Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

2 lapins vont être utilisés, tués à l’issue par exsanguination sous anesthésie. Pendant six semaines, chacun reçoit douze injections de bactériophages et six prises de sang à l’oreille alors qu’il est éveillé, avant un prélèvement sanguin terminal de 40 à 60 ml sous anesthésie sans réveil, pour produire des anticorps servant à doser la réaction immunitaire humaine aux phages. Le porteur teste deux protocoles d’immunisation avec un seul lapin chacun, décrit comme le « strict minimum ». Il affirme qu’il n’est pas encore possible de produire ces anticorps sans passer par un animal.

NTS-FR-306630v1
Types de recherche
· Maladies infectieuses · Recherche appliquée ·
Mots-clés
Infections ostéoarticulaires, Bactériophages, Dosage d’anticorps polyclonaux, Immunisation, Lapin
Lapins : 2

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Dans le but d’éliminer d’une manière ciblée les pathogènes résistants aux antibiotiques responsables d’infections ostéoarticulaires sur prothèse, l’utilisation de bactériophages (virus ciblant spécifiquement un certain type de bactérie) est une stratégie en cours d’essai clinique. Des études menées chez la souris ont montré l’apparition d’anticorps anti-phages après un traitement prolongé. Ces anticorps pourraient être un frein à l’élimination du pathogène car leur présence signifie que le système immunitaire de l’animal ou du patient, tente de se défendre contre le traitement. Ainsi il est important de quantifier cette potentielle menace immunitaire chez l’homme. Pour cela, le dosage d’anticorps humains anti-phages par la technique ELISA nécessite d’avoir des anticorps anti-phages d’une autre espèce. Ce projet a donc pour objectif de mettre au point un protocole d’immunisation chez le lapin afin de pouvoir obtenir la meilleure production d’anticorps anti-phages.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet va ultimement permettre de mettre au point une méthode de dosage d’anticorps anti-bactériophages humains et ainsi de savoir si la réaction immunitaire anti-bactériophage est à prendre en compte dans les thérapies utilisant des bactériophages et notamment dans le cadre du traitement des infections ostéoarticulaires.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

• Chaque semaine pendant 6 semaines, les animaux recevront 2 injections (IV et SC ou IV et IM) d’une suspension de bactériophages Les injections se feront sur animaux vigils. Au total les animaux recevront 12 injections d’1mL de bactériophages. • Un prélèvement sanguin de 2mL à l’oreille sera réalisé avant chaque administration. Au total les lapins auront 6 prélèvements de 2mL de sang, soit 12mL sur 6 semaines. • En fin d’expérience, les animaux subiront un prélèvement sanguin terminal (40 à 60mL) sous anesthésie générale sans réveil.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les animaux vont être soumis à 2 injections de bactériophages ainsi qu’à un prélèvement sanguin par semaine pendant 6 semaines. Les administrations IV, IM et SC ne sont pas connues pour être particulièrement douloureuses ; elles seront réalisées sur animaux vigiles. L’injection ou le prélèvement IV à l’oreille sont les actes les plus stressants pour l’animal et nécessiteront une cage de contention. L’administration de bactériophages n’est pas connue pour entrainer d’effets indésirables.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les 2 animaux du projet seront mis à mort à l’issue de la procédure 2 dans le but de récupérer un maximum d’anticorps anti-bactériophages via l’exsanguination.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

La production d’anticorps polyclonaux est un mécanisme complexe basé sur l’interaction entre plusieurs types de cellules immunitaires. La première étape indispensable à cette production est l’immunisation chez l’animal. Il n’est pas encore possible aujourd’hui de se passer du modèle animal pour la production d’anticorps.

2. Réduction

3R / Réduction :

Deux protocoles d’immunisation vont être testés. Pour cela seulement 1 lapin par protocole sera utilisé ce qui correspond au strict minimum.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les animaux seront hébergés dans un environnement adapté et enrichi. Ils seront suivis 2 fois par semaine pendant toute la durée de l’étude. L’administration des bactériophages à visée curative n’est pas censée entrainer d’effet indésirable. Cependant des critères d’interruption de l’étude supportés par une grille de score de douleur ont été mis en place dans le cas où un animal monterait des signes de souffrance.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Le lapin est un modèle de choix pour la production d’anticorps polyclonaux. En effet sa taille moyenne implique un volume sanguin important et donc un plus grand potentiel de récupération d’anticorps que pour la souris par exemple. Les lapins de cette étude seront âgés de 4 à 6 mois de façon à avoir une masse corporelle entre 2.8kgs et 3.4kgs