Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Un hypersensibilisant est appliqué sur le ventre rasé sous anesthésie, puis un second sur l’oreille droite pour déclencher une réaction proche d’une dermatite atopique : 1 236 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. 432 d’entre elles reçoivent en plus une injection sous-cutanée de cellules immunitaires triées, et toutes subissent un prélèvement de sang à la veine mandibulaire en fin d’expérience. Le porteur ne décrit que des démangeaisons légères et passagères et un épaississement de la peau, tout en prévoyant des points limites au-delà desquels un animal est retiré de l’étude et tué. Toutes les souris sont mises à mort pour prélever leurs tissus, onze lignées étant mobilisées afin de trier des cellules dendritiques qui représentent moins de 1 % d’un ganglion.

NTS-FR-463923v1
Types de recherche
· Recherche fondamentale · Système immunitaire ·
Mots-clés
dermatite atopique, hypersensibilité de contact, hypersensibilisant
Souris : 1236

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Dans ce projet, l’objectif est de mieux comprendre le rôle des cellules dendritiques du système immunitaire, soupçonnées d’avoir une fonction apaisante dans une forme expérimentale d’inflammation de la peau. Pour cela, plusieurs approches complémentaires seront utilisées. D’abord, des animaux recevront une substance irritante sur la peau afin de déclencher une réaction ressemblant à une dermatite atopique. Les chercheurs analyseront ensuite les cellules immunitaires stimulées au cours de l’inflammation induite. Dans un second temps, La production d’autres cellules immunitaires seront induites à partir d’animaux traités avec un hypersensibilisant. Ces dernière cellules seront ensuite injectées dans la peau d’animaux afin d’observer si elles modifient l’intensité ou la nature de la réaction inflammatoire. Plusieurs quantités de cellules seront testées pour identifier la dose la plus efficace. Une fois cette étape validée, les chercheurs compareront l’effet de cellules activées ou non activées, afin de comprendre ce qui leur confère un potentiel anti inflammatoire. Les analyses utiliseront différentes techniques seront utilisées. L’ensemble de ces expériences permettra de déterminer si ces cellules immunitaires peuvent réellement atténuer l’inflammation cutanée, comment elles agissent et quelles conditions favorisent leur apparition. À terme, ces connaissances pourraient contribuer au développement de stratégies visant à mieux contrôler les réactions inflammatoires de la peau.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

La mise en évidence de la fonction de cellules immunitaires spécialisées dans la modulation des réponses inflammatoires constituerait une nouvelle cible thérapeutique intéressante dans le traitement de pathologies en lien avec le système immunitaire, comme les maladies auto-immunes ou le cancer. En effet, la modulation de la réponse immunitaire de l’atténuer ou de la restreindre dans un contexte d’allergie ou de maladie auto-immune, ou de l’amplifier dans un contexte de cancer. De plus, l’utilisation de cellules immunitaires spécialisées générées ou modifiées ex vivo/in vitro est une stratégie thérapeutique innovante qui peut s’appliquer à l’homme et qui est déjà étudiée, notamment dans un contexte de lutte anticancéreuse.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les animaux vont être sensibilisés avec l’application unique topique d’un hypersensibilisant sur le ventre préalablement rasé sous anesthésie gazeuse (durée : 1min pour la survenue de la narcose et 1min pour l’application de l’haptène). 432 animaux vont être injectés en sous-cutanée au niveau du ventre avec les cellules immunitaires triées et présensibilisées (durée : 30s) et ces animaux vont etre soumis à une phase de déclenchement au niveau de l’oreille droite par un autre haptène hydrophile, sous anesthésie gazeuse . A la fin de l’expérience, un prélèvement sanguin à la veine mandibulaire sera effectué.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

