
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 24/07/2026
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-799463)
Produire du sang, du sérum, du plasma et de l’urine de chien pour des laboratoires et des fabricants de kits de diagnostic : 200 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacun subit soit un prélèvement pouvant atteindre 15 % de son volume sanguin circulant, suivi de quatre semaines de récupération, soit une ponction d’urine par cystocentèse, aiguille introduite dans la vessie sous anesthésie locale ou après tranquillisation, et peut être mis à jeun jusqu’à seize heures la veille. Les mêmes chiens sont prélevés plusieurs fois au cours du projet, 120 d’entre eux restant disponibles pour d’autres procédures expérimentales à l’issue, tandis que 80 chiens du stock dédié seront placés. Le porteur désigne le chien comme « l’espèce nécessaire, définit par le Donneur d’Ordre », à qui il revient de justifier pour chaque commande l’impossibilité de substituer le prélèvement.
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
L’objectif de ce projet est de produire les matrices biologiques suivantes :du sang, du sérum, du plasma ou de l’urine de chien. Les matrices biologiques produites sont utilisées dans divers pays de l’Europe continentale dans le cadre de la mise en place de méthodes de dosage de nouvelles molécules dans des laboratoires de recherche ou pour la production de kits de diagnostic en santé humaine et vétérinaire.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Ce projet permettra la mise à disposition de dérivés sanguins ou d’urine permettant de réaliser des projets in vitro ou de mettre en place des méthodes d’analyses ou de diagnostics. Ainsi les matrices biologiques du même animal peuvent être utilisées par plusieurs chercheurs ce qui contribue à la réduction du nombre total d’animaux qui serait nécessaire pour répondre aux objectifs scientifiques des différents projets.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Une des interventions suivantes sera réalisée en fonction des besoins : a) Prélèvement sanguin sur animaux vigiles (intervention de quelques minutes) : un prélèvement de moins de 15% du volume circulant sanguin suivi d’une période de récupération suffisante (1 semaine de repos pour 7,5% du volume circulant prélevé en 24h, 2 semaines pour 10% et 4 semaines pour 15%). b) Prélèvement sur animaux vigiles ou tranquillisés (anesthésie locale) (intervention de quelques dizaines de minutes) : prélèvement d’urine par cystocentèse. Les animaux pouvant être réutilisés plusieurs fois dans ce même projet, plusieurs prélèvements uniques pourront être réalisés sur un même animal lors de différentes utilisations. Le nombre total, la fréquence et le volume de ces prélèvements respecteront les recommandations internationales et le bien-être de l’animal. Pour chacun de ces prélèvements, les animaux pourront être mis à jeun la veille sur justification scientifique.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Aucune administration de produit d’essai ne sera réalisée. Les nuisances attendues liées aux prélèvements des animaux sont : – Celles liées au stress de la contention pour tout type de prélèvement – Pour les prélèvements sanguins : une sensibilité transitoire au niveau du point d’introduction d’aiguille ou un hématome localisé. – Cystocentèse : une sensibilité légère et transitoire au point d’introduction de l’aiguille pour le recueil de l’urine et/ou pour la tranquilisation, le cas échéant. – Mise à jeun des animaux si l’objectif scientifique de la demande le justifie. La mise à jeun n’excède pas la durée réglementaire (16h).
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Tous les animaux du stock dédié seront placés à la fin du projet, soit environ 80 chiens. Les 120 chiens inclus ponctuelement dans ce projet seront disponibles pour une autre procédure expérimentale, suite à une période de récupération suffisante.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Le recours aux chiens sur ce projet est justifié car il n’existe pas de méthode alternative pour produire des dérivés sanguins ou de l’urine nécessaires dans certaines étapes de la recherche. Pour chaque demande, le Donneur d’Ordre justifiera de l’impossibilité de substitution des prélèvements sur le chien pour répondre à ses besoins et le responsable de la mise en œuvre du projet vérifiera systématiquement chacune des demandes avant que les échantillons ne soient prélevés. Pour des prélèvements sortant de l’ordinaire en termes de volume à prélever, la Structure chargée du Bien-Etre des Animaux pourra être consultée afin de s’assurer que la demande est bien couverte par l’autorisation de projet en cours.
2. Réduction
Aucune approche statistique ne sera réalisée pour ce projet. Le nombre d’animaux utilisés correspond au minimum estimé, selon notre expérience passée, pour répondre aux besoins habituels en sang, sérum ou plasma (les plus demandés) ou plus ponctuellement urine. Pour chaque demande, le Donneur d’Ordre justifiera le volume souhaité pour répondre à ses besoins et le responsable de la mise en œuvre du projet vérifiera systématiquement la cohérence entre le nombre d’animaux utilisés et les volumes demandés.
3. Raffinement
Les animaux sont hébergés sur le site dans des conditions adaptées à leur âge avec divers enrichissements (jouets suspendus, tunnels/plateformes). Pour des besoins spécifiques, comme une glycémie basse, les chiens adultes pourront être mis à jeun la veille du prélèvement sans dépasser 16 heures. En fonction des interventions, comme pour les prélèvements d’urine, les animaux seront tranquillisés et/ou anesthésiés localement selon les bonnes pratiques vétérinaires. Les animaux agités sur la table ne seront pas prélevés afin d’éviter tout stress ou blessure involontaire lors du prélèvement. Tous les animaux sont habitués aux contentions douces et aux manipulations par l’Homme depuis leur plus jeune âge, ce qui rend ces occasions rares. Les volumes et les fréquences de sang prélevé respecteront les recommandations internationales pour le bien-être des animaux. En cas d’apparition d’un signe de souffrance ou d’un signe clinique sévère chez l’animal (exemple : prostration de l’animal, signe de malaise, hématome, saignement, douleur au point de prélèvement…), il sera pris en charge par le vétérinaire et recevra un traitement adapté pour le soulager.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Le chien est l’espèce nécessaire, définit par le Donneur d’Ordre. Pour chaque demande, le Donneur d’Ordre justifiera de l’impossibilité de substitution des prélèvements sur le chien pour répondre à ses besoins. Chiens adultes de statut correspondant aux besoins du Donneur d’Ordre dans le cadre de leur recherche et développement (mâles, femelles).