Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

3 060 souris sont utilisées en un an, toutes tuées à l’issue pour prélèvement d’organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Elles reçoivent en intraveineuse ou en intramusculaire des agents chimiques de transfection et des acides nucléiques, avec un risque de thrombose, de réaction inflammatoire et de troubles du comportement, et le prélèvement sanguin peut provoquer une lésion oculaire avec opacification de la cornée. Le commanditaire est une société de biotechnologie dont le porteur teste la tolérance des produits, l’étude de toxicité aiguë suivant une ligne directrice de l’OCDE où deux à quatre étapes s’enchaînent selon la mortalité et l’état moribond des souris. Le porteur écrit que cette procédure « utilise très peu d’animaux » et qu’elle « ne vise pas le calcul d’une valeur précise de la dose léthale dans 50% des animaux », sur un projet qui engage 3 060 souris en douze mois.

NTS-FR-945942v2
Types de recherche
· Autres troubles humains · Recherche appliquée ·
Mots-clés
transfection in vivo
Souris : 3060

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Notre partenaire est une société de biotechnologie qui soutient la thérapie génique et cellulaire, la fabrication de produits biologiques et la recherche en sciences de la vie grâce à des solutions innovantes de transfection de l’acide nucléique. La mission consiste ainsi à mettre au point des technologies d’administration de pointe pour permettre aux scientifiques de développer des thérapies révolutionnaires à base d’acides nucléiques afin d’améliorer la santé humaine à chaque étape du processus, de la science fondamentale à la clinique. L’administration d’acides nucléiques doit être efficace, fiable et accessible, dans le développement de thérapies à base d’acides nucléiques pour répondre à des besoins médicaux non satisfaits. L’objectif est ainsi de fournir en permanence des produits de référence en termes de qualité, d’efficacité et de sécurité. Ces réactifs qui permettent la délivrance d’acides nucléiques in vitro et in vivo sont utilisés pour un large éventail d’applications, notamment l’expression génétique, la production de protéines et de virus, l’édition du génome et l’interférence ARN, et ce dans un nombre croissant d’essais cliniques à base d’acide nucléique dans le monde entier dans le domaine de la thérapie génique et cellulaire, de l’immunothérapie et de la vaccination. Dans le cadre du développement de nouvelles formulations, plusieurs objectifs ont été définis pour ce projet: 1) Evaluer si les systèmes de vectorisation seront transférables à des applications thérapeutiques; 2) Evaluer la tolérance d’agents chimiques pour la transfection in vivo d’acides nucléiques (ARN et ADN) et déterminer des signes de toxicité éventuelles; 3) Evaluer la tolérance d’acides nucléiques pour la transfection in vivo et déterminer des signes de toxicité éventuelles.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Si les agents de vectorisations et les acides nucléiques testés sont toléres par la souris, ils pourraient être transférables à des applications thérapeutiques en clinique humaine. Ce projet aura pour but de dégager des conditions optimales d’utilisation du système n’ayant aucun impact toxique sur la souris.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les animaux recevront une injection des composés de transfection par voie intraveineuse (durée 2-3 minutes) ou par voie intramusculaire (durée 2-3 minutes). On réalisera ensuite un prélèvement sanguin (durée 2-3 minutes) avant la mise à mort en vue du prélèvement d’organes et des analyses post-mortem. MODIFICATION. on réalisera un ou plusieurs prélèvements sanguins.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Une potentielle toxicité pourra être observée dans ces études, avec notamment un risque de thrombose, de réactions pro-inflammatoires, ou encore du trouble du comportement. Par ailleurs, dans de très rares cas, le prélèvement sanguin peut entrainer une lésion oculaire avec opacification de la cornée.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Tous les animaux sont mis à mort à l’issue des procédures expérimentales en vue du prélèvement d’organes et des analyses post-mortem.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Ce projet a pour objectif d’évaluer l’administration de produits de transfection délivrant des acides nucléiques. Les premières évaluations seront réalisées in vitro, dans des systèmes cellulaires. Les réactifs retenus seront ensuite évalués in vivo, en vue d’utilisation dans le domaine de la thérapie génique et cellulaire, de l’immunothérapie et de la vaccination.

2. Réduction

3R / Réduction :

Les protocoles d’études seront réalisés en incorporant le juste nombre d’animaux nécessaire pour pouvoir tirer des conclusions. Nous utiliserons 4 males et 4 femelles pour chaque condition utilisée dans l’étude de toxicité (pour chaque réactif à évaluer et selon le délai entre l’administration du produit et les analyses sanguines et histologiques). Cet effectif est réduit au maximum, mais suffisant pour assurer une analyse statistique fiable et reproductible. Dans l’étude de toxicité aigue, nous suivrons la ligne directrice de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE), qui consiste en un processus séquentiel, en utilisant 3 femelles par dose. Suivant la mortalité et/ou l’état moribond des animaux, deux à quatre étapes sont en moyenne nécessaires pour évaluer la toxicité aiguë de la substance d’essai. Cette procédure est reproductible et utilise très peu d’animaux. La méthode ne vise pas le calcul d’une valeur précise de la dose léthale dans 50% des animaux, et n’implique donc pas d’analyse statistique, mais repose uniquement sur l’observation des animaux.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Nous réduirons au maximum les techniques douloureuses ou stressantes. Les animaux seront hébergés dans les meilleures conditions possibles dans un environnement contrôlé permettant une réduction du stress. Chaque animal sera suivi tout au long de l’expérience afin de détecter tout indicateur de souffrance. En cas d’observation de la moindre douleur, les animaux seront mis à mort pour éviter toute souffrance. Les animaux seront pesés avant et après administration des composés et observés toutes les jours, notamment l’apparence physique (toilettage, pelage, posture, pupilles), les modifications du comportement (hyperactivité ou mobilité réduite, léthargie, immbolité) ou le comportement après stimulation (prostration, hyperactivité, agressivité, tremblements, convulsions).

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Le systèmes de vectorisation évalués dans ce projet sont essentiellement utilisés dans les phases de recherche, qui sont majoritairement effectuées chez la souris. Nous utiliserons des animaux adultes jeunes, à partir de 6 semaines, age qui permet d’identifier une activité maximale des produits lipidiques, autrement dit des réactifs de transfection