Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
NTS-FR-294818v1
Types de recherche
Recherche appliquée et Troubles musculosquelettiques
Mots-clés
Dispositif médical, dysplasie, mécanobiologie, et médecine compensatrice
Rats : 640
Souffrances
▲ Sans réveil0
▲ Légères640
▲ Modérées0
▲ Sévères0
Devenir
Mise à l'adoption0
Reproduction (ou relâché si sauvage)0
Réutilisation608
Devenir non indiqué32

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Quelques centaines d’enfants naissent tous les ans avec des membres réduits, ces malformations sont par exemple visibles dans le syndrome de Holt-Oram (bras court), la séquence de Pierre Robin (petite mâchoire) ou le nanisme. Les méthodes radicales pour réparer ces enfants consistent en distractions mécaniques après implantations de distracteurs mécaniques par chirurgie, des allongements de jambes jusqu’à 20cm peuvent être obtenus ainsi. Toutes les malformations ne sont pas opérables, certains parents s’opposent à certaines opérations jugées traumatisantes, par ailleurs ces opérations ne peuvent en général être exécutées qu’à partir de l’adolescence. Les chirurgiens pédiatriques souhaiteraient disposer de dispositifs médicaux non traumatiques, non invasifs pouvant être mis en oeuvre dès la naissance, au moment où les tissus sont les plus plastiques. Notre équipe effectue depuis plusieurs années des recherches dans l’objectif de parvenir à une croissance compensatoire d’organes. Le but ici n’est pas la régénération, qui est trop ambitieuse, mais l’accroissement de l’existant par des méthodes non douloureuses.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Les chirurgiens pédiatriques souhaiteraient disposer de dispositifs médicaux non traumatiques, non invasifs pouvant être mis en œuvre dès la naissance, au moment où les tissus sont les plus plastiques. Sur le plan à la fois psychologique et fonctionnel, il est préférable de réparer ces malformations le plus tôt possible.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

180 à 360 cycles de compression décompression au niveau de la queue semblable à une prise de tension en médecine humaine. Présence d’une bague sur la queue des rats pendant 30 minutes à 60 minutes.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Il est possible d’observer l’apparition d’hématomes sur la queue consécutifs à des compressions répétées non physiologiques, ou bien l’apparition de décollement de la peau, comme classiquement observé lors d’efforts mécaniques répétés (ampoule du sportif). A noter que les lésions superficielles liées à des déformations chroniques sont plutôt associées aux cisaillements qu’à la compression simple.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Un animal par lot (expérimental ou contrôle) et par étude sera mis à mort par surdosage d’un mélange anesthésique de Kétamine et de Xylazine. Cela représente 16 rats par sexe, soit un total de 32 rats. Les autres animaux pourront être réutilisés dans un autre protocole en fonction des besoins. Ce nombre sera dépendant des demandes et des projets en cours. Les animaux non réutilisés seront placés si possible en fin d’étude selon les procédures réglementaires en vigueur. Les animaux devenus trop âgés et ceux qui ne sont pas placés seront mis à mort. Ils serviront à constituer une banque de tissus mise à disposition de la communauté scientifique.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Nous devons avoir recours à l’expérimentation animale car nous étudions un phénomène d’allongement de membre ce qui n’est réalisable que sur animaux vivants. Par contre des expérimentations préalables ont été menés sur des embryons de poulet afin de déterminer les valeurs des pressions à appliquer et la durée des pressions.

2. Réduction

3R / Réduction :

Chaque groupe d’étude comprend 20 rats, un nombre suffisant pour tirer des conclusions solides sans gaspiller d’animaux. Pour évaluer l’effet des stimulations, nous mesurons très fréquemment la longueur de la queue de chaque rat pendant une heure complète. Ces mesures régulières nous permettent de suivre précisément les changements dans la croissance de la queue. Cela nous aide à détecter rapidement si la stimulation provoque un effet, en observant une accélération de cette croissance. Grâce à cette méthode, nous obtenons beaucoup d’informations à partir de chaque animal, ce qui évite d’avoir à utiliser plus de rats.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les rats seront logés dans des cages aménagées avec des nids et des tunnels où ils pourront se cacher, par groupes de deux pour qu’ils aient de la compagnie tout en ayant assez de place. Pour qu’ils soient moins stressés, les rats seront habitués à la présence de la personne qui s’occupe d’eux grâce à des manipulations douces deux fois par jour pendant 8 jours. Avant les stimulations, la longueur de leur queue sera mesurée. Les stimulations seront faites sous anesthésie. Un système de suivi précis permettra de surveiller la santé des animaux et d’éviter qu’ils souffrent inutilement. Des critères clairs seront définis pour décider quand il faut arrêter l’expérience. Cette décision sera prise par le vétérinaire ou le responsable du projet. Les stimulations ne commenceront qu’après au moins 8 jours d’adaptation des animaux à leur nouvel environnement.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

L’objectif du projet est de mesurer l’allongement d’un organe suffisamment simple à étudier morphologiquement, suffisamment gros pour y placer un anneau gonflable permettant d’exercer la stimulation et suffisamment proche d’un os humain comme par exemple une phalange. La queue de rat juvénile est l’organe qui semble le mieux répondre à ces exigences. Les articles classiques sur la mesure de la tension des rats emploient un tensiomètre miniature de 5mmx2cm qui est le modèle que nous utilisons. Les animaux testés seront des animaux juvéniles sevrés à l’âge de 4 semaines. Ils seront suivis pendant 8 jours (période d’acclimatation) pendant laquelle la manipulation consistera simplement à mesurer la longueur de leur queue. Ceci constituera également leur phase d’habituation aux manipulations par l’expérimentateur. Cette expérimentation est un début d’approche pour la santé Humaine.