Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

4 332 souris vont être utilisées, chacune subissant selon la procédure jusqu’à douze prélèvements d’urine sous contention manuelle, cinq prises de sang, quatre injections, puis une injection létale. Les procédures relèvent d’un niveau de souffrance modéré et durent dix à douze semaines par animal. Une partie des souris est génétiquement modifiée pour vieillir plus vite, ce qui les fait mourir plus tôt, et le projet leur inflige une maladie auto-immune du rein pour observer comment l’âge en accélère l’installation. Le porteur écrit que le développement de cette glomérulonéphrite « n’est pas douloureux pour l’animal », tout en déclarant l’ensemble des procédures en gravité modérée.

NTS-FR-276871v1
Types de recherche
· Recherche appliquée · Recherche fondamentale · Système urogénital · Troubles immunitaires · Troubles urogénitaux ·
Mots-clés
Glomérulonéphrite extra-membraneuse, Vieillissement, THSD7A, Télomères, rein
Souris : 4332

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

L’altération progressive et irréversible du rein est une caractéristique du vieillissement chez l’homme conduisant à terme à l’insuffisance rénale chronique (IRC) puis à l’insuffisance rénale terminale nécessitant la mise en place de dialyse ou de greffe rénale Tandis que les fonctions immunitaires déclinent avec l’âge, le vieillissement est aussi caractérisé par une une augmentation du risque d’être atteint de maladies auto-immunes. Dans ces maladies, notre propre système immunitaire se retourne contre nous et produit des anticorps attaquant nos propre cellules. Parmi elles, la glomérulonéphrite extra-membraneuse (GEM) est une maladie auto-immune où des anticorps cible des cellules du rein. Bien que des avancées significatives aient été réalisées dans la compréhension de cette maladie, les facteurs favorisant son initiation restent peu compris, que ce soit du point de vue de l’induction de l’auto-immunité ou de la progression de la maladie. De plus, malgré un pic d’incidence de la GEM autour des 55-60 ans, l’influence du vieillissement sur la physiopathologie de la maladie n’a jamais été étudiée. Notre projet vise donc à déterminer les mécanismes par lesquels le vieillissement, au niveau rénal mais aussi immunologique, favorise l’induction et la progression de cette maladie rénale.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Cette étude permettra une meilleure compréhension de l’impact du vieillissement sur l’induction et la progression de la GEM. Ceci permettra à terme de proposer de nouveaux outils diagnostiques ou pronostiques en identifiant des marqueurs de prédisposition à la GEM mais aussi d’ouvrir de nouvelles perspectives de voies thérapeutiques pour les patients atteints de cette maladie.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Au cours de la procédure 1, par animal sur tous les animaux du projet (12 semaines) : – 4 injections sur animaux vigiles. 10 secondes par injection. – 3 prélèvements sanguins sur animaux vigiles. 30 secondes par prélèvement. – 12 prélèvements d’urine à partir de miction spontanée pendant une contention manuelle. 20 secondes par prélèvement. – 1 injection lethale. Au cours de la procédure 2, par animal sur tous les animaux du projet (10 semaines) : – 1 injection sur animaux vigiles. 10 secondes par injection. – 5 prélèvements sanguins sur animaux vigiles. 30 secondes par prélèvement. – 10 prélèvements d’urine à partir de miction spontanée pendant une contention manuelle. 20 secondes par prélèvement. – 1 injection léthale.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Certaines des souris utilisées sont génétiquement modifiées pour avoir une accélération du vieillissement, ce qui entraine une mortalité à des âges plus précoces. Lors des expériences, les souris pourraient être sujettes à un stress et angoisse liées à leur manipulation voire des douleurs liées aux injections, prélèvements d’urine et de sang effectuées sur ces souris. Des complications éventuelles peuvent survenir suite à l’utilisation de seringue notamment une mauvaise cicatrisation, un saignement, une infection du site de l’injection/prélèvement. Le développement de la glomérulonéphrite extra-membraneuse n’est pas douloureux pour l’animal.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Tous les animaux seront mis à mort à la fin des procédures afin d’effectuer une cinétique d’induction ou de progression de la maladie.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

L’analyse des altérations au cours du vieillissement peut être étudiée in vitro sur modèles de cellules en 3D. La mise au point dans notre équipe de ce protocole in vitro, est à un stade précoce. De plus, bien que ces modèles cellulaires aient un potentiel important pour remplacer et réduire l’utilisation de l’animal, ils ne permettent pas de reproduire les interactions physiologiques et les mécanismes physiopathologiques intégrés à l’ensemble de l’organisme. La GEM étant une pathologie où le système immunitaire produit des anticorps ciblant les cellules du rein, seul un modèle animal permettra de caractériser et surtout d’établir une cinétique permettant de mieux comprendre les mécanismes favorisant au cours du vieillissement l’induction et la progression de la maladie.

2. Réduction

3R / Réduction :

Les souris disposant de deux reins, nous optimiserons l’utilisation de ces souris en effectuant différentes méthodes d’analyses sur chaque rein. Des statistiques prédictives ont également été réalisées dans le but d’utiliser le minimum d’animaux nécessaires à ce projet en prenant en compte les effets attendus et le type de tests statistiques effectués.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Pour limiter la douleur modérée que notre procédure expérimentale pourrait induire, nous avons établi une grille d’observation visant à définir les points limites précoces à partir desquels l’expérience sera arrêtée et qui indique les mesures, tels que les traitements, que nous prendrons à l’apparition des premiers signes de douleur, de complications ou de perte de poids. D’autre part, en plus du personnel de l’animalerie, un suivi sanitaire une fois par semaine sera réalisé par les membres de l’équipe (expérimentateurs) à l’aide d’une feuille de suivi adaptée au modèle.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

La souris (Mus musculus) est un modèle de choix en raison de similarités génétiques et physiologiques avec l’homme, ce qui nous permettra d’extrapoler les résultats et d’en tirer des conclusions valables pour l’homme. La souris est un modèle qui nous permet d’obtenir assez de matériel biologique pour réaliser de nombreuses analyses nécessaires au déroulé de ce projet de recherche. De plus, des études au sein de nombreuses équipes, dont la nôtre, montrent que les méthodes d’induction de la maladie utilisées reproduit l’ensemble des symptômes observés chez les patients GEM. Ceci permet d’établir ce modèle de souris comme un bon modèle de la maladie humaine. Enfin, les souris génétiquement modiiées pour avoir un vieillissement prématuré sont un modèle qui est déjà disponible et nous avons les expertises nécessaires pour diriger un modèle murin.