
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 26/06/2026
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-220807)
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Ce projet porte sur une pathologie osseuse rare qui touche 1 enfant sur 20 000. Les patients présentent des malformations craniofaciales dues à la fusion prématurée des sutures crâniennes, des anomalies oculaires, des troubles neurologiques, des troubles auditifs. Cette pathologie est due à une mutation génétique. L’objectif est de mieux comprendre la pathologie humaine pour ensuite corriger le phénotype par un traitement thérapeutique.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Ce projet a pour but de mieux comprendre la pathologie grâce à un modèle animal mimant la pathologie humaine. L’étude du phénotype ainsi que la mise en place d’approches thérapeutiques, que ce soit au niveau du développement squelettique ou cognitif, permettra à long terme d’envisager une nouvelle approche thérapeutique pour les patients.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Prélèvement à l’oreille sur animal vigile (une fois, 5 secondes). Injections (maximum 28 fois, une minute). Contention (maximum 28 fois, une minute). Tests de comportement : 10 min 8 fois. Prélèvement de sang sous anesthésie (une fois, 4 minutes).
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Les biopsies et les injections peuvent causer un stress et douleur légère de courte durée. Les tests de comportement peuvent entrainer un stress de courte durée. Le prélèvement de sang peut causer un stress et douleur légère de courte durée. Le phénotype dommageable des animaux provoqueUne deviation du museau entrainant une pousse excessive des dents
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Tous les animaux sont mis à mort.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
L’objectif est d’étudier le développement squelettique et le système cognitif chez la souris. À ce jour, il n’existe pas dans la littérature de modèle de remplacement pour étudier le développement du squelette et pour réaliser des tests de comportement. L’utilisation des modèles animaux est donc nécessaire.
2. Réduction
Le nombre de souris est réduit à son minimum. De nombreux tissus seront collectés après mise à mort, afin d’approfondir les études. Chaque souris générera donc de nombreuses informations. Les effectifs sont déterminés et les résultats seront analysés à l’aide de tests statistiques adaptés. Le nombre de souris a été déterminé en accord avec les données de la littérature et d’après l’expérience du laboratoire sur le modèle souris.
3. Raffinement
Les points limites définis dans le projet seront strictement appliqués. Les souris seront sous surveillance journalière de la part de l’équipe professionnelle de zootechnie et des responsables du projet.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
La souris est particulièrement adaptée pour étudier le développement squelettique, de la période anténatale à l’âge adulte. En effet, les processus d’ossification chez l’homme et la souris sont similaires. Le projet implique des approches intégrées sur l’animal entier, ainsi que des explorations comportementales sur des animaux vigiles, qui ne peuvent donc pas être substituées par d’autres approches. En ce qui concerne l’étude du développement squelettique, le phénotype des souris sera analysé à la période post-natale, de 1 jour à 6 mois. Ces études doivent être réalisées à ces différentes périodes, car la croissance squelettique est étudiée au cours du développement et le squelette est aussi étudié à l’âge adulte. Les approches thérapeutiques seront ensuite réalisées en période prénatale et post-natale. Pour les études de comportement, des souris adultes âgées de 1 à 4 mois seront utilisées.