Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Une greffe de cellules de lymphome dans le flanc sous anesthésie, puis trois injections de nanoparticules lipidiques chargées de chimiothérapie ou trois injections d’un anticorps bloquant, pratiquées sur animal vigile, attendent 98 souris utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées sous anesthésie pour récupérer les tumeurs et les organes. Le travail porte sur le rôle de la granzyme A, une enzyme produite par les cellules cancéreuses, dans la croissance du lymphome et l’immunité intratumorale. Le porteur annonce que les souris vont développer des cancers avec prolifération des cellules au niveau du flanc, et qualifie de temporaire l’inconfort des injections. Sur l’effectif, il écrit seulement qu’une réflexion biostatistique a été intégrée à la construction du projet, sans donner ni calcul ni taille de groupe, et il ne précise pas les points limites retenus pour la taille des tumeurs.

NTS-FR-446982v1
Types de recherche
· Oncologie · Recherche fondamentale ·
Mots-clés
Lymphome, modèle précliniques, immunité anti tumorale
Souris : 98

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Le lymphome est un cancer des cellules du tissu hématopoïétique caractérisé par un blocage de maturation et une prolifération excessive des cellules matures cancéreuses. Les lymphomes se caractérisent par la prolifération excessive des lymphocytes au niveau des ganglions, du foie, de la rate, plus rarement d’autres organes. Ils provoquent une augmentation de leur taille. Malgré les améliorations des traitements actuels chez l’homme, les taux de rechute restent élevés. Ainsi, pour réduire l’intensité de la chimiothérapie et traiter avec succès les patients en rechute, il est encore nécessaire de comprendre l’évolution de ce développement tumoral. Nous avons identifié, dans plusieurs modèles in vitro (lignées cellulaires humaines), que les cellules lymphomateuses expriment la granzyme A, une protéine physiologiquement utilisée par les cellules de l’immunité pour défendre l’organisme, et dont le rôle, lorsqu’elle est produite par des cellules cancéreuses, n’a pas encore été établi. Une lignée cellulaire murine exprime également l’enzyme d’intérêt et nous souhaitons dans ce projet, à travers l’utilisation d’un modèle murin, comprendre son rôle sur la croissance tumorale et les perturbations de l’immunité intratumorale. Pour cela, nous allons utiliser des greffes de différentes cellules cancéreuses murines dans des souris. Certains animaux recevront un traitement à base de nanoparticules lipidiques transportant une chimiothérapie et d’anticorps bloquants afin d’évaluer le rôle de l’enzyme d’intérêt et son interaction avec l’immunité antitumorale et la croissance tumorale.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Le bénéfice principal concerne la compréhension du rôle d’une enzyme dans le développement du lymphome et de son rôle sur l’immunité intratumorale, pouvant contribuer à la mise en place d’une thérapie chez les patients atteints de lymphome.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les animaux seront soumis à une transplantation de cellules de lymphome dans leur flanc, de 30 seconde, après avoir été anesthésiés. Les injections des nanoparticules lipidiques se feront sur des animaux vigiles, trois fois, la durée des injections sera de moins de 5 minutes. D’autres souris recevront l’injection d’un anticorps bloquant à 3 reprises également, en vigile, d’une durée qui sera de moins de 5 minutes.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les animaux vont développer des cancers, avec une multiplication proliférative des cellules lymphomateuses au niveau de la zone d’injection, donc du flanc de l’animal. Les injections des nanoparticules lipidiques peuvent causer un inconfort temporaire pendant quelques minutes.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les animaux seront sous anesthésie mis à mort à l’issue des expériences, dans le but de récupérer les tumeurs ainsi que des organes pour des analyses biologiques.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Pour remplacer des modèles animaux, il est parfois possible de travailler sur des cellules ou des tissus (in vitro). Le recours aux modèles in vitro doit être l’objectif du chercheur si son expérimentation le permet. Nous avons d’ores et déjà testé in vitro par des méthodes alternatives l’expression de la protéine cible dans des lignées cellulaires, ainsi que les nanoparticules lipidiques que nous allons tester dans ce projet préclinique. Il nous faut maintenant valider sur une étude préclinique in vivo le rôle de cette protéine sur la croissance tumorale et l’immunité antitumorale. Le remplacement par des méthodes alternatives n’est plus possible à ce stade du projet de recherche, où l’interaction du système immunitaire au sein de l’organisme constitue un élément clé de notre recherche.

2. Réduction

3R / Réduction :

Dans ce projet, nous allons diminuer le nombre d’animaux utilisés à des fins de recherche. S’il est essentiel d’utiliser le plus petit nombre d’animaux possible, il faut néanmoins éviter que cet effort de réduction nuise à la fiabilité des résultats. Une réflexion biostatistique a alors été intégrée à la construction de ce projet.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les animaux sont hébergés dans un établissement utilisateur autorisé. Afin de limiter le stress des animaux, ils sont placés par groupes de 5 à 10 dans des cages agrémentées d’éléments en carton ou en plastique leur permettant de se regrouper dans un nid. La litière des cages est changée une fois par semaine et les animaliers veillent quotidiennement à ce que les animaux ne manquent ni d’eau, ni de nourriture, conformément aux conditions réglementaires. Afin de réduire, supprimer ou soulager la douleur ou la détresse des animaux, et ainsi améliorer leur bien-être, nous utilisons des protocoles pensés pour réaliser plusieurs analyses en une seule expérience lorsque cela est possible. Nous utilisons également une grille établie au préalable de points limites (ou critères d’arrêt anticipé) de la procédure. Afin qu’une prise en charge des animaux puisse se faire le plus rapidement possible, nous communiquerons les points limites au personnel de l’animalerie. Toute anomalie dans le comportement social, alimentaire, et la gestuelle (apparition de signes de douleur) de l’animal détectée par l’expérimentateur lors de ses visites (tous les 2 jours minimum) entraîne une prise en charge immédiate, qui peut inclure un soulagement de la douleur ou l’arrêt de l’expérimentation pour l’animal. En dernier recours, si le soulagement de la douleur ne peut pas être résolu par l’expérimentateur, une mise à mort de l’animal est réalisée.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Cette étude ne peut se réaliser que sur le modèle murin. L’étude sur l’immunité antitumorale des souris est en effet celle qui se rapproche le plus de l’homme et c’est ce modèle qui est choisi dans la littérature afin de réaliser des études précliniques sur les lymphomes et l’immunité en général. Les animaux âgés entre 2 et 5 mois seront utilisés, ceci correspond à un âge optimal pour la greffe des cellules lymphomateuses sur le flanc des animaux.