Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

1 700 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance pouvant aller jusqu’au modéré. Elles reçoivent une alimentation enrichie en fructose, des prélèvements de sang à la queue et une injection de LPS qui déclenche fièvre, perte d’appétit et perte de poids, avant d’être tuées pour analyser leur cerveau. Le porteur décrit des tests comportementaux censés mesurer les émotions sans préciser lesquels, et affirme que l’étude des comportements émotionnels ne peut se faire que sur des animaux vivants. Les retombées annoncées, mieux cerner les risques d’une consommation excessive de fructose, restent renvoyées à un questionnement de sécurité nutritionnelle.

NTS-FR-033183v2
Types de recherche
· Recherche appliquée · Recherche fondamentale · Système nerveux · Troubles nerveux ·
Mots-clés
Fructose, cerveau, neuroinflammation
Souris : 1700

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

La consommation de fructose, qui a fortement augmenté ces dernières années notamment par l’utilisation de sirop riche en fructose dans les produits transformés, est parallèle à celle du nombre de patients atteints d’obésité. Ces données suggèrent un rôle de ce sucre dans le développement des désordres métaboliques et ont conduit l’Anses à émettre des recommandations pour développer des recherches plus approfondies sur « le lien entre consommation de sucres et pathologies associées ». Une question qui n’a jamais été adressée directement est la capacité du cerveau à détecter le fructose. Cette question est justifiée par le nombre croissant d’études montrant que la consommation de fructose peut, chez l’Homme et/ou dans des modèles animaux, moduler le comportement alimentaire, l’état émotionnel ou la mémoire. Néanmoins, aucune étude n’a testé l’effet direct du fructose sur l’activité des cellules microgliales du cerveau qui seraient les seules cellules cérébrales capables d’utiliser le fructose. Ainsi, le but de ce projet est de déterminer si le fructose joue le rôle de molécule signal au niveau cérébral, module l’activité des microglies et participe au contrôle des émotions. Pour cela, nous déterminerons par immunohistochimie si l’administration orale de fructose active des régions cérébrales et lesquelles; et si l’alimentation de souris avec du fructose (dans l’eau de boisson ou avec des croquettes enrichie en fructose) favorise une inflammation cérébrale et altère les émotions grâce à l’utilisation de tests comportementaux spécifiques. L’ensemble des expériences sera réalisé sur des souris sauvages contrôles ou déficientes pour le transporteur de fructose GLUT5 spécifiquement dans les microglies.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Notre projet est en parfaite adéquation avec les attentes des pouvoirs publics et de la communauté scientifique. Dans son dernier rapport de l’Anses de Décembre 2016, la nature des sucres ingérés, notamment le fructose, fait l’objet d’une attention particulière. De nombreuses observations ont conduit l’Anses à émettre des recommandations pour développer des projets afin, d’une part, « d’entreprendre de nouveaux travaux de recherche permettant d’éclairer la nature précise du lien entre consommation de sucres et pathologies associées » et, d’autre part, « d’explorer de nouvelles pistes dans le champ de la psychologie cognitive ou la neurophysiologie ». En identifiant des fonctions cérébrales qui peuvent être affectées par l’augmentation de la concentration cérébrale en fructose, ce projet permettra d’étayer le questionnement de sécurité nutritionnelle lié à une consommation excessive de ce sucre.lopper des projets afin d’une part, « d’entreprendre de nouveaux travaux de recherche permettant d’éclairer la nature précise du lien entre consommation de sucres et pathologies associées » et d’autre part, « d’explorer de nouvelles pistes dans le champ de la psychologie cognitive ou la neurophysiologie ». En identifiant des fonctions cérébrales qui peuvent être affectées par l’augmentation de la concentration cérébrale en fructose, ce projet permettra d’étayer le questionnement de sécurité nutritionnelle lié à une consommation excessive de ce sucre.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Régimes alimentaires enrichis en fructose. Tests comportementaux (quelques minutes) et prélèvements de sang en vue de la mesure de la glycémie et de l’insulinémie. Un test comportemental sera réalisé en condition d’inflammation.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Le fructose est un sucre consommé par l’Homme. Les tests comportementaux réalisés ne durent que quelques minutes et n’induisent pas de stress majeur induisant une altération de l’état général des animaux. Certaines nuisances ou effets indésirables sont néanmoins attendus comme le traitement au LPS qui induit un phénotype de maladie transitoire (fièvre, perte d’appétit et perte de poids). Les prélèvements de sang à la queue pourront également engendrer une légère douleur aux animaux. Cette douleur sera prise en charge par l’utilisation d’un anesthésique local (lidocaïne).

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

L’impact d’une alimentation déséquilibrée et l’étude de comportements émotionnels ne peuvent être étudiés que des animaux vivants et vigiles rendant impossible le Remplacement par l’utilisation de modèles in vitro.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre d’animaux sera réduit au mieux grâce à l’utilisation de tests statistiques montrant la différence entre plusieurs groupes.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Toutes les précautions possibles seront prises afin de raffiner nos procédures et réduire au mieux l’inconfort des animaux (manipulation régulière et hébergement avec enrichissement). Des experimentations seront réalisées sous anesthésie et avec l’utilisation d’analgésiques. Des points limites précis et précoces ainsi qu’une méthode d’évaluation pour la prise en charge des animaux ont été établis.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

La souris est l’espèce la plus étudiée avec des données bibliographiques abondantes ce qui diminue le risque de duplication inutile de travaux et veille à réduire au mieux le nombre d’animaux utilisé. L’utilisation de tests comportementaux permettant d’apprécier les troubles emotionnels ont principalement été développés chez la souris au laboratoire. Des animaux adultes de 7-10 semaines seront utilisés au début des traitements. Cet âge est est le plus courament utilisé dans la littérature.