Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Inoculées dans le nez, dans le ventre et dans le crâne, 40 souris reçoivent jusqu’à six injections chacune et trois à six anesthésies, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance modéré à sévère. L’infection intracérébrale par le virus réplicatif peut provoquer des tremblements, une perte d’équilibre et des mouvements frénétiques dès le troisième jour. Le porteur inscrit pourtant ce projet dans « une démarche de raffinement et de réduction », au motif que l’imagerie évitera de tuer des souris à chaque point d’analyse. Toutes sont tuées à la fin du protocole, celles infectées dans le crâne dès l’apparition des premiers tremblements, avec une surveillance deux fois par jour à partir du jour où les premières morts peuvent survenir.

NTS-FR-253155v1
Types de recherche
· Recherche fondamentale · Système immunitaire ·
Mots-clés
virologie, luminescence, raffinement
Souris : 40

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Nous nous intéressons à la biologie des paramyxovirus. Actuellement, pour suivre l’évolution d’une infection, il est nécessaire de mettre à mort des animaux à différents moments afin de mesurer la quantité de virus présente dans leurs organes. Cette méthode est lourde et ne permet pas d’observer l’infection au cours du temps chez un même animal. L’objectif de ce projet est de mettre en place une approche d’imagerie in vivo permettant de suivre la multiplication du virus et les organes qu’il infecte, sans avoir à euthanasier les animaux à chaque étape. Cette méthode permettra d’observer l’évolution de l’infection en temps réel et de manière moins invasive et réduira de façon importante le nombre d’animaux utilisé. À plus long terme, cette technologie pourra également être utilisée pour évaluer l’efficacité de nouvelles constructions vaccinales. Dans un premier temps, cette demande vise donc à établir les conditions permettant de visualiser la prolifération virale par imagerie. Pour cela, nous utiliserons deux types de virus modifiés, l’un incapable de se répliquer, l’autre oui. Ces virus sont également modifiés pour émettre de la lumière sur le même principe que les lucioles. Après infection par différentes voies, nous mesurerons l’expression de ces gènes rapporteurs afin de visualiser et quantifier la progression de l’infection chez l’animal vivant.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet s’inscrit dans une démarche de raffinement et de réduction. Ces données permettront de développer et valider une méthode non invasive d’imagerie in vivo pour suivre la progression d’infections virales chez la souris en réduisant fortement le nombre total d’animaux dans les protocoles de suivis à long terme.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Dans une première expérience, chaque souris revevra le virus dans le nez (10sec), le ventre (10sec), et dans le crane (20sec), et recevra 3 administrations de produit lumineux, soit un totale de 6 injections par souris, + 3 périodes d’anesthésie. Dans une deuxième expérience, chaque souris sera inoculée soit dans le nez, le ventre, ou le crane et administrées chaque jour d’imagerie avec le produit lumineux soit 5 fois concernant les groupes inoculés avec le virus dans le nez ou le ventre (6 injections), et donc 5 et 6 périodes d’anesthésie, respectivement.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les injections sous la peau, dans le cerveau et dans l’abdomen peuvent entraîner une douleur au niveau du site d’injection. Les virus non réplicatifs n’induisent pas de signe clinique. Le virus replicatif administré dans le ventre ou par une goutte dans le nez n’entraîne pas de signe pathologique observable dans les conditions prévues. En revanche, l’infection intracérébrale par le virus réplicatif peut induire l’apparition de signes neurologiques, de type tremblements, perte d’équilibre, mouvement frénétiques, hyperactivité dès 3 jours post-infection.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les animaux étant infectés par des virus, l’ensemble des animaux sera euthanasié à la fin du protocole.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

La réplication virale est un phénomène biologique complexe, impliquant de multiples interactions cellulaires et se déroulant dans divers organes. Cette complexité ne peut pas être reproduite in vitro et ne peut être étudiée qu’à l’échelle d’un organisme entier.

2. Réduction

3R / Réduction :

Pour ce projet il est prévu d’utiliser 5 animaux par groupe expérimental, analysés individuellement. Dans la procédure 1, nous réaliserons une étude séquentielle, nous utiliserons les mêmes animaux pour les 3 voies d’inoculation des virus en respectant les 48 heures nécessaires entre les différentes inoculations ce qui permet de limiter drastiquement le nombre de groupe et donc d’animaux impliqués dans l’étude. Le nombre d’individu par groupe a fait l’objet d’une réflexion réalisé sur la base de résultats précédemment obtenues sur la caractérisation du modèle, ce dernier nous permettant ainsi d’évaluer le nombre minimal de souris par groupe sans pour autant mettre en péril les résultats scientifiques ainsi que les tests statistiques qui assureront la validité des résultats

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Suite à l’inoculation dans le crane les souris seront suivies quotidiennement, et à partir de 3 jours (jour auquel les premières mortalités peuvent être observées) post-infection elles seront suivies à minima 2 fois par jour. Dès l’apparition des premiers signes neurologiques (tremblements) les animaux seront anesthésié puis mis à mort. Les injections seront réalisées sous brève anesthésie avec un gaz approprié. Le suivi de la dissémination du virus Cedar sera réalisé par imagerie bioluminescente, tous les 2 jours (2/4/6/8/10). La visualisation dans la machine sera réalisée sous anesthésie gazeuse et sur un plateau chauffé à 37°C. Des points limites adaptés ont été définis (signes neurologiques et état général de l’animal). La durée maximum du projet sera de 10 jours.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Le choix du modèle souris s’impose en raison de la nécessité d’utiliser des animaux génétiquement modifiés. De plus, nous avons déjà caractérisé le modèle d’infection par un virus réplicatif chez la souris dans le cadre d’un projet précedent ; nous connaissons ainsi les effets attendus de chaque voie d’inoculation. Les souris seront âgées de 7-12 semaines au démarrage de l’expérience, le système immunitaire de ces animaux doit être complètement mature et non vieillissant.