de classe légère. Cette procédure concernera essentiellement les formations et entraînements qui n’auront pas ou peu d’impact sur le bien-être des animaux. A titre d’exemple, les gestes techniques pourront être des administrations de solvant, des prélèvements de sang, d’urine, de liquide synovial. Procédure 2 (sans réveil) et Procédure 3 (avec réveil) : Formation en expérimentation animale avec une sévérité de classe modérée. Cette procédure concernera toutes les formations et entraînement qui auront au maximum un impact modéré et surtout réversible sur les animaux. A titre d’exemple, cette procédure sera utilisée pour les formations et entrainement aux chirurgies pour lesquelles une douleur post-opératoire transitoire sera présente.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet, prévue sur 5 ans, permettra de former les expérimentateurs, de les entraîner et de maintenir et développer leurs compétences/niveau d’expertise sur nos techniques d’expérimentations animales. Ces formations permettent aux expérimentateurs d’acquérir des gestes techniques parfaitement maîtrisés. Ceux-ci visent à limiter au maximum l’inconfort et l’anxiété de l’animal pendant l’expérimentation. De plus, la qualité des résultats expérimentaux obtenus dans les études sera améliorée par la maîtrise de ces gestes et permettra de ne pas réaliser ces expérimentations sur un plus grand nombre d’animaux que nécessaire (réduction du nombre d’animaux utilisés).

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Selon la procédure à laquelle est affecté l’animal, les interventions pourront être : – des administrations de solvant sur animal vigile ou anesthésié (Procédure 1), 2 fois maximum par semaine, – des prélèvements de sang, d’urine ou de liquide synovial sur animal vigile ou anesthésié (Procédure 1), 1 fois maximum par semaine et dans le respect des volumes maximum recommandés, – un geste chirurgical sans réveil (Procédure 2) ou avec réveil (Procédure 3) sur animal anesthésié et avec une prise en charge de la douleur et un suivi post-opératoire adaptés à la chirurgie pratiquée.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les gestes ou actions expérimentales effectuées par une personne peu expérimentée peuvent générer du stress, un inconfort ou une douleur locale. Des effets indésirables attendus liées au geste chirurgical, seront suivis avec rigueur. Plus précisément, nous surveillerons l’état général et clinique des animaux pour estimer une éventuelle gêne ou douleur occasionnée par l’acte chirurgical, tel qu’un traumatisme et une inflammation au niveau de la zone opérée. Aucun signe clinique n’est attendu suite à l’administration de solvant ou le prélèvement de sang sauf un petit hématome au point d’injection ou de prélèvement qui ne doit pas persister sur du long terme.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les mêmes animaux utilisés pour la formation de l’administration peuvent être également utilisés pour les formations de prélèvement. Un maximum de 3 gestes (différents) par semaine, par animal et sur un maximum de 4 semaines consécutives ne sera pas dépassé. Dans la mesure de possible, les animaux sont utilisés pour collecter des organes ou du plasma à la fin de l’ensemble des procédures. A l’issue de chaque procédure tous les animaux seront humainement mis à mort et autopsiés minutieusement. Les organes d’intérêts, dont les pièces osseuses, seront prélevés. Les prélèvements sanguins et urinaires pourront être utilisés pour doser un marqueur en lien avec le modèle/la chirurgie. Une analyse macroscopique des organes sera réalisée et différents tissus et organes pourront être prélevés en vue de réaliser des analyses histologiques, des analyses par imagerie micro-CT, et/ou des analyses moléculaires.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Le remplacement ne peut pas être assuré car nous avons besoin des animaux vivants pour pouvoir les manipuler et réaliser le geste (chirurgical ou non), faire un suivi post-opératoire et anticiper toute réaction de l’animal lors de nos protocoles par la suite. Aucune méthode alternative ne permet actuellement de reproduire tous les paramètres physiologiques qui sont liés à un individu dans sa globalité. L’utilisation de modèles animaux vivants est donc nécessaire et indispensable.

2. Réduction

3R / Réduction :

Pour la mise en place de la Procédure 2 (sans réveil) et de la Procédure 3 (avec réveil), le personnel s’entraîne au préalable sur du cadavre animal décongelé ou sur de la peau artificielle (sutures). Le nombre d’animaux est choisi en tenant compte du nombre nécessaire et suffisant pour avoir du personnel formé, compétent et sûr de lui. Le nombre d’animaux vivants est réduit au maximum (en effet tout ce qui peut être réalisé sur cadavre ou sur peau artificielle (comme les sutures) est mis en œuvre) afin d’avoir des expérimentateurs suffisamment entraînés et en maîtrise des gestes techniques (chirurgies, administrations et prélèvements), permettant la mise en place de gestes standardisés et reproductibles dans les études, permettant d’éviter tout éventuel risque de surmortalité pendant les phases d’anesthésie, de chirurgie et d’administration.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les animaux seront hébergés en groupes sociaux dans des locaux adaptés permettant leur maintien dans un environnement adéquat et induisant le minimum de stress. Des mesures spécifiques et adaptées aux douleurs éventuelles occasionnées par les différents gestes pour éviter toute souffrance inutile et prolongée seront mises en place. Les conditions d’hébergement seront optimisées : les animaux seront hébergés en groupe (au maximum 4 rats ou au maximum 5 souris par cage avec de la litière en chips spécifique) avec un enrichissement du milieu (tunnel en PVC transparents rouge, carré de cellulose, bâton de bois ou billes de bois, kraft), un accès facilité à la nourriture (quand nécessaire) et/ou ajout de nourriture appétente, et seront surveillés bi-quotidiennement les jours ouvrés et quotidiennement les week-end et jours fériés. Les formations seront données par du personnel expert afin d’assurer au mieux les contentions, les manipulations et les gestes techniques afin d’éviter tout stress et limiter toute souffrance pour l’animal. Par ailleurs, l’acquisition des gestes chirurgicaux sera en priorité acquis initialement sur des cadavres d’animaux décongelés et maîtrisés sur des animaux anesthésiés sans réveil avant une validation finale sur des animaux avec réveil et suivi post-opératoire. Pour tous nos protocoles, y compris les animaux de formation, une grille de points limites est mise en place. La mise en place d’un traitement analgésique et/ou anti-inflammatoire préventif et/ou curatif seront également mis en place en fonction du type d’entraînement. Les animaux seront maintenus le minimum de temps dans une situation d’inconfort et de douleur. Un suivi sera mis en place afin d’avoir l’historique des gestes effectués sur chaque animal tout au long de sa vie dans notre animalerie. Cela nous permettra de nous assurer qu’un temps de récupération nécessaire a été respecté entre deux gestes effectués sur un même animal (respect du délai entre deux prélèvements de sang, entre deux administrations…).

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Sous le couvert de la réglementation française, le stade de développement des animaux sera défini avant chaque type d’entraînement sur des animaux âgés de 0 à 2 ans. Les besoins de formation et d’entraînement au sein de notre établissement sont sur les espèces de rat et de souris.