Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Trois tests comportementaux répétés deux fois, un prélèvement sanguin précédé d’un jeûne de trois heures et huit pesées hebdomadaires : 144 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, toutes tuées à l’issue pour prélever leur sang et leurs structures cérébrales. Une partie d’entre elles reçoit un régime riche en graisses, avec une prise de poids attendue sous les 30 %, pour observer comment l’alimentation et les variants du gène de l’apolipoprotéine E modifient les membranes des cellules du cerveau. Le porteur affirme que l’étude de l’impact des régimes alimentaires sur le cerveau ne peut s’effectuer que sur un « organisme entier » et écrit que cette étude in vivo est « indispensable et irremplaçable ». Il annonce trois tests comportementaux qu’il décrit comme indolores, sans préciser lesquels, tout en signalant un stress de manipulation lors de deux d’entre eux.

NTS-FR-385299v1
Types de recherche
· Recherche appliquée · Recherche fondamentale · Système nerveux · Troubles nerveux ·
Mots-clés
Maladie d'Alzheimer, Membranes neuronales, Risques d'origine génétique, Régimes riches en graisses, Influence du sexe
Souris : 144

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Les cellules de notre cerveau sont entourées d’une membrane composée de graisses nécessaires pour leur permettre de fonctionner correctement. Mais avec l’âge, sous l’influence d’une mauvaise alimentation ou de certains gènes, la composition en graisses des membranes devient déséquilibrée, occasionnant des dommages pouvant déclencher (bien avant l’apparition des premiers symptômes) une cascade de problèmes et d’anomalies menant à la mort des neurones et à la maladie d’Alzheimer (MA). Notre projet veut élucider, chez les individus de sexe masculin ou féminin, comment l’alimentation riche en graisses et certains gènes (dont un qui est un facteur de risque majeur) perturbent le fonctionnement des cellules nerveuses et favorisent la production de produits hautement neurotoxiques capables d’initier les lésions cérébrales liées à la MA. Notre objectif est de comprendre comment un régime alimentaire trop gras peut perturber les membranes des cellules du cerveau et favoriser les troubles liés à la MA, dans le but ultime de proposer de nouvelles stratégies de prévention.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet doit créer des modèles fiables pour étudier l’influence de la génétique, de régimes gras et du sexe sur l’apparition de la maladie d’Alzheimer, dans le but de découvrir des marqueurs biologiques pour identifier les personnes à risque et leur proposer une prévention appropriée.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

1. Tests comportementaux indolores (3, réalisés 2 fois), d’une durée de 10 à 15 minutes par test 2. Prélèvement unique d’un très faible volume sanguin, d’une durée inférieure à 30 sec 3. Mesure du poids corporel (hebdomadaire sur 8 semaines), d’une durée maximale de 1 min par pesée

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

– Stress légers de manipulation et de situation induits lors de deux des trois tests comportementaux – Un jeûne de 3 h préalable au prélèvement sanguin – Stress léger de manipulation lors de la pesée hebdomadaire – Une prise de poids (attendue à moins de 30 %) des animaux sous régime gras

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Tous les animaux seront mis à mort sous anesthésie à l’issue de l’étude afin de prélever le sang et les structures cérébrales requises pour l’analyse des marqueurs biologiques d’intérêt.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

L’étude de l’impact de régimes alimentaires sur le cerveau ne peut s’effectuer que sur un organisme entier. Cette étude in vivo est indispensable et irremplaçable, mais elle s’appuie sur une étude préalable menée sur des cellules en culture et dont les résultats permettent de limiter au strict minimum le nombre d’expérimentations animales.

2. Réduction

3R / Réduction :

Nous avons minimisé les effectifs de souris en nous appuyant sur l’expérience cumulée par l’équipe lors de diverses études conduites lors des 15 dernières années. Les simulations opérées pour réduire les effectifs au strict nécessaire recommandent un minimum de 9 souris par groupe expérimental, sachant qu’il est indispensable d’évaluer l’impact du sexe. À ceux-ci s’ajoutent 5 animaux par groupe pour les études des tissus cérébraux et 4 animaux par groupe pour l’étude des lipides cérébraux à la moitié du régime.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Toutes les étapes du protocole seront assurées par des expérimentateurs qualifiés et en parfaite maîtrise des gestes techniques et dans le respect scrupuleux des réglementations en vigueur. Les animaux seront hébergés dans des espaces conçus pour minimiser le stress. Ils seront surveillés quotidiennement pour vérifier leur état de santé et détecter d’éventuels signes de détresse (par exemple la posture, l’activité et le poids). Tous les prélèvements seront menés sous anesthésie et les tests sont courts et sans douleur.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Ce projet utilise des souris adultes mâles et femelles, couramment utilisées pour la sensibilité aux régimes gras qui en fait de bons modèles afin d’étudier comment la génétique et l’alimentation peuvent augmenter le risque de maladie d’Alzheimer.