
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 16/06/2026
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-280581)
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Le projet vise à développer de nouveaux vaccins pour les chats, notamment dirigé contre le calicivirus félin (FCV), le virus de la panleucopénie féline (FPV), le virus de l’herpès félin (FHV), la chlamydiose féline et le virus de la leucose féline (FeLV). Les objectifs principaux sont la vérification de sûreté/innocuité des vaccins mis au point, ainsi que la vérification de leur efficacité.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Le projet vise à mettre au point de nouveaux vaccins à destination des chats, afin d’offrir une meilleure protection contre des maladies courantes et potentiellement graves, telles que le coryza, le typhus, l’herpèse virose, la chlamydiose et la leucose féline.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Les animaux recevront des injections sous-cutanée (2 injections du vaccin sur les animaux vigiles) ainsi que des administrations du virus : intranasales, orales, intra-oculaires ou intrapéritonéales (sous anesthésie générale une fois par chat) et dans le respect des lignes directrices sur les volumes reçus. Cela représente environ 5 minutes par animal Des prises de sang seront effectuées régulièrement, en respectant les volumes maximaux, non préjudiciables aux animaux (7% du poids de l’animal maximum par semaine). À titre d’exemple, durant la phase de vaccination, nous prévoyons d’effectuer des prélèvements avant chaque vaccination ainsi qu’une fois par semaine durant les deux semaines suivant la dernière injection. En période de challenge, les prélèvements seront réalisés une fois par semaine. Afin de ne pas stresser les animaux, elles pourront être effectuées sous sédation (environ 2 minutes par prise de sang). Des écouvillonnages seront également effectués, parfois quotidiennement, au niveau oculaire, buccal, nasal, rectal, pour mesurer la présence des virus ou bactéries. Le matériel utilisé est de très petite taille, de façon à être compatible avec la taille des animaux, et à ne pas générer de douleur (environ 2 minutes par jour).
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Dans le cas du développement des nouveaux vaccins, les chats recevront 2 doses du nouveau vaccin candidat. Des réactions locales au niveau du site d’injection peuvent apparaître durant quelques jours : inflammation, douleur locale et autres. Ces signes cliniques locaux restent rares et seront suivis le jour même de l’injection, puis quotidiennement grâce à une grille de scoring durant les 4 jours suivants chacune des injections. Après vaccination, les animaux peuvent développer certains signes cliniques généraux légers et transitoires (quelques jours) tels qu’un abattement, une perte d’appétit, une hyperthermie. Ces signes locaux et généraux seront suivis à l’aide de grilles de scoring le jour même de l’injection et durant les 4 jours qui suivent, un suivi hebdomadaire sera ensuite réalisé jusqu’à l’administration du phatogène. Le projet nécessite ensuite d’aministrer le phatogène aux chats, dans le cas où le vaccin candidat ne permettrai pas de protéger les animaux, ils pourraient développer des symptômes spécifiques aux maladies ciblées. – Pour le calicivirus félin, le virus de l’herpès félin, la chlamydiose féline : symptômes du coryza, incluant abattement, perte de poids, fièvre, écoulements nasaux et/ou oculaires, éternuements, toux, ulcères buccaux et/ou nasaux, conjonctivite, gène respiratoire. – Pour le virus de la panleucopénie féline : symptômes du typhus félin, tels qu’abattement, perte de poids, fièvre, perte d’appétit, diarrhées, vomissements, déshydratation, douleurs abdominales – Pour le virus de la leucose féline : abattement, perte de poids, fièvre, anémie, infections récurrentes, problèmes digestifs. Après administration, l’état général des chats sera suivi minimum 3 fois par semaine (signe d’abattement, perte de poids, température). L’apparition de signes spécifiques au pathogène administré sera aussi suivie (troubles digestifs, troubles respiratoires, ulcères, écoulements nasaux ou oculaires, etc). La même grille de scoring des signes cliniques généraux sera utilisée durant la phase de vaccination et d’inoculation. Les animaux seront également soumis à des contentions brèves (quelques minutes) et à des anesthésies légères pour la réalisation des différents actes techniques. Un programme de socialisation débutera dés leur arrivée et un conditionnement positif sera mis en place afin de réduire la contrainte et le stress, garantissant ainsi leur bien-être.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Les animaux n’ayant pas retrouvé un état de santé suffisant, présentant des risques de contagion, ou ayant atteint un point limite seront euthanasiés. Dans le cas contraire, les animaux pourront être réutilisés, sous réserve de leur état de santé, ou adoptés, à condition d’avoir retrouvé un état de santé compatible, de ne présenter aucun risque de contagion pour l’humain ou d’autres animaux et sous réserve de la validation de l’adoption par les autorités sanitaires.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Les tests d’efficacité et de sureté necessitent un organisme complet avec un système immunitaire fonctionnel, un système sanguin et la présence des organes cibles des pathogènes, qui ne peuvent être reproduits artificiellement du fait de la complexité des mécanismes/intéractions.
