Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Deux chirurgies sous anesthésie gazeuse, l’une pour greffer des cellules cancéreuses dans l’intestin, l’autre pour retirer le caecum, ouvrent un protocole qui se poursuit par des prélèvements sanguins hebdomadaires. 640 souris vont être utilisées, toutes tuées pour le prélèvement des organes, dans des procédures que le porteur classe en niveau de souffrance modéré. Le projet compare quatre techniques d’implantation de cellules tumorales afin de retenir la plus reproductible, avant tout usage thérapeutique. Entre huit et douze semaines après la greffe, le porteur annonce des douleurs au ventre, une perte de poids, des diarrhées ou des traces de sang, une grande fatigue et des difficultés respiratoires liées aux métastases, tout en maintenant le classement en souffrance modérée.

NTS-FR-847852v1
Types de recherche
· Oncologie · Recherche fondamentale · Système gastrointestinal ·
Mots-clés
Cancérologie, Métastases, Microenvironnement tumoral, Initiation et progression tumorale
Souris : 640

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Le cancer colorectal est la deuxième cause de décès par cancer en France, avec environ 17 000 morts chaque année. Il débute dans le côlon et peut se propager à d’autres organes, comme le foie ou les poumons, lorsque la maladie n’est pas détectée ou traitée suffisamment tôt. À ce stade métastatique, le pronostic reste défavorable malgré les progrès des traitements. Pour mieux comprendre l’évolution de ce cancer et tester de nouvelles thérapies, des modèles expérimentaux chez la souris sont indispensables. Toutefois, les modèles actuels manquent parfois de fiabilité et de reproductibilité, notamment pour la formation des métastases. L’objectif de ce projet est de développer un modèle murin robuste et reproductible de cancer colorectal métastatique capable de reproduire les principales étapes observées chez l’Homme, de la tumeur intestinale initiale jusqu’à la dissémination de cellules tumorales vers des organes distants. Quatre méthodes d’implantation de cellules tumorales dans l’intestin de la souris seront comparées afin d’identifier la plus efficace et la plus reproductible. Différents types de cellules tumorales seront utilisés, chez des souris avec ou sans système immunitaire fonctionnel. Une fois validé, ce modèle servira d’outil de référence pour de futurs projets, permettra de limiter l’utilisation d’animaux et facilitera le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques contre le cancer colorectal métastatique.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet a pour objectif de mettre au point un modèle de cancer du côlon métastatique chez la souris, qui se rapproche le plus possible de la maladie observée chez l’homme. Il permettra de mieux comprendre comment l’environnement qui entoure la tumeur influence son apparition, sa croissance et sa propagation vers d’autres organes. Ces recherches pourraient aussi aider à identifier des indicateurs biologiques permettant de mieux suivre l’évolution de la maladie. Ce projet est important car on ne comprend pas encore bien comment le cancer colorectal se propage dans le corps. Les possibilités de traitement sont limitées lorsque la maladie atteint un stade avancé. Ces recherches sont donc essentielles pour améliorer les soins proposés aux patients.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les animaux subiront une première intervention chirurgicale pour la transplantation de cellules cancéreuses et une deuxième intervention chirurgicale pour retirer le caecum. Les actes s’effectueront sous anesthésie générale gazeuse (moins de 25 minutes). Ils recevront une dose d’analgésique 30 minutes avant l’anesthésie, 8h après l’intervention et deux doses le lendemain (à 8h d’intervalle). Des prélèvements sanguins seront réalisés une fois par semaine pendant toute la durée de la procédure. Les différents gestes seront compris entre 20 et 90 secondes.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les animaux peuvent ressentir un stress temporaire lors de leur manipulation et de l’anesthésie. Après l’intervention chirurgicale, une douleur passagère peut apparaître, comme après toute opération, avec un faible risque de complications locales (irritation ou infection de la zone opérée). Les effets sur les animaux peuvent évoluer avec le temps : • 4 à 8 semaines après l’intervention : Les animaux peuvent être légèrement gênés. Ils peuvent être un peu moins actifs, avoir un pelage moins bien entretenu et montrer une discrète difficulté à se déplacer, liée au début du développement de la tumeur dans l’intestin. • 8 à 12 semaines après l’intervention : La gêne peut devenir plus importante. Les animaux peuvent ressentir des douleurs au ventre, perdre du poids, présenter des troubles digestifs (comme des diarrhées ou des traces de sang), être très fatigués, moins réactifs et se déplacer plus difficilement. La maladie peut se propager à d’autres organes, comme le foie ou les poumons, des difficultés respiratoires ou des signes de mal-être général peuvent apparaître dans les phases les plus avancées.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les animaux seront mis à mort et les organes d’intérêts seront récupérés pour une analyse post mortem.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Ce projet vise à développer un modèle murin du cancer colorectal métastatique, afin de mieux comprendre la progression d’une tumeur vers un stade métastatique. Pour étudier ces mécanismes, il est nécessaire d’utiliser des organismes vivants complets, car ils possèdent l’ensemble des interactions naturelles présentes dans un corps (circulation sanguine, système immunitaire, environnement cellulaire complexe…). Les modèles murins utilisés dans ce projet reproduisent de manière fidèle la formation de métastase. À ce jour, aucun modèle en laboratoire, comme les cultures de cellules, ne permet de reconstituer toutes les composantes d’un tissu vivant dans son intégralité. C’est pourquoi l’utilisation de ces modèles animaux reste indispensable pour répondre aux questions scientifiques posées dans ce projet.

2. Réduction

3R / Réduction :

Nous avons choisi le nombre minimum de souris nécessaire pour obtenir des résultats fiables, en nous appuyant sur des données scientifiques et des méthodes statistiques. Nous commencerons par la méthode qui est moins invasive. Si elle fonctionne, les méthodes plus lourdes ne seront pas utilisées, ce qui réduira encore le nombre d’animaux nécessaires.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Nous avons mis en place toutes les mesures nécessaires pour assurer le bien-être des animaux. Leur état sera vérifié chaque jour, et les procédures seront réalisées sous anesthésie pour éviter la douleur et réduire le stress. Après la chirurgie, les animaux seront maintenus au chaud jusqu’à leur réveil. Nous surveillerons attentivement tout signe de malaise. En cas de problème, des actions rapides seront mises en place pour soulager l’animal, comme une alimentation plus facile à consommer, des améliorations de l’environnement ou l’administration d’antidouleurs en complément si besoin.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Ce projet nécessite un modèle animal proche de l’humain sur le plan physiologique. Pour mener ces recherches, deux types de souris sont utilisés de façon complémentaire. Des souris au système immunitaire intact sont nécessaires pour comprendre comment les défenses naturelles de l’organisme influencent le développement des tumeurs. En parallèle, des souris dont le système immunitaire est affaibli sont indispensables pour pouvoir étudier des tumeurs humaines implantées chez l’animal. L’association de ces deux approches permet de mieux comparer les situations et d’obtenir des résultats plus proches de ce qui se passe chez l’être humain. Les animaux seront utilisés à partir de 2-3 mois d’âge selon le protocole établi dans la littérature ou lorsqu’ils auront atteint un poids minimum de 20g.