Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Injectées vigiles d’un large volume de liquide qui fait pousser des tumeurs dans leur foie, 1 440 souris reçoivent ensuite une chimiothérapie deux fois par semaine, un anticorps deux fois par semaine et un second anticorps toutes les deux semaines, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. L’ensemble sert à évaluer si un anticorps couplé à un médicament anticancéreux fait mieux que le traitement de référence du cholangiocarcinome, dont le résumé indique que seuls 25 % des patients y répondent. Le porteur écrit que l’injection d’un large volume peut provoquer du stress et peut-être de la douleur, et que les tumeurs du foie peuvent entraîner une gêne. Un prélèvement sanguin terminal clôt le protocole, puis toutes les souris sont tuées pour que leur foie soit collecté.

NTS-FR-003837v1
Types de recherche
· Cancers · Recherche appliquée ·
Mots-clés
Anticorps couplé à un anticancéreux, Cholangiocarcinome, Chimiothérapie, Immunothérapie, Combinaison de traitement
Souris : 1440

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

L’objectif de ce projet est d’étudier la combinaison du traitement standard du cholangiocarcinome et un anticorps associé à un médicament anticancéreux pour une meilleure prise en charge des cholangiocarcinome. Le cholangiocarcinome est un adénocarcinome du système hépatobiliaire hautement agressif et représente le 2ème cancer du foie le plus fréquent. Le traitement de référence combine la chimiothérapie avec immunomodulateur impliqué dans l’échappement immunitaire. Cependant, seuls 25% des patients répondent à cette combinaison pour 2% de réponse complète. Il y a donc un besoin urgent d’améliorer les thérapies actuelles. Depuis une dizaine d’années nous avons développé un anticorps reconnaissant spécifiquement une protéine localisée sur la membrane des cellules et connue pour participer au développement de différents cancers. Nous avons montré dans le cancer du foie que notre anticorps pouvait réduire la taille des tumeurs. Nous avons récemment développé une nouvelle version de notre anticorps, associée à un médicament anticancéreux. Grâce à cette approche, le médicament est délivré directement aux cellules cancéreuses, ce qui permet de cibler plus précisément la tumeur, d’améliorer l’efficacité du traitement et de limiter les effets indésirables sur les tissus sains. L’objectif de notre projet est de continuer nos recherches sur le cholangiocarcinome et d’aller plus loin en évaluant l’efficacité de la nouvelle version de notre anticorps dans ce cancer par rapport au traitement de référence. Nous allons évaluer l’efficacité de la combinaison du traitement actuellement utilisé pour les cholangiocarcinome avec notre anticorps par rapport au traitement de référence seul sur la croissance tumorale.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Les résultats permettront de déterminer si l’ajout de cet anticorps améliore l’efficacité du traitement standard dans un modèle préclinique pertinent. Ce projet vise ainsi à générer des données précliniques nécessaires pour apprécier l’intérêt du ciblage de cette voie dans le cholangiocarcinome et à évaluer la pertinence d’une approche combinatoire. À terme, ces travaux pourraient contribuer au développement de nouvelles stratégies thérapeutiques pour le cholangiocarcinome, une pathologie pour laquelle les options de traitement restent limitées.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Tous les animaux seront soumis à une injection rapide d’un large volume de liquide. Cette injection est réalisée sur animaux vigile. Les animaux recevront un traitement par chimiothérapie 2 fois par semaine, d’un anticorps 2 fois par semaine et d’un second anticorps 1 fois toutes les 2 semaines par injection. Ces injections sont réalisées sur animaux vigiles et prend moins d’une minute à être réalisées. Les animaux subiront un prélèvement de sang terminal. Cette procédure est réalisée sur animaux anesthésiés et est réalisé en environ 1 minute.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

L’injection d’un large volume peut entrainer du stress et peut-être de la douleur à court terme mais l’animal récupère rapidement (5 à 10 minutes) et complètement au bout d’une heure. Notre modèle induit des tumeurs dans le foie, qui peuvent entrainer une gêne. Un stress physique lors de la manipulation et de la contention nécessaires à l’injection des traitements sont attendus. Les injections répétées induisent une douleur légère et transitoire liée à la piqûre de l’aiguille. Le traitement par chimiothérapie peut entrainer une perte de poids de la souris. Nous nous attendons également à une diminution de la pression tumoral en présence de notre anticorps.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Tous les animaux de ce projet seront mis à mort afin de collecter les tissues (foies) qui seront utilisées pour des analyses ultérieures.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Afin de remplacer les études in vivo, nous avons procédé à des études in vitro sur lignées cellulaires et ex vivo sur des tissus de patients afin de démontrer la validité de l’approche. Celle-ci nécessite maintenant une validation dans un modèle physiologique complet sur animal entier avant transposition clinique chez l’humain.

2. Réduction

3R / Réduction :

Afin de réduire la quantité de groupes d’étude, nous prévoyons d’adopter une démarche pas-à-pas, en améliorant au fur et à mesure les conditions d’étude de notre anticorps. Les tailles d’effectifs ont été déterminées grâce à un logiciel dédié afin d’obtenir des résultats statistiquement fiables et robustes. Les données obtenues grâce aux animaux de ce projet seront analysées avec des tests statistiques classiques.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les animaux seront maintenus en groupe sociaux sur portoir ventilé. Afin de raffiner au mieux notre méthodologie, le protocole expérimental est planifié en amont, l’environnement des animaux est enrichi avec des tubes de coton pour la nidification, des briques de tremble à ronger, un tunnel pour se cacher, et des points limites précoces ont été établis afin d’interrompre si nécessaire les procédures permettant de soustraire les animaux à toute douleur ou souffrance. Les animaux sont manipulés à l’aide de tubes de manipulation pour limiter tout stress.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Les souris sont de petits mammifères très proches de l’homme. Le modèle proposé dans cette étude a contribué dans le passé à établir le potentiel curatif des approches thérapeutiques actuellement prescrites chez l’homme. C’est actuellement le modèle le plus pertinent en termes d’homogénéité et de reproductibilité dont nous disposons pour l’étude de cette pathologie. Les animaux seront utilisés à un âge adulte de minimum 8 semaines afin qu’ils présentent un système immunitaire et hépatique mature.