Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Porteuses d’une mutation du gène de la dysferline qui dégrade progressivement leurs muscles, 222 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent une injection locorégionale de virus porteur d’une mini-dysferline sous anesthésie gazeuse de dix minutes, puis passent chaque mois un test de force musculaire de cinq minutes, jusqu’à l’âge de douze mois. Le porteur affirme que la myopathie n’aura qu’un impact histologique, aucun animal n’étant gardé au-delà de l’âge où les signes cliniques apparaissent. Sur les 222 souris comptées, 126 entrent dans les groupes expérimentaux et les 96 autres relèvent de l’élevage de la lignée.

NTS-FR-095422v1
Types de recherche
· Recherche appliquée · Troubles musculosquelettiques ·
Mots-clés
Myopathie, Dysferline, Thérapie génique, AAV
Souris : 222

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Les dysferlinopathies sont un groupe de maladies musculaires rares et héréditaires caractérisées par des mutations dans le gène de la dysferline, ce qui entraîne une altération de la fonction de cette protéine. Les atteintes cliniques dans les dysferlinopathies incluent généralement : – une faiblesse musculaire progressive. Cette faiblesse affecte principalement les muscles des membres, en particulier les épaules, les hanches et les cuisses. – une perte de la force et de la fonction musculaire : Avec la progression de la maladie, les patients peuvent éprouver une diminution de la force musculaire, ce qui entraîne des difficultés à effectuer des activités quotidiennes telles que monter les escaliers, se lever d’une chaise, ou porter des objets lourds. – une dystrophie musculaire : La dégénérescence progressive des muscles peut conduire à une dystrophie musculaire, caractérisée par une perte de masse musculaire et une détérioration de la structure des fibres musculaires. Ces atteintes cliniques peuvent varier en gravité d’un individu à l’autre. Les souris présentant une mutation dans le gène de la dysferline présentent une atteinte musculaire très progressive avec un impact clinique pour l’animal au-delà de 13 mois. Au cours d’un projet antérieur, nous avons testé une approche thérapeutique par injection intramusculaire d’un AAV (adeno associated virus) codant pour une mini dysferline fonctionnelle (protéine plus courte que la forme normale mais ayant conservée sa fonction). Ces traitements ont permis d’améliorer le phénotype histologique du modèle murin Ce nouveau projet, a pour objectif de tester l’efficacité de cette thérapie génique par administration par voie loco-régionale.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Les bénéfices de ce travail seront principalement pour les patients atteints de ce type de myopathie. En effet si notre hypothèse s’avère valide la thérapie génique va pouvoir éviter la dégénérescence des fibres musculaires observée chez les patients et offrir une thérapie potentielle.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les animaux seront soumis à une seule injection locorégionale sous anesthésie générale gazeuse. La durée de cette anesthésie est de l’ordre de 10 minutes. Ils seront également soumis une fois par mois à un test de force musculaire (« grip test ») ce test durera 5 minutes.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les animaux utilisés au cours de ce projet vont développer une atteinte musculaire progressive ayant surtout un impact histologique puisqu’aucun animal ne sera gardé au délà de l’âge auquel la myopathie clinique se déclare.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Tous les animaux seront mis à mort à l’issue des procédures car nous prélèverons les échantillons nécessaires pour notre étude.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Les techniques in vitro ne peuvent être utilisées qu’afin de voir un effet à l’échelle cellulaire de l’administration de la mini-dysferline. La récupération fonctionnelle permise par l’administration de cette mini-dysferline ne peut être explorée que sur des modèles vivants. Les premières étapes de notre projet ont démontré que cette approche était fonctionnelle nous devons maintenant étendre cette étude à des injections loco-régionale. Malheureusement, l’approche thérapeutique envisagée ne peut pas éviter un essai sur un modèle in vivo.

2. Réduction

3R / Réduction :

Afin de réduire au strict minimum le nombre d’animaux utilisés dans notre projet, nous utiliserons une approche statistique qui nous a permis de définir que nous aurons besoin d’au moins 9 souris par groupe expérimental. Afin de faire face à d’éventuelles pertes d’animaux ou incidents techniques, nous avons augmenté ce nombre de 15%, nous arrivons à un total de 10 souris par groupe maximum, pour les souris traitées sur un an ce nombre est légèrement augmenté pour pallier les pertes, nous aurons donc 12 souris soit au total 126 souris. En prenant en compte les souris pour l’élevage ce nombre atteint 222 souris.souris

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Dès la naissance des animaux dans notre établissement utilisateur, nous porterons une attention au bien-être animal. Les animaux seront hébergés par groupe de 5. L’environnement sera enrichi en fonction des préférences des animaux à l’aide de bandelettes de kraft ou de dômes en carton. Les animaux seront hébergés seul lors de la procédure mais avec un double enrichissement (dôme et/ou roue). La manipulation des animaux sera faite par des personnes compétentes et sensibilisées à la contentionà faible stress (mains en coupelles et tunnels). Les procédures seront réalsiées avec un protocole d’anesthésie et d’analgésie adaptées. Le modèle que nous allons utiliser a été caractérisé d’un point de vue phénotypique. Nous connaissons l’âge d’apparition de signe de souffrance ou de détresse qui est très tardif. Nous allons étudier les animaux avant l’apparition des phénotypes. Les points limites nous permettront de limiter au strict minimum l’apparition de souffrance. Des approches thérapeutiques seront mises en places dès les premiers signes d’inconfort des animaux.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

L’anatomie et la fonction des muscles squelettiques sont proches des muscles humains. Les souris génétiquement modifiées sont de bons modèles d’étude des atteintes du système neuromusculaire, de leurs physiopathologies et de leurs causes génétiques. Afin d’étudier l’évolution naturelle de la pathologie, les animaux seront étudiés de l’âge de 1 mois jusqu’à l’âge de 12 mois.