Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Un donneur d’ordre extérieur a déjà obtenu des résultats sur des brebis et souhaite les prolonger : jusqu’à 10 brebis vont être utilisées, 6 si aucune procédure ne doit être interrompue, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune subit une anesthésie de trois heures au maximum, l’ouverture d’un volet crânien, le prélèvement d’un gramme de lobe frontal et la pose d’un cathéter à travers l’os ou dans la veine jugulaire, avant d’être réveillée puis tuée vingt-quatre heures plus tard pour les prélèvements. L’objectif est de comparer les concentrations d’un anticancéreux dans le cerveau selon qu’il est perfusé par voie transcrânienne ou par voie intraveineuse. Le porteur affirme qu’il est « nécessaire de travailler sur animal vivant » et retient les ovins comme « le meilleur compromis entre la taille du cerveau et la facilité de manipulation ».

NTS-FR-512527v1
Types de recherche
· Cancers · Recherche appliquée ·
Mots-clés
tumeurs cérébrales, voie transcranienne, voie intraveineuse
Moutons : 10

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Le glioblastome est la tumeur cérébrale primitive la plus fréquente. On en dénombre environ 2500 par an en France. Le traitement actuel inclut un retrait de la tumeur, si elle est possible, puis une radiothérapie avec une chimiothérapie concomitante. Malheureusement une récidive survient dans 90 % des cas en moins de 2 ans. Le pronostic après la rechute est catastrophique. Un second retrait de la tumeur est parfois proposée mais il n’a pas d’impact sur la survie car la tumeur récidive localement autour de la cavité opératoire ou à distance. Un traitement post-opératoire efficace serait utile pour diminuer le risque de poursuite évolutive, notamment après un second retrait de la tumeur. Un médicament anticancéreux pourrait être utilisé à cette fin. Ce médicament est traditionnellement délivrée par voie intraveineuse. Cependant le franchissement par ce médicament de la barrière du cerveau est limité. Les principaux objectifs de ce projet sont de : – Etudier la diffusion cérébrale de ce médicament anticancéreux injectée pendant 24h par voie transcrânienne (TC) dans la cavité post-opératoire après un retrait de la tumeur chez le mouton ; – Comparer les concentrations de de ce médicament obtenues dans le cerveau après 24h de perfusion transcrânienne ou intraveineuse pour montrer l’intérêt pharmacologique de la voie TC.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet permettra de montrer l’intérêt pharmacologique de la voie TC pour l’administration du médicament anticancéreux dans le cas d’un glioblastome. Ce type d’administration pourrait permettre d’augmenter le succès du traitement tout en limitant les effets secondaires du produit.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale sous anesthésie et analgésie, d’une durée maximale de trois heures. Ils seront ensuite révéillés et mis à mort 24h après. Pour cela ils subiront : – 2 injection intraveineuse de 5 secondes sur animal vigile pour induire l’anesthésie ; – 1 intubation sur l’animal anesthésié pour le maintien de l’anesthésie tout au long de la procédure, l’anesthésie durant au maximum 3 heures ; – 2 injections de 5 secondes (une IV, et une intradermique) pour l’analgésie sur animal anesthésié ; – 1 procédure chirurgicale d’une heure (maximum 2h) correspondant à la réalisation d’un volet crânien pour un prélèvement d’un gramme du lobe frontale et replacement du volet osseux, et la fixation d’un cathéter au travers du volet osseux pour une moitié des brebis ou pour l’autre moitié des brebis dans la veine jugulaire pour la diffusion du produit ; – 1 injection intraveineuse de 30 secondes sur animal anesthésié pour la mise à mort.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les animaux pourront éprouver un stress lors de l’isolement nécessaire à l’anesthésie. Ce stress sera de courte durée puisqu’il cessera lorsque les brebis seront remises par paire. Les animaux subiront une chirurgie qui pourra entrainer une douleur légère lors du réveil.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Tous les animaux inclus dans la procédure seront mis à mort à la fin de l’unique procédure du projet dans le but de réaliser plusieurs prélèvements afin d’étudier la diffusion du médicament.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Il est nécessaire de travailler sur animal vivant afin d’étudier la diffusion du produit par voie transcrânienne et intraveineuse, car il n’est pas encore possible de modéliser cette diffusion ex-vivo ou in silico. Le modèle ovin est communément utilisé comme modèle préclinique lorsque des chirurgies cérébrales sont requises. Il existe certes des différences avec l’humain, mais les ovins semblent constituer le meilleur compromis entre la taille du cerveau et la facilité de manipulation. De plus, ce modèle ovin présente également l’avantage d’être adulte, ce qui permet d’étudier les réponses sur un stade physiologiquement stable. Enfin, des résultats précédents ont été obtenus sur ovins par le donneur d’ordre. Il est donc intéressant de continuer à travailler sur cette espèce pour pouvoir capitaliser sur ce modèle et comparer les résultats.

2. Réduction

3R / Réduction :

D’après de précédents travaux, six animaux (trois pour chacun des deux traitements) seront nécessaires pour obtenir des résultats fiables. Dans le cas où la procédure devrait être interrompue pour une ou plusieurs brebis, le nombre total d’animaux dans le projet pourrait être augmenté jusqu’à dix afin d’obtenir une réponse aux objectifs du projet. Si la procédure se déroule sans problème sur les six premiers animaux, seuls six animaux seront utilisés dans le projet.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les animaux proviendront du même troupeau et arriveront sur place une semaine minimum avant la procédure pour leur permettre de s’habituer aux lieux et aux manipulations et ainsi diminuer leur stress. Ils seront hébergés par groupe sociaux (au minimum 2), selon leur poids, dans un box sur litière de paille et disposeront d’une alimentation adaptée à leurs besoins. La chirgurgie sera réalisée sous anesthésie générale et analgésie. Un examen préanesthésique sera réalisé avant l’induction de l’anesthésie. Les constantes des animaux sont suivies tout au long de l’anesthésie par la mise en place d’un monitoring. Le site du prélèvement a été choisi, car cette zone ne donne pas de séquelles motrices ou sensorielles chez l’homme. Le bien-être des animaux sera contrôlé en veillant aux conditions d’hébergement et au comportement des animaux. Des observations biquotidiennes, basées sur l’apparence physique externe, le comportement (sociabilité, appétit) et les réponses comportementales aux stimuli externes (bruits, etc.), seront réalisées par une personne formée. Ces contrôles permettent de repérer tout animal malade ou blessé pour prendre des mesures appropriées. Tout constat d’un mal-être est remonté au responsable du bien-être des animaux et au responsable du projet pour examen approfondi, traitements adaptées et/ou consultation du vétérinaire référent. Des points limites ont été mis en place afin de limiter le risque de souffrance des animaux pendant la procédure et différents traitements ont été prévus en cas d’atteinte de ceux-ci.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Le modèle ovin est communément utilisé comme modèle préclinique lorsque des chirurgies cérébrales sont requises. Il existe certes des différences avec l’humain, mais les ovins semblent constituer le meilleur compromis entre la taille du cerveau et la facilité de manipulation. De plus, ce modèle ovin présente également l’avantage d’être adulte, ce qui permet d’étudier les réponses sur un stade physiologiquement stable. Enfin, des résultats précédents ont été obtenus sur ovins par le donneur d’ordre. Il est donc intéressant de continuer à travailler sur cette espèce pour pouvoir capitaliser sur ce modèle et comparer les résultats. Les animaux utilisés seront adultes (physiologiquement stables) et pèseront entre 60 et 80 kg afin de présenter une taille similaire à l’adulte.