Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Gavées jusqu’à onze fois, injectées jusqu’à dix fois, saignées à la joue puis à la queue, mises à jeun six heures, 252 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour le prélèvement de leurs tissus. Le projet cherche à mettre au point un dosage sanguin d’une molécule bactérienne reconnue par un récepteur immunitaire, soupçonné de relier le microbiote intestinal à la régulation du glucose. Le porteur affirme que cette étude ne peut être menée ni en culture cellulaire ni par modélisation informatique, et qu’elle « nécessite » donc des animaux. Le RNT ne tranche ni entre le gavage et l’injection ni sur le nombre d’administrations, alors que trente-six souris seraient traitées dix jours de suite.

NTS-FR-266754v1
Types de recherche
· Oncologie · Recherche fondamentale · Système endocrinien ·
Mots-clés
ALPK1, métabolisme, biomarqueur, microbiote
Souris : 252

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Le surpoids et l’obésité constituent aujourd’hui un problème majeur de santé publique. En 2022, ils touchaient plus de 2,5 milliards et 890 millions de personnes dans le monde et sont associés à de nombreuses maladies, dont le diabète de type 2 et les maladies cardiovasculaires. Mieux comprendre leurs causes est essentiel pour développer de nouvelles stratégies de prévention et de traitement. L’obésité est une maladie complexe influencée par la génétique, l’alimentation et des facteurs environnementaux. Parmi eux, le microbiote intestinal, c’est-à-dire l’ensemble des bactéries vivant dans notre intestin, joue un rôle important. Ces bactéries interagissent avec l’organisme et participent à la régulation de nombreux processus biologiques. Un déséquilibre du microbiote est fréquemment observé chez les personnes atteintes de maladies métaboliques. Récemment, le gène que nous étudions a été identifié comme un récepteur du système immunitaire capable de détecter une molécule produite par des bactéries intestinales. Plusieurs études associent des variations de ce gène à l’obésité et au diabète de type 2. De plus, son expression est plus élevée chez des patientes obèses. Des données préliminaires chez la souris montrent également que l’absence de ce gène modifie la prise de poids et la régulation du glucose. Nous faisons donc l’hypothèse que ce récepteur joue un rôle clé dans la communication entre le microbiote intestinal et le métabolisme. Dans ce projet, l’objectif est de développer une méthode permettant de détecter dans le sang la molécule reconnue par ce récepteur. Des souris élevées sans microbiote seront utilisées pour établir et calibrer cette méthode, avant son application à des échantillons humains. À terme, cette molécule pourrait devenir un nouveau biomarqueur des maladies métaboliques. Cette étude vise à déterminer : 1-La quantité de la molécule produite par le microbiote présente dans la circulation sanguine selon le mode d’administration 2-L’impact de l’administration de cette molécule (et in fine l’activation du récepteur), sur la glycémie, la prise de poids et les dérégulations métaboliques.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Notre travail vise à mieux comprendre les interactions entre l’hôte et des ligands bactériens et leur rôle dans la régulation de la glycémie, car sa dérégulation est un élément central du développement du diabète. Il est essentiel de poursuivre les recherches qui pourront permettre le développement de nouveaux moyens de lutter contre l’obésité et les maladies associées. Ce dosage pourrait dans un futur proche constituer en un nouveau biomarqueur des maladies métaboliques.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les animaux seront soumis aux interventions suivantes, réalisées exclusivement sur animaux vigiles : •Gavages: o Nombre maximal estimé : 11. o Ce total inclut : Soit une administration unique pour chacun des 216 animaux, soit maximum 10 actes (administration quotidienne sur 10 jours si cette voie est retenue) pour les 36 autres, auquel s’ajoute l’administration de glucose pour le test de tolérance. o Durée : Environ 10 secondes par geste de contention et d’administration. •Injections: o Nombre maximal estimé : 10. o Ce total inclut : Soit une administration unique pour chacun des 216 animaux, soit maximum 10 actes (administration quotidienne sur 10 jours si cette voie est retenue) pour les 36 autres. o Durée : Environ 5 à 10 secondes par geste (contention et piqûre). •Prélèvements sanguins : o Prélèvements à la joue : Chaque souris subit au maximum 2 prélèvements, 36 souris seulement 1 prélèvement. o Micro-prélèvements à la queue : Maximum 8 actes pour les 36 animaux concernés par le test de tolérance au glucose o Durée : 10 à 20 secondes à la joue ; 1 seconde à la queue. •Prélèvements de fèces : o Nombre total : 1 par animal. o Un prélèvement unique par animal en début de protocole pour contrôle de la stérilité. o Durée : Moins de 5 minutes.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

-Gavages et injections : Les animaux subiront un stress modéré lié à la contention manuelle (environ 5 secondes). Pour les injections, une douleur légère, brève et transitoire est attendue lors de la piqûre. -Mise à jeun (6h) : Ce jeûne de courte durée peut induire une sensation de faim et un stress physiologique léger. -Test de tolérance au glucose : Stress léger de très courte durée et douleur brève lors de l’incision au bout de la queue pour les micro-prélèvements de sang (1 seconde). -Prélèvements de sang à la joue : Stress modéré durant 10 à 20 secondes lié à la contention et douleur liée à la piqûre. -Prélèvements de fèces : Stress très bref lié à la contention (

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les animaux seront mis à mort afin d’effectuer des prélèvements de tissus pour analyse biologique, histologique et moléculaire.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Cette étude de l’effet systémique d’activateurs du récepteur d’intérêt sur le métabolisme de l’hôte ne peut pas être réalisée en cultures cellulaires ni modélisée informatiquement. Elle nécessite donc l’utilisation d’animaux.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre d’animaux prévu permet d’effectuer des tests statistiques (12 animaux par lot) sans nécessité de répétition ultérieure de l’expérience.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les volumes de gavage seront adaptés aux poids des animaux et cette étape sera pratiquée par des expérimentateurs entrainés à la contention et au gavage. Les animaux seront habitués à être manipulés tous les jours durant la phase d’adaptation afin de diminuer leur stress lors des prélèvements. Toutes les souris auront dans chaque cage un enrichissement de milieu par l’ajout d’un abri obscur en polycarbonate. Les souris seront 4 par cage pour éviter l’isolement. L’état de santé des animaux sera surveillé tout au long de l’expérience. Cela nous permettra d’intervenir rapidement et de façon appropriée si un problème survenait. Les équipements utilisés sont adaptés à la physiologie du petit animal telle que l’utilisation de lecteur de glycémie performant (rapide et nécessitant un volume de sang faible). Enfin, des points limites adaptés sont définis afin de réduire au maximum la douleur.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Le modèle souris est largement utilisé pour les recherches sur les maladies métaboliques en raison de ses réponses proches de l’homme et permettant une reproductibilité des résultats. Il s’agit également du modèle principal dans le cadre d’études en condition d’absence de microbiote. De plus les seules données de la littérature s’intéressant à la détection de la molécule que nous étudions utilisent ce modèle et nous servent donc de référence. Enfin, nous avons choisi de travailler sur des animaux adultes en fin de croissance afin de travailler sur des animaux, dont la réponse métabolique est stable et répétable.