Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Six prises de sang en quarante-huit heures, des injections dans le sinus rétro-orbital sous anesthésie, jusqu’à sept injections intrapéritonéales par semaine et un traitement oral quotidien: 2 400 souris subissent ce protocole après qu’on leur a déclenché une maladie auto-immune. 200 d’entre elles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, 1 680 un niveau modéré et 520 un niveau léger, toutes tuées à l’issue pour prélever leurs organes. Le porteur décrit un grattage excessif avec apparition de plaies, une mobilité réduite ou des douleurs articulaires, l’épaisseur de l’oreille et le gonflement des pattes étant mesurés au pied à coulisse. Des cultures de cellules sont en développement pour tester ces molécules, mais il écrit qu’elles ne remplacent pas encore un « organisme entier ».

NTS-FR-246604v1
Types de recherche
· Recherche appliquée · Troubles immunitaires ·
Mots-clés
Immunothérapies, Cellules immunitaires, Maladies inflammatoires
Souris : 2400

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Les traitements actuellement administrés aux patients développant des maladies auto-immunes permettent de réduire les symptômes mais ne permettent pas de guérison. Il est donc nécessaire de développer de nouveaux médicaments. Une molécule est intéressante et a déjà montré des résultats encourageants. L’efficacité thérapeutique de cette molécule est en cours d’évaluation dans plusieurs maladies auto-immunes. Afin d’optimiser son potentiel, différentes modifications ont été proposées. Ce projet a pour but de tester l’efficacité de ces nouvelles molécules dans différents modèles de souris chez lesquelles seront développées des maladies auto-immunes similaires à celles que l’on connait chez l’homme.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Plusieurs bénéfices peuvent découler de notre projet. Si ces nouvelles molécules permettent une diminution des symptômes dans les différentes maladies auto-immunes chez la souris, des essais cliniques chez l’homme pourront débuter. Et ce projet permettra de mieux comprendre les mécanismes qui participent au développement de ces maladies.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les injections au niveau du sinus rétro-orbital seront réalisés sous anesthésie. Tous les gestes suivants ont une durée de 30 secondes par souris. Injection des molécules par voie rétro-orbitale : sur animal endormi, 1 fois par expérience. Prélèvements sanguins, la durée totale du geste est de 1 minute par souris. Ce geste sera réalisé 6 fois par souris (0min, 30min, 1h, 6h, 24h, 48h). Injection des vaccins en sous-cutanée : sur animal endormi, 1 fois par expérience. Injection dans la peau de l’oreille : sur animal endormi, 1 fois par expérience. Injection intradermique : sur animal endormi, 1 fois par expérience pour les souris procédure 3 et 4 fois par expérience pour les souris en procédure 4. Injection intrapéritonéale : sur animal vigile, 1 fois par expérience. Injection par voie intrapéritonéale des traitements sur animal vigile entre 2 à 7 fois par semaine selon les traitements. Administration de traitements par voie orale : sur animal vigile, tous les jours. Mesure de l’épaisseur de l’oreille et du gonflement des pattes avec pied à coulisse, sur animal vigile, tout au long de l’expérience. Mesure de la force musculaire : sur animal vigile, 1 mesure/souris. Chaque souris sera pesée 5 à 10 fois au cours des expériences.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

La manipulation régulière voire quotidienne des souris, en particulier lors des traitements (par voie intrapéritonéale et/ou par voie orale) peut engendrer un stress sur les animaux. Les maladies qui se développeront pourront induire soit un grattage excessif et l’apparition de plaies, soit une mobilité réduite des souris, soit des douleurs aux articulations.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

A l’issue de chaque procédure les animaux seront mis à mort. Des tissus seront prélevés post-mortem pour analyse de la structure des différents organes ainsi que des cellules immunitaires défenseuses et qui modèrent le système immunitaire.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Afin de remplacer et de limiter l’utilisation des souris des cultures de cellules sont en développement pour tester l’efficacité des nouvelles molécules. Cependant, ces modèles ne permettent pas encore de remplacer un organisme entier. De plus, les maladies auto-immunes touchent un grand nombre d’organes et il n’existe actuellement pas de système autre qu’un animal vivant comme la souris pour analyser l’effet des nouvelles molécules testées.

2. Réduction

3R / Réduction :

Pour réduire le nombre d’animaux utilisés, les molécules testées ont été au préalable évaluées sur des cultures en laboratoire afin d’en sélectionner un nombre réduit. Le nombre d’animaux minimal et nécessaire à chaque expérience a été évalué statistiquement avec un logiciel dédié.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les souris bénéficieront dans leurs cages de bâtonnets de coton et/ou maison en carton. Enfin, pour les injections nécessitant une anesthésie, la cage sera sur un tapis chauffant pour leur réveil. La mise à mort anticipée des souris sera effectuée lorsqu’un point limite énoncé dans la grille de score relative à chaque expérience est atteint. Les injections potentiellement douloureuses seront réalisées sous anesthésie.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

La souris est une espèce de choix pour les expériences menées dans le domaine de l’auto-immunité car la physiologie de la souris est proche de celle de l’Homme, en particulier sur la similitude du système immunitaire à celui de l’Homme, mais également en raison de la connaissance complète du génome murin. Les souris que nous utiliserons seront âgées de 6-14 semaines afin que les souris aient fini leur croissance, et que les résultats ne soient pas affectés à cause de modifications dues à un âge trop avancé des animaux.