2. Réduction
Le nombre sera réduit au minimum nécessaire à l’obtention de données pertinentes, tout en respectant les exigences réglementaires, nous estimons qu’un nombre de 5 chats par groupe expérimental sera suffisant. A titre d’exemple, la pharmacopée européenne préconise l’utilisation de 10 chats par groupe pour les tests d’effficacité des vaccins contre la FCV (Ph. Eur. N°1102), le FHV (Ph. Eur. N°1206), la FeLV (Ph. Eur. N°1321), la chlamidiose (Ph. Eur. N°2324) et 5 chats par groupe pour la FPV (Ph. Eur. N°0251). Par conséquent, sur la base de ces recommandations et en tenant compte de la nature expérimentale de ces études et des données précédentes provenant des expériences de vaccination montrant une faible variabilité des signes cliniques entre les individus, nous avons estimé que 5 chats par groupe permettront d’obtenir suffisamment d’informations pour les objectifs des études. Lors des précédentes études réalisées, ce nombre est apparus suffisant pour obtenir des résultats satisfaisants. Les animaux ayant uniquement participé à la phase de vaccination pourront être réutilisés et participeront ainsi à plusiseurs études.
3. Raffinement
Les animaux seront hébergés dans le respect de leurs besoins éthologiques avec des enrichissements propres à l’espèce. Afin de préserver le bien-être des animaux pendant l’essai, les chats seront évalués quotidiennement par du personnel qualifié. Les animaux seront retirés de l’étude s’ils doivent suivre un traitement concomitant qui compromet leur aptitude à participer à l’étude, ou si leur état de santé se détériore au point de compromettre leur bien-être. Dans le cas où une altération de leur bien-être serait constatée, des mesures correctives appropriées seront mises en place, notamment des soins de soutien (nursing) tels que l’administration de gel nutritif, l’hydratation par injections de NaCl par voie sous-cutanée ou intraveineuse, ainsi que l’administration d’anti-inflammatoires non stéroïdiens en cas de fièvre ou d’abattement, etc. Des grilles de scoring de signes cliniques spécifiques à chaque pathogène inoculé seront utilisés afin de déterminer un score journalier d’état clinique. Dans le cas où l’animal présenterait de la douleur, de la souffrance ou de la détresse, selon la ponctuation obtenue dans l’évaluation des signes cliniques, un vétérinaire examinera l’animal afin de déterminer l’origine de la douleur, de la souffrance ou de la détresse et appliquera les actions correctives nécessaires (traitement si possible, sortie d’étude ou euthanasie). Les animaux seront hébergés en groupe d’individus compatibles, dans de grandes salles d’hébergement, avec un enrichissement adapté à l’espèce et à leur âge, et avec des intéractions positives quotidiennes avec le personnel en charge des soins. Un programme de socialisation basé sur le renforcement positif (friandises, jeux) sera mis en place dés l’arrivée des animaux afin de limiter le stress engendré par les manipulations nécessaires à l’étude, et de diminuer autant que possible le recours aux sédations..
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Le chat est l’espèce cible des vaccins mis au point et des pathogènes utilisés. Les animaux seront de jeunes chats âgés de 8 à 24 semaines, de façon à correspondre aux âges du schéma vaccinal envisagé et aux âges des infections expérimentales à réaliser (1 à 3 semaines après la 2ème vaccination, en général).