L’administration de l’haptène pour la sensibilisation se fait par application cutanée sur le ventre rasé sur 1cm2. Cette application peut être accompagnée de légères démangeaisons qui s’estompent quelques heures après le traitement. On constate un épaississement localisé de la peau du ventre. L’administration de l’haptène pour le challenge se fait sur l’oreille droite. On constatera une augmentation de l’épaisseur de l’oreille traitée ainsi qu’une légère démangeaison locale et passagère. L’application de l’haptène engendrera un léger stress d’une courte durée sur les animaux. L’injection de cellules engendrera un léger stress et douleur d’une courte durée sur les animaux injectés et sur les animaux ayant subi une application topique et unique de l’haptène sur l’oreille où une inflammation accompagnée de démangeaisons et d’une rougeur, pourraient survenir de manière passagère.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Tous les animaux du projet seront mis à mort pour permettre les prélèvements de tissus pour analyses (cytométrie en flux, histologique, …).

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Les phénomènes à l’oeuvre dans cette réaction immunitaire nécessitent deux phases distinctes, de sensibilisation et de déclenchement, et mettent en jeu différents organes et plusieurs types cellulaires. Cette complexité rend nécessaire l’utilisation d’expériences in vivo pour comprendre cette réponse inflammatoire et identifier d’éventuelles cibles thérapeutiques.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le protocole de sensibilisation sera appliqué à un total de 11 lignées murines afin de mettre en place différentes stratégies d’identification et d’obtention des cellules dendritiques ou d’étudier l’implication de différentes molécules dans l’induction des réponses pro- et anti-inflammatoires. 12 souris par groupe seront suffisantes pour obtenir des résultats interprétables des modifications des sous-types de populations de cellules dendritiques entre les lignées mutantes et la lignée sauvage. Le protocole de traitement à l’haptène sera appliqué à un total de 6 lignées murines afin de mettre en place différentes stratégies d’identification et d’obtention des cellules dendritiques ou d’étudier l’implication de différentes molécules dans l’induction des réponses pro- et anti-inflammatoires. Cependant, les cellules dendritiques d’intérêts représentent moins de 1% de la population cellulaire totale d’un ganglion lymphatique après traitement et, d’après l’expérience sur de précédents projets, nous savons qu’il est nécessaire d’avoir 10 animaux dans chaque lignée murine pour avoir un nombre de cellules suffisant pour la suite du projet. Seul un groupe traité sera nécessaire dans l’obtention des cellules dendritiques ex vivo, donc nous n’inclurons pas de groupe non traité comme contrôle. Le protocole d’injection des cellules dendritiques sera réalisé sur un total de 5 lignées afin d’étudier la réponse immunitaire résultante de l’injection des différentes populations de cellules injectées issues des 7 lignées murines transgéniques. 8 animaux par groupe seront nécessaires pour arriver à des conclusions significatives. Les analyses statistiques seront réalisées à l’aide de plusieurs formules en fonction du nombre de paramètres et du nombre d’animaux.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les animaux seront hébergés en groupe et auront un accès constant à de l’eau et de la nourriture pendant toute la durée de l’expérience. L’application topique de l’haptène ou l’injection unique de cellules immunitaires spécialisées au niveau du ventre seront réalisées sous anesthésie gazeuse afin de limiter le stress et/ou la douleur des animaux pendant les procédures. Pendant l’expérience, il pourrait être possible d’observer une inflammation au niveau du ventre, accompagné de démangeaisons et d’une rougeur, mais n’impactera pas le comportement des animaux (soin du pelage, posture, activité normale, …). Le dépôt de l’hypersensibilisant sur le ventre rasé provoquera une augmentation de l’épaisseur de la peau et une légère démangeaison localisée et limitée dans le temps. Cependant, si un animal vient à dépasser les points limites fixés par la grille de score de chaque procédure expérimentale, il sera retiré de l’étude et euthanasié.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Les phénomènes à l’oeuvre dans la réaction immunitaire étudiée nécessitent deux phases distinctes, de sensibilisation et de déclenchement, et mettent en jeu différents organes et plusieurs types cellulaires. Cette complexité rend nécessaire l’utilisation d’expériences in vivo pour comprendre cette réponse inflammatoire et identifier et étudier les cibles thérapeutiques. Les souris C57BL6/J utilisées seront agés de 10 à 12 semaines afin que leur système immunitaire soit mature.