
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 20/04/2026
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-094696)
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Le diabète est la première cause d’isuffisance rénale terminale dans le monde. En France, un tiers des patients en insuffisance rénale terminale sont diabétiques. Les nouvelles molécules thérapeutiques, ont des effets bénéfiques sur le rein démontrés mais le risque résiduel de progression vers l’insuffisance rénale terminale chez les patients diabétiques traités avec ces molécules reste important. Il est donc nécessaire de continuer à développer des thérapies pour limiter la progression de la maladie des reins chez les patients diabétique et empêcher le développement de l’insuffisance rénale terminale. Ce projet vise à évaluer une combinaison de deux molécules afin d’identifier si elles peuvent avoir un effet bénéfique supérieur en les combinant.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Ce projet pourrait avoir un bénéfice direct au profit des patients diabétiques identifiant si une thérapie combinée de deux médicaments pourrait avoir un bénéfice supérieur à l’utilisation seule de l’un de ces médicament pour limiter la progression de la néphropathie diabétique.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
biopsie caudale (1 fois 20 secondes), gavage quotidien pendant 6 semaines (1minute) , injection quotidienne pendant 6 semaines (20 secondes), prélèvement d’urine (une fois toutes les deux semaines pendant 6 heures maximum), injection sous anesthésie gazeuse (1 fois 1 minute)
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Effets indésirables liés à l’expérimentation: inconfort lié à la préhension des animaux, inconfort lié au gavage. Effets du modèle pathologique de diabète: potentiellement atteinte des organes cibles (coeur, reins et rétines)
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Tous les animaux du projet seront mis à mort.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
La culture cellulaire ne peut pas reproduire la complexité des mécanismes mis en jeu au cours du diabète comme les interactions entre les vaisseaux et le système immunitaire ou les interactions entre organes. Il n’existe pas de modèle de remplacement à l’heure actuelle pour ces raisons. De plus, ici nous testons l’effet de médicaments sur l’atteinte de l’organe, ceci ne peut pas être réalisé sans animal.
2. Réduction
Le nombre d’animaux est calculé sur la base d’un plan expérimental optimisé permettant d’obtenir la puissance statistique nécessaire à l’obtention de conclusions biologiquement pertinentes. Les effectifs ont été déterminés selon notre expertise du modèle, inluant 2 animaux de plus par groupe pour pallier aux risques du modèle expérimental. Le schéma d’accouplement est optimisé pour permettre d’obtenir le meilleur rendement possible d’animaux d’intérêt.
3. Raffinement
Les animaux seront élevés en cages enrichies et surveillés au cours des procédures pour repérer l’éventuelle apparition de signes cliniques pouvant indiquer une souffrance ou un mal-être. Les souris diabétiques urinent beaucoup. Pour cette raison, le nombre d’animaux diabétique par cage est limité à 2 et les cages sont changées plus fréquemment et dès que nécessaire. En cas d’apparition de signes cliniques, ou à la fin de la procédure, les animaux sont mis à mort.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
La souris est un modèle permettant de réaliser des expériences de physiopathologie de mammifère. De plus, le modèle de diabète utilisé au cours de ce projet est établi et validé par la communauté scientifique. Nous utilisons les souris du sevrage à l’âge adulte. Les reproducteurs pourront être utilisés jusqu’à 1 an de vie. Les souris d’intérêt sont gavés de 6 à 12 semaines de vie.